Symposium Lallemand: Des ensilages plus digestibles grâce à la levure vivante

« La levure vivante permet d’extraire plus d’énergie et de nutriments de la ration, et de produire plus de lait par kilo ingéré », estime une chercheuse de l’université portugaise de Trás-os-Montes et Alto Douro
Le symposium organisé en mars dernier à Wageningen (Pays-Bas) par l’université de cette ville et Lallemand Animal Nutrition sur le rôle des parois de cellules des plantes dans l’alimentation des vaches laitières, a une fois de plus rappelé l’importance des fibres dans la ration des ruminants – jusqu’à 50 % de la matière sèche ingérée – et le caractère variable de leur digestibilité. Conséquence d’une augmentation de l’utilisation des fourrages produits à la ferme et de coproduits riches en fibres, la digestibilité des fibres – appelées aussi NDF pour Neutral detergent fiber – intéresse beaucoup les nutritionnistes. La digestibilité est en effet dépendante, entre autres, du type de fourrage utilisé par l’éleveur, du génotype, des conditions de sa récolte (maturité) et de l’animal lui-même – stade de lactation, niveau de production, état du rumen. Ainsi, selon un chercheur américain, accroître la digestibilité des NDF d’une unité permettrait d’augmenter la production quotidienne de lait de 0,25 kilo, cela sans affecter l’état corporel des vaches. Dans une étude menée sur le passage dans le rumen d’ensilages de maïs et d’herbe accompagnés d’une levure vivante (le Levucell SC de Lallemand), une chercheuse de l’université portugaise de Trás-os- Montes et Alto Douro a expliqué que « la levure vivante permet d’augmenter la digestibilité des NDF de tous les ensilages, cette augmentation étant d’autant plus importante que la digestibilité initiale est faible. La levure vivante permet d’extraire plus d’énergie et de nutriments de la ration, et de produire plus de lait par kilo ingéré. La levure utilisée – la SC I-1077, a précisé Ana Lourenço – améliore l’efficacité alimentaire de 1,70 en moyenne à 1,75, en début comme en milieu et en fin de lactation ». En outre, « cette levure augmente de manière significative la production quotidienne de lait standardisé à 3,5 % de MG, de 34,58 à 35,54 kilos, sans modifier l’ingéré ».
Typex magazine n°93 juin-juillet 2010 par Dominique-J.Lefebvre


Chargement





