Midatest: Cap sur la fécondation in vitro

Le 23 février, une cinquantaine d’éleveurs utilisateurs, de responsables de coopératives et de techniciens, ont assisté à un journée de présentation des nouvelles technologies.
Midatest a élargi son activité à la Fécondation In Vitro (FIV) depuis fin 2009, dans le cadre du programme Holstein développé en partenariat avec Créavia. Le 23 février, une cinquantaine d’éleveurs utilisateurs, de responsables de coopératives et de techniciens ont assisté à une journée de présentation des nouvelles technologies. Répandu depuis 1985, le prélèvement d’ovocytes par ponction folliculaire échoguidée – appelée OPU (Ovum Pick Up) – et la fécondation in vitro (FIV) ouvrent aujourd’hui d’autres perspectives. La fécondation des ovocytes prélevés sur des animaux vivants et la culture des embryons sont désormais réalisées en laboratoire, « in vitro ». Cette technique garantit une production accrue d’embryons qui répond parfaitement aux attentes des gestionnaires des programmes de sélection et des éleveurs. En effet, grâce à la SAM 2 (sélection assistée par marqueurs de 2e génération), il devient possible de déterminer la valeur génétique d’un animal par une simple prise de sang. Cette évaluation, beaucoup plus rapide et moins onéreuse que l’ancien système qui consistait à évaluer les animaux d’après leur descendance, induit l’intérêt d’augmenter le nombre de descendants par femelle.

Giselle Gamarra, ingénieur en biotechnologies à Midatest, présentant les différentes étapes de l’OPUFIV.
« Cette technique permet une sélection plus facile et plus précoce sur une base élargie d’animaux, tout en réduisant le nombre d’animaux retenus, note Serge Lacaze, responsable des biotechnologies de la reproduction à Midatest. Pour les mâles, l’utilisation de la semence peut se faire dès le début des prélèvements, c’est-à-dire vers 13- 15 mois, contre 6-7 ans auparavant après les épreuves de testage. Pour les femelles, cette technique apporte une plus grande précision pour les mères à taureaux, mais aussi une plus grande sécurité. Cela permet de démultiplier plus rapidement la descendance d’une femelle, à partir d’embryons ayant davantage de chances d’avoir des gènes favorables. ». Il est donc fondamental de produire un nombre grandissant d’embryons pour ne sélectionner que les meilleurs produits. Outil indispensable à la production d’embryons, la station de Denguin peut accueillir 35 génisses donneuses.


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