Québec – Génibeq, se regrouper pour faire sa marque

Groupe Génibeq avec Baler et Splendor
Quatre fermes sont actionnaires du groupe Génibeq. On retrouve ici les éleveurs Armand Leclerc (Ferme Maryclerc), Robert Chabot (Ferme Belfast Holstein), Germain Lehoux (Ferme B. Lehoux et fils) et Jacques Chabot (Ferme Parkurst).

Le syndicat Génibeq a été fondé, il y a 15 ans, par un groupe d’éleveurs québécois désireux de tirer leur épingle du jeu et de commercialiser des sujets Holstein à fort potentiel. Le 21 octobre dernier, le groupe tenait sa 4e vente depuis sa fondation, affichant un prix de vente moyen de 12 340 dollars canadiens. Entrevue avec Robert Chabot, de la ferme Belfast Holstein au Québec et copropriétaire du groupe Génibeq avec les fermes B. Lehoux et fils, Maryclers et Parkhurts.

Le groupe Génibeq a été fondé en 1996. Pouvez-vous nous rappeler les raisons qui ont motivé sa création et nous expliquer son fonctionnement ?
Nous vivons dans une région éloignée des grands centres (Chaudière-Appalaches, province de Québec) et nous voulions inciter les acheteurs étrangers à venir chez nous. On se disait qu’en achetant une bête de bonne qualité, ils viendraient ici avant d’ailler ailleurs. En regroupant plusieurs fermes, ça nous permettait de répartir le risque et d’aller chercher des vaches qui se vendraient plus chers. En développant des familles à fort potentiel génétique, nous attirions l’attention aussi sur nos élevages respectifs.

Et vous êtes passés de dix à quatre actionnaires ?
Notre premier investissement a été Skys-the-limit Cindy, que nous avons acheté 46 000 dollars canadiens. Ce premier investissement s’est bien passé. Les profits dégagés ont permis à des actionnaires de se retirer et nous sommes restés quatre à vouloir poursuivre l’aventure. À l’origine, nous avions fondé Génibeq pour 5 ans et depuis, nous réévaluons nos objectifs et notre volonté de continuer tous les 3 ou 5 ans.

Beaucoise Planet Plane
Génibeq possède notamment Beauçoise Planet Plane. Classifiée TB 86 à 2 ans, elle est 1ère en GLPI au Canada (12/11).

Quelles sont les familles de vaches importantes pour Génibeq aujourd’hui ?
(...)

Par le passé, vous avez misé avec succès sur Lava, Splendor et Baler Twine notamment. Quand vous investissez dans une nouvelle famille de vache, que recherchez-vous ?
(...)

Comment développez-vous vos familles de vaches ? Suivez-vous une stratégie particulière, y allez-vous selon les besoins du marché ou encore selon les objectifs de votre groupe ?
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Lorsque vient le temps des accouplements, quels sont vos critères de sélection des taureaux ?
(...)

Selon vous, à quoi ressemblera la vache Holstein de demain ?
Nous avons déjà atteint un bon niveau avec la Holstein en terme de conformation et de production laitière et je crois que la Holstein de demain ne sera pas très différente de celle d’aujourd’hui. Mais il y a encore du travail à faire sur les caractères de santé et de reproduction. Il faut continuer de travailler dans ce sens.

Comment voyez-vous le marché de la génétique Holstein ?
(...)

Génibeq a-t-il des stratégies pour occuper le marché ? Quels sont les défis auxquels vous êtes confrontés ?
(...) Le marché a évolué rapidement, mais je ne sais pas si c’est dans le bon sens. Notre défi chez Génibeq est notamment de voir comment nous nous positionnerons là-dedans et de quelle façon.

Vous avez maintenant une « division européenne ». Où en êtes-vous actuellement ?
Nous avons implanté certaines de nos familles là-bas et aussi investi dans des familles d’origine nord-américaines, qui sont en Europe, et dans des familles européennes. Actuellement, nous avons 80 bêtes en copropriété en France et en Allemagne. Après avoir tenu quatre ventes ici, nous tiendrons notre première vente en France l’été prochain, chez un de nos partenaires, Yannick Louis de la ferme Gaec du Bon temps. Une vente avec beaucoup de pedigrees.

Comment voyez-vous le développement et l’avenir du groupe Génibeq ?
Chacun de nous, les quatre actionnaires, avons nos fermes et des jeunes qui poussent. Depuis le début, nous ne faisons pas de projets à long terme et réévaluons la situation après chaque vente. Cette année, nous nous sommes donnés deux ans pour refaire une vente et voir où on en est. En 2013, nous tiendrons donc notre 5e vente. Après, nous allons avoir à mesurer l’engagement de nos jeunes respectifs et leur intérêt envers le groupe. Génibeq demande du temps et nous avons tous plusieurs bêtes du groupe dans nos étables.

Et Génibeq répond à ses objectifs de départ ?
Oui, Génibeq fonctionne bien. Parallèlement, les éleveurs actionnaires ont développé des familles de vaches. Les gens viennent voir les familles de vaches Génibeq, visitent les quatre fermes et regardent aussi nos propres animaux.

Brigitte Lavoie

Retrouvez l'article complet dans Typex n°102.

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