Merlo mise sur le TreEmme
La societé Merlo et ModemaAgri ont organisé une démonstration de broyage forestier avec le porte-outil TreEmme Série N, une machine plutôt “bien finie, compacte, avec une cabine bien insonorisée”, selon les visiteurs.

Le MM 350 B est équipé d’un moteur Tier III de 350 ch. Ici, il fait fonctionner un broyeur forestier Seppi de deux mètres de largeur.
Chez les concessionnaires et chez les fabricants de matériel agricole, la période actuelle de vache maigre pousse à travailler tous les créneaux d’activité, en n’oubliant pas les niches où la concurrence est moindre. “Pour la vente d’un tracteur ou d’un télescopique, on se concurrence à trois ou quatre concessionnaires”, souligne un commercial de ModemaAgri. Dès lors, ce concessionnaire ligérien a choisi de proposer un nouveau type de produit en prenant la carte TreEmme pour les départements du Maine-et-Loire, de la Loire-Atlantique et du nord de la Vendée : “Il y a de la demande dans le broyage forestier. D’autre part, le porte-outil série VR adapté à l’entretien des accotements routiers est un très bon outil pour les entrepreneurs qui cherchent à développer sur ce créneau”. Le porte-outil Tremme est disponible en version forestière (série B), pour le déneigement notamment (en version N et ND) ou pour le nettoyage des accotements routiers (version VR).
Le MM 350 B : un tracteur forestier de 350 ch
Le 11 mars dernier, ModemaAgri a organisé une démonstration de broyage forestier. Le porte-outil MM 350 B a montré toute sa capacité à entraîner un broyeur forestier Seppi de 350 ch.: broyage de souches, broyage de houppier, tout y est passé, sous les yeux d’une vingtaine de professionnels. Ce porte-outil est animé par un moteur Iveco 8,7 cylindres de 350 ch. En mode travail, cet engin évolue à des vitesses comprises entre 0 et 11 km/heure, sur la route il est homologué 40 km/heure.
Premier point fort de l’engin, le châssis antitorsion avec une garde au sol et un centre de gravité bas qui lui permettent d’opérer dans des conditions difficiles. Autre spécificité : la transmission hydrostatique qui lui confère un confort de conduite et des économies d’exploitation. Reste que sur un chantier de broyage, la machine peut brûler entre 28 et 45 litres de fioul par heure. Celle-ci fonctionne grâce à deux composants principaux : une pompe hydraulique à pistons axiaux à cylindrée variable et un moteur hydraulique à cylindrée variable ou fixe selon les modèles. La pompe hydraulique assure un débit d’huile en pression qui, envoyée par les conduits au moteur hydraulique, est convertie en énergie mécanique laquelle, par le biais de la boîte de vitesse d’abord et de l’arbre à cames ensuite, est enfin transférée aux roues. Cette huile revient donc du moteur hydraulique à la pompe par le biais d’un circuit fermé. Pour imprimer à la machine une vitesse variable, il suffit de varier le débit de la pompe hydraulique.
À l’avant, les élévateurs hydrauliques pour l’attelage et le levage des équipements ont été conçus pour améliorer la visibilité de travail et pour faciliter le dégagement en situation critique. “En option, les machines sont dotées d’huile biodégradable Panolin”, note au passage Alban Levrard de chez Merlo. La machine peut se faufiler un peu partout grâce aux quatre roues motrices directionnelles. Le conducteur d’engins peut opérer avec les deux roues avant directionnelles, les deux arrière ou les quatre roues directionnelles. L’avance en crabe est aussi au menu. Côté sécurité, la cabine est blindée selon les normes Rops et Fops qui certifient la résistance à l’écrasement. Ensuite, le système de freinage s’appuie sur des disques à bain d’huile à commande hydraulique. Il est dédoublé pour plus de sécurité. “Les dernières évolutions ont touché l’électronique embarquée, le circuit électrique avec des batteries 24 volts, la partie software de l’ordinateur et la soufflerie de la climatisation”, poursuit Alban Levrard.


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