Un oeil sur le web, www.oda-agri.fr: Tout savoir sur les marchés à terme
En décembre dernier, le contrôle laitier de la Mayenne organisait une formation sur les marchés à terme, formation proposée par Offre et Demande Agricole. Signe donc que les marchés à terme s’adressent aussi aux éleveurs laitiers. Sur le site Internet, www.oda-agri.fr, on peut se familiariser avec les marchés à terme. « Avec le marché à terme, on fixe soi-même son prix de vente, on ne le subit pas », explique-t-on chez ODA . Le cours des matières premières varie avec l’offre et la demande et du fait de la suppression des garde-fous en Europe. Les prix d’intervention fixés par Bruxelles sont en dessous des prix de revient à la production, bref, ils sont inutiles pour le producteur. Les prix fluctuent : le cours du blé a varié de plus de 80 euros par tonne depuis 2005, celui du maïs a atteint un niveau le plus bas à 22 euros et un niveau plus haut à 80 euros la tonne.
Le marché à terme est un engagement pour vendre un contrat à une date donnée. Voilà pour la définition. Concrètement, un agriculteur s’engage à vendre à une date une marchandise à un prix fixé. Par exemple, le blé se vend sous forme de lots de 50 t. Le but des marchés à terme est donc de garantir à l’avance le prix d’achat ou de vente, ou de spéculer sur la variation du cours. Tous les contrats stipulent les quantités, qualités et délais de livraison. Les marchés à terme constituent un outil financier, la vente physique n’aboutit que très rarement.
Comment intervenir sur le marché à terme ? Il faut passer par un organisme bancaire ou un courtier. La démarche implique l’ouverture de deux comptes bancaires spécifiques : un compte titre et un compte d’ouverture de crédit. L’opérateur doit laisser une sorte de dépôt de garantie, en argent ou en nature (marchandises ou titres) : c’est un pourcentage fixe (en général de 5 à 10 %) de la valeur du contrat. Si le procédé est accessible à tout le monde, tous les agriculteurs vous le diront : on ne s’y lance pas tout seul. La prise de décision implique de projeter le prix des matières premières en interprétant les fondamentaux du marché. ODA propose ses services pour comprendre le fonctionnement de cet outil.
Offre & Demande Agricole a réalisé, en 2009, un chiffre d’affaires de 3,9 millions €. Sa clientèle est composée à 75 % d’agriculteurs et à 25 % d’industriels


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