<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Typex.fr &#187; Visite d&#8217;élevage</title>
	<atom:link href="http://www.typex.fr/category/visite-elevage/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.typex.fr</link>
	<description>Le site agricole de Typex magazine</description>
	<lastBuildDate>Wed, 25 Jan 2012 14:01:38 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
<xhtml:meta xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" name="robots" content="noindex" />
		<item>
		<title>Visite au Gaec Leclerc, chez Twinmiza</title>
		<link>http://www.typex.fr/visite-elevage/visite-au-gaec-leclerc-chez-twinmiza/</link>
		<comments>http://www.typex.fr/visite-elevage/visite-au-gaec-leclerc-chez-twinmiza/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 11:23:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Valerie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Visite d'élevage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.typex.fr/?p=9649</guid>
		<description><![CDATA[Une nouvelle Grande Championne &#160; Twinmiza, grande championne du Space 2011 est née et a été élevée au Gaec Leclerc situé à Juilley dans la Manche. L’élevage, constitué de 120 vaches laitières et 80 génisses, est réputé pour fabriquer des vaches d’exception. Il est notamment propriétaire d’Unité, une fille de Moka sur Gaïac, qui a ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><em><strong>Une nouvelle Grande Championne</strong></em></h1>
<div id="attachment_9652" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-9652" title="Ursula et Twinmiza" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/12/GaecLeclerc.jpg" alt="Ursula et Twinmiza" width="500" height="374" /><p class="wp-caption-text">Ursula et Twinmiza, les deux dernières Grandes Championnes du Space, à la pâture.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Twinmiza, grande championne du Space 2011 est née et a été élevée au Gaec Leclerc situé à Juilley dans la Manche. L’élevage, constitué de 120 vaches laitières et 80 génisses, est réputé pour fabriquer des vaches d’exception. Il est notamment propriétaire d’Unité, une fille de Moka sur Gaïac, qui a remporté le prix de championne réserve adulte en 2008 et 2009 et des deux grandes championnes couronnées ces deux dernières années : Ursula en 2010 et Twinmiza en 2011.</strong></p>
<p>« <em>Twinmiza est un modèle de solidité et de finesse</em> ». Il est un peu plus de 17h30 lorsque le juge David Biarnes annonce le couronnement de celle qui vient d’être nommée grande championne du Space 2011 : une fille de Spirit sur Rubens, élevée par le Gaec Leclerc dans La Manche, déjà jugée, quelques heures avant, championne jeune, meilleure mamelle jeune et première de section 2B. Ses propriétaires, Pascal Leclerc et Arnaud Botrel, montent sur le podium. Les flashs crépitent. Dans cet instant de relâchement, Pascal Leclerc dépose un baiser près de l’œil de celle qu’il bichonne depuis plusieurs semaines. Certains croient l’éleveur ému. Il n’en est rien. Plus d’un mois après, on lui en reparle encore, mais lui, ne s’en souvient pas. « <em>Je suis content sur le moment. Et puis, très vite, je pense au concours d’après. Je me demande quelle vache va pouvoir coller,</em> » dira-t-il simplement. Des mordus de concours nos éleveurs ? Que nenni. « <em>Passionnés de génétique</em> » corrige Pascal Leclerc, qui précise : « <em>Je me fiche de la plaque. La gloriole ce n’est pas pour moi. L’objectif, c’est de valoriser la génétique qui est réalisée sur l’exploitation.</em> »</p>
<p>[...]</p>
<p>Autre particularité du concours : la préparation de l’animal. « <em>Les concours, c’est beaucoup de précautions à prendre. Il faut attacher la vache, la laver, la tondre</em>, explique Pascal Leclerc, <em>c’est un vrai travail d’équipe qui demande de la rigueur. Chacun doit être à son poste. Souvent, j’ai trois ou quatre personnes de confiance.</em> » « <em>Après, il y a toujours une part de chance </em>», reconnaît Arnaud Botrel. Certains paramètres sont plus difficiles à maîtriser que d‘autres. La façon dont la vache va défiler sur le ring par exemple. <em>« Il faut trouver le bon chauffeur, celui qui sera le plus apte à la conduire. C’est souvent une question de feeling. On voit avec qui elle va le mieux</em>. <em>On peut aussi habituer la vache à la musique pour limiter le stress </em>» même si Pascal Leclerc reconnaît qu’il n’y a pas de remède miracle. « <em>C’est en faisant beaucoup de concours qu’elles s’habituent.</em> »</p>
<p>Pas d’entraînement particulier ? « <em>Non, car l’exposition n’est pas la finalité</em> », explique Arnaud Botrel, <em>c’est seulement un relais. Pour moi, c’est un moyen de mettre en avant ma profession de technico-commercial en génétique bovine et de valoriser le département de la Manche </em>». Pascal Leclerc y voit quant à lui une occasion de pérenniser les ventes et les contacts. « <em>On dépense tellement dans la génétique qu’à un moment donné, il faut bien que l’argent rentre. Certains éleveurs le font pour la plaque, mais si on n’a pas d’économies, on ne peut pas avoir de projet</em>. <em>Mon objectif, c’est d’élever des mères à taureaux et de placer des taureaux en centre d’insémination</em> », précise-t-il. Voilà qui ne devrait pas lui poser trop de difficultés. Depuis deux, ou trois ans, l’éleveur avoue gagner de l’argent avec les concours. Ses quatre vaches à concours auraient rapporté autant que les soixante vaches qu’il a vendues l’année dernière. Et d’ajouter : « <em>Tous mes animaux sont plus ou moins à vendre sur une longue échéance. La grande championne, moi, je suis prêt à la vendre si on m’en propose un prix juste.</em> »<br />
Article complet paru dans <a href="http://www.typex.fr/boutique/typex-101-octobre-novembre-decembre-2011/ ">Typex n°101, oct-nov-déc 2011.</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.typex.fr/visite-elevage/visite-au-gaec-leclerc-chez-twinmiza/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Visite chez EBA Clara, à l&#8217;élevage Brilland</title>
		<link>http://www.typex.fr/visite-elevage/visite-chez-eba-clara-a-lelevage-brilland/</link>
		<comments>http://www.typex.fr/visite-elevage/visite-chez-eba-clara-a-lelevage-brilland/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 10:42:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Visite d'élevage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.typex.fr/?p=9613</guid>
		<description><![CDATA["Garder ses convictions dans un monde qui bouge"  Le Gaec Brilland, situé à Saint-Jean-de-la-Motte (Sarthe), est passé des vaches normandes à l'élite Prim'Holstein en seulement 25 ans. Un succès basé sur l'intuition, la stratégie et l'utilisation remarquable de la complémentarité entre les troupeaux lait et viande. Le recours raisonné aux technologies de pointe permet à ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><em><strong>"Garder ses convictions dans un monde qui bouge"</strong> </em></h1>
<p><strong>Le Gaec Brilland, situé à Saint-Jean-de-la-Motte (Sarthe), est passé des vaches normandes à l'élite Prim'Holstein en seulement 25 ans. Un succès basé sur l'intuition, la stratégie et l'utilisation remarquable de la complémentarité entre les troupeaux lait et viande. Le recours raisonné aux technologies de pointe permet à l'élevage de poursuivre son ascension.<br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_9616" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-9616 " title="Famille Brilland" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/12/famille_brilland1.jpg" alt="Famille Brilland" width="500" height="375" /><p class="wp-caption-text">Jean-Claude, Gaëlle son épouse et Romain devant EBA Clara</p></div>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"></dt>
</dl>
<p style="text-align: left;"><strong>Déjà connu pour entrer dans le top 10 national avec un Isu moyen de 148, l'élevage Brilland dans la Sarthe s'illustre au niveau international avec EBA Clara, numéro un au GTPI américain ce printemps. Cette fille de Toystory qui affiche 10 378 kg en 1</strong><strong><sup>re</sup> lactation se révèle piètre donneuse d'embryons. La fécondation in vitro vient alors à la rescousse…</strong></p>
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px;">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<p style="text-align: left;">C'est en 1976 que Maurice, aujourd'hui en retraite, achète sa première frisonne à un voisin. Les années suivantes, pour remplacer les normandes, les achats de noires et blanches se multiplient. Jean-Pierre le premier fils s'installe en 1989, suivi de Jean-Claude en 1995.</p>
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px;">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<p style="text-align: left;"><strong>Deux troupeaux complémentaires</strong></p>
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px;">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<p style="text-align: left;">Les deux frères associés exploitent 157 ha, cultivent 30 ha de blé, 43 ha de maïs, dont 35 pour l'ensilage. 8 ha de luzerne sont exploités par 4 ou 5 coupes d'ensilage, puis de foin ou enrubannage. Il reste 76 ha de prairies permanentes, non labourables, dont 70 ha en fortes pentes, ce qui n'autorise pas l'apport de lisier. Dix ha sont également trop proches des cours d'eau, d'où des restrictions de fumure.</p>
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px;">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<p style="text-align: left;">Cependant, l'exploitation possède de réels atouts avec un parcellaire très groupé et bien structuré autour du corps de ferme, un potentiel de rendement correct permettant d'obtenir 15 tonnes de matière sèche de maïs ensilage et 12 tonnes de luzerne.</p>
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px;">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<p style="text-align: left;">Pour la troisième année consécutive, les étés sont secs et les prairies permanentes n'expriment plus leur potentiel de 6 000 UF par ha. Cette année, il n'est tombé que 16 mm en mars - avril - mai. Alors Jean-Pierre et Jean-Claude ont été réactifs et ont semé 5 ha de fétuque en 2010. C'est la variété Callina qui a été choisie en raison de l'excellente flexibilité de ses tiges. Malgré une levée tardive, l'essai est concluant puisque la fétuque a été très bien pâturée.</p>
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px;">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<p style="text-align: left;">Pour valoriser les prairies, un troupeau de 47 vaches allaitantes de race limousine a été créé… sans aucun droit à prime. 47 femelles sont mises en reproduction tous les ans, toutes les génisses vêlent, et les 20 destinées à la réforme sont utilisées comme receveuses d'embryons Prim'Holstein.</p>
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px;">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<blockquote><p>Les Prim'Holstein en lactation n'ont que 10 ha à disposition, mais reçoivent du maïs ensilage le soir. Pour la gestion du pâturage, Jean-Claude insiste encore sur la complémentarité avec les limousines ; celles-ci pâturent parfois les refus des Prim'Holstein, valorisant la dernière herbe à l'automne, et en cas de pousse trop rapide au printemps, elles interviennent dans la rotation du pâturage tournant des parcelles réservées aux laitières.</p>
<p>L'hiver, les Prim'Holstein reçoivent une ration semi-complète, équilibrée à 30 kg ; ensilage de maïs mélangé à un ensilage d'herbe, 1 kg de foin de luzerne haché. Du foin de pré reste à disposition dans le râtelier. Près de 2 kg de blé ou de maïs grain sont mélangés à la ration ainsi que des minéraux. L'équilibre azoté est réalisé soit par un tourteau de soja, soit du colza ou un aliment du commerce. Tout dépend des cours.</p></blockquote>
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px;">
<dt class="wp-caption-dt"><span style="color: #ffffff;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: 11px; line-height: 17px;"><strong>Jean-Claude redoute deux périodes critiques au niveau de la conduit</strong></span></span></dt>
</dl>
<p style="text-align: left;"><strong>L'équilibre index – performance en troupeau</strong></p>
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px;">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<p style="text-align: left;">Le Gaec Brilland dispose en moyenne de 50 vaches pour produire son quota de 457 000 litres. Le niveau d'étable au contrôle laitier s'élève à 10 505 kg bruts, avec 31,7 %<sub>°</sub> de TP et 37,9 %<sub>°</sub> de TB. Le taux de renouvellement très élevé (45 à 55 %) correspond à une stratégie bien élaborée. En effet, en ajoutant 20 limousines porteuses d'embryons, le Gaec dispose annuellement de 70 veaux laitiers dont 30 - 35 génisses. Le renouvellement volontaire permet une forte intensité de sélection sur les performances observées, et un intervalle de génération raccourci, favorable au progrès génétique.</p>
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px;">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<p style="text-align: left;">Les vêlages sont étalés toute l'année car beaucoup de vaches sont fécondées après la collecte d'embryons. Le fort taux de renouvellement permet à l'exploitation de satisfaire la demande de vaches en lactation : le débouché à l'export est important pour l'Espagne. C'est « Ouest Génis' », filiale de Créavia, qui assure la vente.</p>
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px;">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<p style="text-align: left;">Avec un Isu moyen de 148, le troupeau accède au 2<sup>e</sup> rang national. Plus que le podium, Jean-Claude souligne la régularité de la performance, puisque l'élevage entre dans le top 10 Isu depuis 6 - 7 ans. L'Inel de + 37 est confirmé par l'excellent niveau d'étable. Les fonctionnels ne sont pas délaissés avec + 0,12 en fertilité et + 0,37 en cellules.</p>
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px;">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<p style="text-align: left;">L'index morphologique est de + 1,53, la note globale obtenue au pointage est de 84,3. Le fait d'avoir un très gros pourcentage de première lactation ne permet pas d'obtenir un pointage optimal. En NG, 48,9 % des animaux sont classés TB et 48,9 % B+. En format, 60 % des femelles sont TB et 8,5 % EX. Un petit tour du troupeau émerveillera le visiteur par une harmonie de tous ces formats impressionnants, rappelons-le, sur une majorité de première lactation. L'autre point fort, sur index et dans la stabulation est la solidarité laitière. On y voit des dessus solides, des corps puissants posés sur des membres fins avec un squelette anguleux.</p>
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px;">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<p style="text-align: left;">Devant cette réussite, Jean-Pierre et Jean-Claude maintiennent les objectifs : toujours l'Isu en premier, mais ils souhaitent encore de meilleurs résultats en note globale.</p>
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px;">
<dt class="wp-caption-dt"><span style="color: #ffffff;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: 11px; line-height: 17px;"><strong>e alimentaire : la mise à l'herbe en cas de météo capricieuse, et les périodes où la</strong></span></span></dt>
</dl>
<div class="mceTemp mceIEcenter">
<dl id="attachment_9627" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-9627 " title="EBA Clara" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/12/Eba_Clara_web.jpg" alt="EBA Clara" width="450" height="321" /><p class="wp-caption-text">EBA Clara, fille de Toystory/O-Man TB85/Jocko EX90/Mascot TB86/Ugela TB89. ISU 193. 10 378 kg en 1re lactation</p></div>
<dl id="attachment_9614" class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px;">
<dt class="wp-caption-dt"><span style="color: #ffffff;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: 11px; line-height: 17px;"><strong>ration est composée à 100 % de maïs ensilage, en raison du taux d'amidon élevé. Le Gaec bénéficie des conseils de Pascal Plouzeau, commercial Evialis et Sanders. </strong></span></span></dt>
</dl>
</div>
<p><strong>[...]</strong></p>
<p><strong>Génomique : entre enthousiasme et désappointement</strong></p>
<p>Pour Jean-Claude, l'arrivée de la génomique a changé la donne et pas seulement sur le plan technique. Il s'interroge sur l'adaptation des structures encadrant la génétique, sur l'évolution des contrats dans un contexte de fusion des entreprises de sélection. Il pense que Prim'Holstein France aurait dû contribuer à financer la recherche génomique. Comme ce n'est pas le cas, « <em>pour génotyper des animaux, il fallait passer par les centres d'insémination car ils ont financé la recherche via les inséminations artificielles payées par les éleveurs</em> ». Jean-Claude aurait préféré dépendre moins des centres, et regrette que les structures soient lourdes à bouger en France.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La génomique représente aussi des perspectives intéressantes. Jean-Claude, qui navigue beaucoup sur les sites web de recherche outre-atlantique, précise que les chercheurs américains ont découvert chez la Prim'Holstein trois haplotypes affectant la fertilité, mais comme ces résultats ne sont pas publiés en France (voir en page 8, NDLR), des accouplements sont destinés à l'échec (mortalité embryonnaire…). Le génotype de 50 k apporte donc de nouveaux sous-produits ; les chercheurs ont localisé des régions du génome associées à l'infertilité, à la mortalité embryonnaire ou à la mortinatalité. Le site du réseau laitier canadien (CDN) précise la fréquence de ces tares génétiques, l'impact sur l'infertilité, et même les ancêtres connus, responsables de ce phénomène.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_9631" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><img class="size-full wp-image-9631" title="EBA_Clara_FIV_Web" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/12/EBA_Clara_FIV_Web.jpg" alt="EBA Clara" width="450" height="338" /><p class="wp-caption-text">Jean Claude, Maurice et Jean-Pierre avec EBA Clara. Créavia tente actuellement des OPV – Fiv</p></div>
<p><strong>Un virage important</strong></p>
<p>Le Gaec Brilland réalise quinze collectes par an, soit une centaine d'embryons qui sont réimplantés sur le troupeau Prim'Holstein ou Limousin, pour soixante veaux nés. Les associés relient la bonne réussite à l'expérience, et considèrent comme aléatoire le succès des embryons congelés. Parfois, des embryons sont vendus notamment vers la Hollande ou l'Allemagne, aucun achat n'a été fait depuis l'arrivée de la génomique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avec un budget annuel de 15 000 euros de frais de collecte, plus les semences, l'entretien des receveuses, le temps passé, il est nécessaire d'avoir un retour financier, d'ailleurs les associés sont très clairs « <em>bien sûr, nous le faisons parce que nous aimons cela, mais nous n'avons aucun complexe à dire que la génétique doit rapporter aux éleveurs.</em> » Lorsque la génomique est arrivée, seules les vaches génotypées pouvaient être contractées, or, pour avoir accès au test, il fallait passer par une entreprise de sélection, de plus, pour « sécuriser » leur approvisionnement, ces dernières ont souhaité contractualiser avec les élevages. « <em>La Sarthe fait partie de la zone d'activité de Créavia, ; les contrats proposés par cette entreprise de sélection ne correspondaient pas à nos besoins. Après six mois de réflexion, nous avons signé le contrat chez GD ; c'est Olivier Balle-Pierre, responsable de la zone ouest qui passe dans l'élevage. On apprécie l'esprit de partenariat, l'absence de close d'exclusivité. En contrepartie de l'accès et du financement des tests génomiques, GD a la priorité pour contracter les femelles, les collectes sont financées partiellement ; les mâles ayant des valeurs génomiques insuffisantes sont indemnisés, les meilleurs sont payés à l'entrée puis un complément s'ajoute à la mise en service sous forme de fixe ou de royalties. </em>»</p>
<p><strong>[...]</strong></p>
<p>Serge Moroy, article complet paru dans <a href="http://www.typex.fr/boutique/typex-101-octobre-novembre-decembre-2011/ ">Typex n°101, oct-nov-déc 2011.</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.typex.fr/visite-elevage/visite-chez-eba-clara-a-lelevage-brilland/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Italie, l&#8217;élevage Cabrini : l&#8217;IA et la monte naturelle</title>
		<link>http://www.typex.fr/actualites/italie-lelevage-cabrini-lia-et-la-monte-naturelle/</link>
		<comments>http://www.typex.fr/actualites/italie-lelevage-cabrini-lia-et-la-monte-naturelle/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 Jun 2011 12:13:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Visite d'élevage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.typex.fr/?p=9158</guid>
		<description><![CDATA[Parmi les meilleurs taureaux italiens du moment, on trouve Ricky, un fils de Goldwyn et de Mtoto Diniz. Ce taureau est né chez Cabri, un élevage du département de Pavia, où l’on fait de la bonne génétique et l’on a des reproducteurs en IA depuis désormais 15 ans, mais où l’on aime aussi utiliser de ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9159" class="wp-caption alignright" style="width: 318px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/italie-cabrini.gif" rel="shadowbox[sbpost-9158];player=img;"><img class="size-full wp-image-9159" title="italie-cabrini" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/italie-cabrini.gif" alt="Carte Italie" width="308" height="334" /></a><p class="wp-caption-text">L’élevage Cabrini se trouve à Ceranova, dans le département de Pavia, et élève aujourd’hui 450 vaches en lait sur une exploitation de 230 hectares cultivés surtout en maïs, et seulement une petite partie en rizière. L’exploitation de la famille remonte aux années 50 quand le père et l’oncle des propriétaires élevaient des vaches de race Brune inscrites au livre généalogique. </p></div>
<p><strong>Parmi les meilleurs taureaux italiens du moment, on trouve Ricky, un fils de Goldwyn et de Mtoto Diniz. Ce taureau est né chez Cabri, un élevage du département de Pavia, où l’on fait de la bonne génétique et l’on a des reproducteurs en IA depuis désormais 15 ans, mais où l’on aime aussi utiliser de bons taureaux de monte naturelle.</strong></p>
<p>L’élevage Cabrini se trouve à Ceranova, dans le département de Pavia, et élève aujourd’hui 450 vaches en lait sur une exploitation de 230 hectares cultivés surtout en maïs, et seulement une petite partie en rizière. L’exploitation de la famille remonte aux années 50 quand le père et l’oncle des propriétaires élevaient des vaches de race Brune inscrites au livre généalogique.</p>
<p>En 1969, la famille Cabrini décida de passer de la Brune à l’élevage de la vache Holstein et  renouvela aussi les structures de l’étable. Les Cabrini construisirent  un nouveau pavillon à déambulation libre qui pouvait abriter 150 vaches. Les animaux furent achetés en partie en Italie et en partie en Amérique du Nord : une vingtaine au Canada avec aussi un jeune taureau pour monte naturelle, Seiling Rockman, et une autre dizaine aux États-Unis. Aujourd’hui, on compte  450 animaux en lait avec une production moyenne de 9 300 kg à 4,30 % de gras et 3,47 % de protéine. Le lait produit est destiné à la production du Grana Padano. Les frères Luigi et Cesare Cabrini ont aujourd’hui remplacé leurs père et oncle et sont aidés par leurs fils respectifs Piero et Massimo. À l’exploitation, ils emploient 7 ouvriers pour les travaux des champs et la traite. Cesare et Massimo, en particulier, gèrent les activités liées à l’élevage, et Massimo choisit avec les conseils des sire analysts les reproducteurs d’IA à utiliser sur le troupeau.</p>
<p>[...]</p>
<p><strong>La famille d’Etazon Lego</strong></p>
<p>Dans l’histoire génétique de la ferme, l’importance est donnée aux taureaux de monte naturelle que l’on continue à utiliser beaucoup: « <em>Après Seiling Rockman, nous raconte Cesare, on a acheté un fils de Telastar et ensuite, en 1976,  Jo-Well, un fils de Bootmaker, qui a 10 ans et a eu plus de 40 filles chez nous déjà en production. Il fut acheté par le centre d’IA de Zorlesco et est passé à l’insémination artificielle. Les taureaux de monte naturelle ont toujours eu chez nous beaucoup d’importance. Sur les génisses par exemple, on utilise souvent le taureau de monte naturelle, ainsi que sur les vaches qui ont des problèmes de fertilité, et sur nos meilleures vaches. J’ai toujours gardé des mâles pour cette activité </em>».</p>
<div id="attachment_9162" class="wp-caption alignleft" style="width: 413px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/cabri-ricky-682.jpg" rel="shadowbox[sbpost-9158];player=img;"><img class="size-full wp-image-9162" title="cabri-ricky-682" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/cabri-ricky-682.jpg" alt="Cabri Ricky 682" width="403" height="304" /></a><p class="wp-caption-text">Cabri Ricky 682 GP83, un autre ville de Ricky de Progenie, elle est parmi les meilleures vaches de chez Cabri pour PFT.</p></div>
<p>Par exemple, parmi les bonnes familles de l’élevage qui ont produit des reproducteurs autant pour l’ IA que pour la monte naturelle, il faut rappeler celle qui remonte à Etazon Lego ; cette vache, fille de Blackstar, fut achetée aux enchères d’Utrecht et elle fut la mère de Leadman Belmondo, vendu comme embryon, et de Cabri Bell Grinta, né chez Cabrini, qui furent parmi les meilleurs reproducteurs d’IA à la fin des années 90.  De Lego, les Cabrini, fidèles à leur philosophie, ont utilisé chez eux un taureau de monte naturelle, Zebedeo, qui a donné d’excellents résultats. Chez eux, le taureau a produit 50 filles, dont 8 pointées excellentes, et dont une est toujours à l’étable ; elle a 11 ans et 6 gestations et est pointée EX 94.</p>
<p>Les investissements en génétique continuent : récemment, les Cabrini ont acheté chez All Genetics des embryons de Bogart sur  Bouw Laurin Ella et sur Dominique 2ET, et des embryons de Man O Man sur Noard Easter Daisha, et de Bronco, toujours sur  Noard Easter Daisha, dont les jeunes animaux sont nés il y a quelques mois. Ils ont aussi acheté un lot d’embryons sur le site Holstein Quebec Vente d’embryons de Altayota X Bolton et de Supra X Dundee X Durham X Formation.</p>
<p>En outre, l’élevage comporte une génisse, fille de Shottle X Rose Lyn Durham Camille, née d’un embryon acheté au centre d’IA CIZ qui est gestante avec Superstition et qui a déjà des femelles et des mâles sous contrat nés d’embryons, toujours avec Superstition.</p>
<div id="attachment_9163" class="wp-caption alignleft" style="width: 413px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/cabri-ricky-riccarda.jpg" rel="shadowbox[sbpost-9158];player=img;"><img class="size-full wp-image-9163" title="cabri-ricky-riccarda" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/cabri-ricky-riccarda.jpg" alt="Cabri Ricky Riccarda" width="403" height="288" /></a><strong> </strong><p class="wp-caption-text">Cabri Ricky Riccarda, une des filles de Ricky de l’élevage Carbi de Progenie. Elle est VG 87 et en 2010 a eté la championne vache jeunes au concours interrégional de Inveruno.</p></div>
<p><strong>La famille de Diniz</strong></p>
<p>« <em>Un des taureaux élevés chez nous et qui m’a donné le plus de satisfactions, </em>nous dit Cesare Cabrini<em>, est Pirlo, un Mtoto X Bormio. Ce taureau aurait dû aller en IA, parce que le sire analyst du centre d’IA  Elpzoo l’avait déjà contracté, mais malheureusement les analyses avaient signalé des anticorps pour le IBR, donc on l’a gardé comme taureau de monte naturelle à la ferme. Il a eu chez nous 80 filles, toutes avec de très bons pointages. Il y en a trois qui sont pointées EX ! En outre, ses filles ont aussi des index PFT très hauts et 45 d’entre elles sont rank 98-99. Les trois premières vaches à index de notre élevage sont des filles de Pirlo.</em> »  La mère de Pirlo est Mtoto Diniz, achetée en 2000 aux enchères de Crémone à l’élevage Fantasy de Guidn Oitana, du département de Turin. La mère de Diniz était une vache de grande production, fille de  Zebo X Celsius, et derrière elle il y avait Holstein Design, fille de Leadman X Cleitus, et une série d’ excellents croisements qui remontent à 1954 aux USA avec la vache souche de cette famille,  Pensate Inka Emperor. Plusieurs bons taureaux dans la liste du PFT italien sont issus de la même famille. Par exemple Arifos, excellent pour la production et les pis ou encore Isacco, premier reproducteur K cas BB de la famille. <strong> </strong></p>
<p>[...]</p>
<p>« <em>Les vaches de cette famille sont très simples à gérer, elles ont d‘excellents membres et de très beaux pis ; je peux mentionner les filles de Pirlo qui sont aujourd’hui à leur troisième ou quatrième lactation et qui, depuis leur deuxième vêlage, ont été pointées presque toutes VG ; elles ont en  outre de bonnes productions avec un nombre de cellules somatiques très bas. </em>»</p>
<p>Massimo Cabrini, qui s’occupe des croisements chez l’élevage Cabri,  affirme qu’il va travailler beaucoup sur toutes les filles de Mtoto Diniz, avec les taureaux les plus chauds du moment, en essayant de contenter aussi les requêtes des centres d’IA.<br />
« <em>Normalement pour le choix des taureaux, on demande des conseils, on essaie de suivre les indications des centres, et même sur les meilleures vaches parfois on utilise des taureaux en testage, mais on essaie toujours de choisir les meilleurs reproducteurs disponibles : ils doivent être complets, avec un bon type et de bonnes production.</em>»</p>
<div id="attachment_9165" class="wp-caption aligncenter" style="width: 643px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/cabri-ricky.jpg" rel="shadowbox[sbpost-9158];player=img;"><img class="size-full wp-image-9165" title="cabri-ricky" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/cabri-ricky.jpg" alt="Cabri Ricky" width="633" height="460" /></a><p class="wp-caption-text">Cabri Ricky, parmi les meilleurs Goldwin en Italie, il est 20e dans le PFT italien pour la sortie d&#39;avril 2011, avec un PFT de 2087. Il est un taureau equilibré, parmi les 20 meilleurs reproducteurs italiens pour membres et celulles.</p></div>
<p><a href="http://www.typex.fr/grand-jeu-typex/"><img class="aligncenter size-full wp-image-9243" title="typex jeu v2 anim" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/typex-jeu-v2-anim2.gif" alt="" width="300" height="78" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.typex.fr/actualites/italie-lelevage-cabrini-lia-et-la-monte-naturelle/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La ferme Mystique au Québec</title>
		<link>http://www.typex.fr/actualites/la-ferme-mystique-au-quebec/</link>
		<comments>http://www.typex.fr/actualites/la-ferme-mystique-au-quebec/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 Jun 2011 10:40:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Visite d'élevage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.typex.fr/?p=9125</guid>
		<description><![CDATA[Dès le départ, l’éleveur François Paiement a misé sur des familles de vaches reconnues pour jeter les assises du troupeau Mystique. 24 ans plus tard et le titre de Maître éleveur en poche, il mise toujours sur des familles combinant trois qualités essentielles selon lui : le type, la production laitière et la longévité. La philosophie ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9127" class="wp-caption alignright" style="width: 298px"><img class="size-full wp-image-9127" title="La ferme Mystique" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/carte-Mystique.gif" alt="carte du Canada" width="288" height="311" /><p class="wp-caption-text">La ferme Mystique est située à Mirabel, en périphérie de la ville de Montréal, dans la province de Québec. Fondé en 1987, le troupeau rassemble aujourd’hui 225 têtes Holstein, dont 90 vaches en lactation. 14 vaches y sont classifiées EX, 57 TB et 14 BP. Récipiendaires du titre de Maître éleveur en 2002, François Paiement et Nadine Lalande misent sur des familles de vaches profondes se distinguant par leur longévité et leurs qualités laitières. Leur élevage compte d’ailleurs plusieurs lignées exceptionnelles, dont celle de Mystique Integrity Amélie Ex 94 3E 2*. L’entreprise cultive ses fourrages, du maïs et du soja sur 130 ha de terre.</p></div>
<p><strong>Dès le départ, l’éleveur François Paiement a misé sur des familles de vaches reconnues pour jeter les assises du troupeau Mystique. 24 ans plus tard et le titre de Maître éleveur en poche, il mise toujours sur des familles combinant trois qualités essentielles selon lui : le type, la production laitière et la longévité.</strong></p>
<p>La philosophie d’élevage de François Paiement repose sur des principes d’efficacité. « <em>Le but ultime de la vache laitière est de produire du lait. Pour y arriver de façon économique, je crois que nos vaches doivent avoir une très bonne conformation et une très bonne santé, en plus d’une grande volonté de produire. C’est d’ailleurs le type de vache que nous recherchons », </em>explique-t-il. « <em>Étant donné que je suis parti de zéro lors de l’achat de la ferme, je cherchais vraiment  à être efficace avec des vaches rentables que je gardais longtemps. De cette façon, j’avais moins besoin de jeunes vaches et je pouvais donc vendre des sujets. Ça apportait une source de revenus supplémentaire.</em> »</p>
<p>François Paiement avait 12 ans lorsque son père à vendu sa ferme laitière. Animé par son intérêt pour l’élevage, l’adolescent se met alors à accompagner son père devenu commerçant de vaches. D’un voyage à l’autre, plusieurs bêtes de qualité dédiées à des fermes de la région se succéderont dans la remorque paternelle. En plus de ces excursions formatrices, François entretient son intérêt pour l’élevage avec son abonnement au <em>Holstein</em> <em>Journal </em>et ses emplois chez des producteurs laitiers. « <em>J’ai toujours été fasciné par les éleveurs qui réussissaient, spécialement par ceux qui vendaient des animaux de fondation à d’autres éleveurs</em> », de raconter M. Paiement. Les troupeaux ontariens High Point et Roybrook l’inspirent particulièrement.</p>
<div id="attachment_9130" class="wp-caption alignleft" style="width: 248px"><img class="size-full wp-image-9130" title="mystiquye-Spirte" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/mystiquye-Spirte.jpg" alt="Mystique Spirte-Amana" width="238" height="173" /><p class="wp-caption-text">Mystique Spirte Amana EX 93. 3e génération EX en lait dans le troupeau. Production à 4 ans : 11 395 kg de lait 4,5 % TB 3,5 % TA. 3 filles en lait classifiées 100 % BP et mieux</p></div>
<p>Devenu adulte, M. Paiement sera inséminateur pour le CIAQ pendant 8 ans avant de faire le grand saut. « <em>J’ai acheté la ferme en 1987, à l’âge de 25 ans. À l’époque, elle comptait 30 vaches croisées et 60 hectares de terrain</em> », raconte-t-il. Dès lors, il se met à la tâche et développe un troupeau pur-sang et remplace les vaches croisées par des Holstein pur-sang. « <em>J’ai investi dans des familles de vaches déjà établies et de qualité. Je recherchais des familles qui transmettaient de façon constante et élargie du type, de la production et de la longévité. Encore aujourd’hui, j’ai les mêmes critères</em> », précise-t-il. En 1997, sa conjointe Nadine Lalande s’associe avec lui. Ils obtiendront le titre de Maître éleveur en 2002, soit 15 ans après la fondation du troupeau Mystique. Aujourd’hui, la ferme compte 225 têtes. Le troupeau, alimenté à la ration totale mélangée, a une moyenne de 11 132 kg de lait par année à 4,07 % TB et 3,32 % TA. La classification du troupeau est de 14 vaches EX, 57 TB et 14 BP. Les pâturages sont utilisés principalement par les taures gestantes et les vaches taries. Logées dans une étable à stabulation entravée, les vaches en production vont à l’extérieur de 2 à 3 fois par semaine en toute saison. Les enfants du couple, Jacob, 13 ans, et Maxence, 11 ans, gravitent autour de la ferme tout comme les enfants de Nadine : Estelle, 18 ans, et Élie, 17 ans. L’entreprise compte également sur un vacher : Simon Primeau, à la ferme depuis 4 ans.</p>
<h3>L’héritage de Mary Lee</h3>
<p>[...]</p>
<p>Petite fille de Malaga, Mystique September Modesto EX 93 2E a obtenu, en trois lactations, deux reconnaissances pour des lactations supérieures. Modesto est la 5<sup>e</sup> génération de vache EX de la lignée. Sa fille, Redesign Modèle, est classifiée TB 87 à 2 ans et représente quant à elle la 11<sup>e</sup> génération de vaches TB ou EX de cette famille exceptionnelle. L’une de ses sœurs par Morty est classifiée TB 88 à 5 ans et compte elle aussi deux lactations supérieures. Une autre est classifiée EX 92 2<sup>E</sup>.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong></p>
<div id="attachment_9136" class="wp-caption alignright" style="width: 368px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/famille-paiement.jpg" rel="shadowbox[sbpost-9125];player=img;"><img class="size-full wp-image-9136" title="famille Paiement" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/famille-paiement.jpg" alt="la famille Paiement" width="358" height="266" /></a><p class="wp-caption-text">Nadine Lalande et François Paiement entourés des garçons Jacob, Élie et Maxence, avec en mortaise Estelle, absente lors de la prise de photo</p></div>
<p></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Trois générations d’EX en lait</h3>
<p>Si la famille de Malaga est un des modèles d’efficacité cité en exemple par le couple d’éleveurs, celle de Mystique Integrity Amélie l’est également. Âgée de 9 ans, Amélie vient de classifier EX pour la troisième fois. « <em>Amélie est la meilleure vache que j’ai élevée jusqu’à maintenant. 94 points, c’est le meilleur pointage de classification que nous ayons eu </em>», de souligner M. Paiement. 1<sup>re</sup> 2 ans senior et réserve intermédiaire lors de l’Expo printemps 2004, Amélie a réalisé sa meilleure lactation à 6 ans et 11 mois avec</p>
<p>15 089 kg de lait produits en 305 jours à 4,4 % TB et 3,3 % TA. Sa mère, Mystique Storm Arabel EX 5<sup>E</sup> 6*, est également un exemple de longévité et de qualités maternelles avec 10 lactations.</p>
<p>[...]</p>
<p>Petite fille d’Arabel, Mystique Spirte Amana EX 93 est aussi une représentante importante de cette famille. Elle fait partie des 11 filles classifiées 100 % BP et mieux de James Amanda EX 4<sup>E</sup> 4* (9<sup>e</sup> lactation en cours). Soulignons qu’Amana est la 3<sup>e</sup> génération de vaches EX en lait à la ferme. Pour le moment, elle a trois filles classifiées 100 % BP et mieux. « <em>Amana est sans contredit l’une de nos plus belles jeunes vaches </em>», de souligner M. Paiement. Tout comme Amélie, Amana a fait l’objet de programmes de transplantation embryonnaire. Plus d’une soixantaine d’embryons ont d’ailleurs pris la direction de l’Europe. « <em>La production embryonnaire est très importante pour nous, puisqu’elle nous permet d’avoir le plus de sujets possible de nos bonnes familles de vaches</em> », de préciser M. Paiement, ajoutant que depuis environ 4 ans, la vente d’embryons est plus importante. La vente de sujets et d’embryons représente en fait environ 25 % des revenus de la ferme. Précisons également que les trois quarts des sujets du troupeau Mystique sont issus des lignées de Malaga ou d’Amélie.</p>
<div id="attachment_9137" class="wp-caption alignleft" style="width: 328px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/regancrest-celebrity.jpg" rel="shadowbox[sbpost-9125];player=img;"><img class="size-full wp-image-9137" title="regancrest-celebrity" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/regancrest-celebrity.jpg" alt="Regan S.Celebrity" width="318" height="228" /></a><p class="wp-caption-text">Regancrest S Celebrity TB 89. IPVG + 2 436. Lactation supérieure à 2 ans : 12 833 kg 5,0 % TB 3,4 % TA. 7e génération EX. Plusieurs fils en centres d’insémination</p></div>
<h3>Des croisements complémentaires</h3>
<p>M. Paiement croit aux « <em>croisements complémentaires. Nous avons la chance actuellement d’avoir un vaste choix d’excellents taureaux éprouvés. Nous préférons les taureaux au type élevé avec de bons taux de gras, de protéine et des cellules somatiques basses. Le genre de taureaux qui produiront des filles productives et sans problème</em>.» La qualité des systèmes mammaires est un critère important chez Mystique tout comme les composantes laitières. « <em>Nous recherchons les taureaux les plus complets possible. La largeur au poitrail est aussi un critère de conformation important pour moi. L’expérience m’a démontré que les vaches trop étroites ont moins de force et de résistance, une moins bonne santé en général.</em> »</p>
<p>Dans le passé, les croisements avec Storm ont été fructueux, alors que six de ses filles ont classifié EX à la ferme. Integrity a également bien servi le développement du troupeau. « <em>Actuellement, on utilise majoritairement Jordan, Sid, Windbrook et Lauthority</em> », de préciser M. Paiement.</p>
<p>Le couple d’éleveurs est également sensible à la personnalité de ses bêtes et apprécie leur « <em>volonté de produire</em> ». « <em>Les vaches qui ont de la vie, si l’on peut dire, ça se sent. Malaga, par exemple, est une vache avec beaucoup de volonté. On le constate parce qu’elle vit longtemps et produit beaucoup. Ce ne sont évidemment pas des choses qui se mettent sur une feuille d’épreuves de taureaux, mais il y a des familles de vaches qui possèdent ces qualités et qui les transmettent à leurs descendants la plupart du temps. Chez nous, on croit beaucoup aux familles de vaches, puisque les vaches issues de familles profondes ont prouvé qu’elles pouvaient transmettre leurs qualités.</em> »</p>
<p>Plus récemment, le troupeau Mystique, en partenariat avec la ferme Blondin, mise sur les descendantes de Regancrest-PR Barbie EX 92 1 *. 5<sup>e</sup> génération de vaches EX, Barbie a été All-Americain en 2004 chez les 3 ans junior. Parmi sa progéniture, une partie des espoirs vont vers Benshae, sa fille par Toystory. Classifiées TB 88 à 2 ans, cette dernière se « <em>distingue par un pis exceptionnel</em> ». Les attentes sont également grandes envers « <em>la puissante</em> » Regancrest S Celebrity TB 89 à 4 ans. Cette petite fille de Barbie par Shottle affiche un IPVG de + 2 436 et a réalisé une lactation supérieure à 2 ans. Une famille qui intéresse les centres d’insémination. « <em>Les familles de vaches sont nos priorités, mais les index sont nécessaires pour la vente de taureaux et pour certains marchés d’embryons</em> », de constater M. Paiement.</p>
<h3>Persévérance et discipline</h3>
<p>Pour la suite, Nadine Lalande et François Paiement cherchent à poursuivre sur leur lancée et continuer d’améliorer la qualité du troupeau. Dans la foulée des données génomiques, ils font tester certaines vaches et génisses. Quatre vaches sont également sous contrat actuellement avec des centres d’insémination. « <em>Dans l’élevage, il n’y a pas de limite</em> », de soutenir M. Paiement. Il faut dire que la philosophie d’élevage mise de l’avant depuis 1987 et porte ses fruits ; il aura fallu 15 ans pour décrocher le titre de Maître éleveur. Un délai remarquable puisque l’Association Holstein canadienne prend en compte les 14 années les plus récentes des élevages pour établir les récipiendaires du titre. Qu’est-ce- qui a permis au troupeau Mystique d’obtenir le titre dans un délai aussi court ? « <em>Je dirais détermination et persévérance, ainsi que discipline </em>», de confier M. Paiement. « <em>De plus, je n’ai jamais eu peur de remettre en question ce que je pensais. Si une idée était meilleure que la mienne, peu importe d’où elle venait, je la mettais en pratique. J’ai également eu la chance d’avoir de bons conseillers, comme certains vétérinaires, et mon conseiller au champ. J’ai notamment compris l’importance d’avoir de bons fourrages. On ne peut pas tout savoir et être bon dans tout</em> », de conclure l’éleveur.</p>
<p>Par Brigitte Lavoie</p>
<p><a href="http://www.typex.fr/grand-jeu-typex/"><img class="aligncenter size-full wp-image-9243" title="typex jeu v2 anim" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/06/typex-jeu-v2-anim2.gif" alt="" width="300" height="78" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.typex.fr/actualites/la-ferme-mystique-au-quebec/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ferme Parile : Diversité génétique impressionnante</title>
		<link>http://www.typex.fr/visite-elevage/ferme-parile-diversite-genetique-impressionnante/</link>
		<comments>http://www.typex.fr/visite-elevage/ferme-parile-diversite-genetique-impressionnante/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Mar 2011 06:58:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Visite d'élevage]]></category>
		<category><![CDATA[boulet]]></category>
		<category><![CDATA[championne]]></category>
		<category><![CDATA[concours]]></category>
		<category><![CDATA[conformation]]></category>
		<category><![CDATA[diversité]]></category>
		<category><![CDATA[dragon]]></category>
		<category><![CDATA[ELEVAGE]]></category>
		<category><![CDATA[éleveur]]></category>
		<category><![CDATA[embryon]]></category>
		<category><![CDATA[ex]]></category>
		<category><![CDATA[facteur]]></category>
		<category><![CDATA[ferme]]></category>
		<category><![CDATA[Génétique]]></category>
		<category><![CDATA[génisse]]></category>
		<category><![CDATA[insémination]]></category>
		<category><![CDATA[kite]]></category>
		<category><![CDATA[paré]]></category>
		<category><![CDATA[parile]]></category>
		<category><![CDATA[rosanna]]></category>
		<category><![CDATA[rouge]]></category>
		<category><![CDATA[taureaux]]></category>
		<category><![CDATA[tb]]></category>
		<category><![CDATA[toronto]]></category>
		<category><![CDATA[vache]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.typex.fr/?p=2822</guid>
		<description><![CDATA[Vous connaissez Parile Kite Alicia? Cette vache couronnée championne des rouges de l’exposition royale de Toronto est devenue une véritable vedette de la race. « La plus grande surprise fut de voir la robe rouge de Parile Kite Alicia à la naissance. Nous ne nous doutions pas que la mère puisse porter le facteur rouge ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Vous connaissez Parile Kite Alicia? Cette vache couronnée championne des rouges de l’exposition royale de Toronto est devenue une véritable vedette de la race.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_2826" class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/03/fermeparile.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2822];player=img;"><img class="size-full wp-image-2826" title="fermeparile" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/03/fermeparile.jpg" alt="" width="250" height="185" /></a><p class="wp-caption-text">Les propriétaires de la ferme Parile : Claude, Claudine, Yves et Maryse Paré.</p></div>
<p style="text-align: justify;">« <em>La plus grande surprise fut de voir la robe rouge de Parile Kite Alicia à la naissance. Nous ne nous doutions pas que la mère puisse porter le facteur rouge puisqu’elle est née d’une lignée de vaches noires </em>», indique Yves Paré. En plaçant Kite sur une mère Dragon, les propriétaires ne pensaient pas à obtenir ce résultat. La famille de Parile Kite Alicia a été acquise lors d’un échange entre cinq porteuses et un embryon provenant de la ferme Boulet. Aujourd’hui, cette famille présente 9 générations BP et mieux, dont deux sont excellentes. C’est pourquoi les éleveurs ont aussi acquis la mère d’Amitiée : A Birch- Hollow Royalty Amy, de la ferme Boulet, une vache née chez un éleveur situé dans l’État de New York, aux États-Unis. La fameuse génisse rouge, Alicia, commence à bien se classer dans les expositions locales et lors des concours de jeunes ruraux. Ces bons résultats mettent la puce à l’oreille à la famille Paré qui la feront exposer par des professionnels qui la prennent en charge pour la mettre en valeur. « <em>Il était plus facile pour nous de la confier à des pros puisque participer au concours demande une organisation spécifique que nous ne pouvons pas assumer totalement ici </em>», continue l’éleveur. Les efforts portent leur fruit : en 2004, la génisse arrive première de la catégorie veau intermédiaire et championne junior de réserve à l’exposition internationale Holstein Québec, section rouge et blanc. Ce n’est que le début d’une carrière. Vendue en 2005, lors de la vente Fleury, à Deslacs Holstein, elle continue de récolter de nombreux rubans. Elle termine première Grande championne rouge et blanche de l’histoire de la foire royale de Toronto en Ontario et trois jours après, Championne suprême de réserve. Grâce à ces prix, elle a fait rayonner le préfixe de l’élevage Parile à l’échelle internationale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lignée de Rosanna</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_2828" class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/03/pka.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2822];player=img;"><img class="size-full wp-image-2828" title="pka" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/03/pka.jpg" alt="" width="250" height="192" /></a><p class="wp-caption-text">Parile Kite Alicia TB-86-2 ans (Kite x Dragon x Broker). Grande Championne rouge et blanche et Championne suprême de réserve de Toronto. Projection à 96 jours: 03-10, 11 649 kg de lait, 4,8 % TB et 3,4 % TA.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Alicia n’est pas la seule à avoir figuré parmi les meilleures à la foire de Toronto en 2007. Parile Jasper Rosanna (Jasper x Igniter x Rudolph) fut couronnée la championne junior de cette prestigieuse exposition d’hiver dans la catégorie 1 an séniore. « <em>Rosanna provient d’une lignée extrêmement profonde qui compte quatre étoiles, 10 générations BP. Cette famille a été introduite dans l’élevage avec Craigcrest Rudolph Rosalie BP-83 en 2001. Celle-ci allait donner naissance à Craigcrest Igniter Rubina TB-85, la mère de Rosanna </em>», mentionne Yves. La 5e mère de Rosanna est EX-91 USA avec 10 fi lles TB et 1 EX (91 % BP et mieux). Rosanna a été vendue, pour sa part, à Morsan Farm, après avoir appartenu à Sébastien Moffet, Joel Lepage et ferme A &amp; R Boulet. Morsan farm est située sur un élevage de l’Alberta. Lors de la dernière édition de l’exposition internationale Holstein Québec, ils ont eu la chance de la présenter à Toronto où elle est arrivée Championne junior.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une diversité génétique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_2830" class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/03/pjr.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2822];player=img;"><img class="size-full wp-image-2830" title="pjr" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/03/pjr.jpg" alt="" width="250" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Parile Jasper Rosanna (Jasper x Igniter x Rudolph). Championne junior de Toronto. 8 générations TB ou EX.</p></div>
<p style="text-align: justify;">La diversité des familles est impressionnante à la ferme Parile, située à Saint- François de Montmagny, au Québec. En tout, près de 17 lignées différentes sont répertoriées dans l’élevage. Bien que plusieurs d’entre-elles ont été acquises depuis le milieu des années soixante-dix, la plupart ont fait leur arrivée durant les années 90. « <em>C’est l’achat d’embryons qui s’est avéré le moyen le plus abordable pour acquérir des bonnes familles</em> », mentionne Claude. Le choix de taureaux est effectué par Claude Paré et Yves s’occupe de l’insémination des bêtes. Claude a développé un véritable instinct pour les croisements. Il observe beaucoup durant les concours. Il porte une attention particulière à la morphologie de ses vaches et il tente d’améliorer un défaut majeur d’une génération à l’autre. « <em>Actuellement, j’utilise surtout, Jasper, Goldwyn, Final Cut et Kite,</em> dit Claude, <em>et mes critères demeurent la puissance laitière, la croupe et le système mammaire </em>», dit-il. Deux autres familles sont en développement chez Parile. Il s’agit de celle de Camille, une vache classifiée EX 92 et de Charlotte TB-86 (Mason x Lincoln). Cette dernière provient d’une vache achetée chez Bonaccueil. Cette lignée compte déjà 20 étoiles de la race et 7 générations TB et mieux. L’éleveur continue aussi d’amener du nouveau sang dans le troupeau. C’est le cas notamment de La Présentation Goldwyn Léona, achetée en copropriété avec les fermes Pellerat et Jolicap. Cette femelle est la fille de La Présentation Daurel Ex-Can – 30 * (Supersire X Blackstar).</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Bien que cette vache possède une impressionnante progéniture avec 1 EX, 31 fi lles TB et 34 BP, c’est surtout le nombre d’étoiles de la famille qui est intéressant</em> » continue Claude. En tout, 68 étoiles de la race sont réparties sur 5 générations d’une lignée qui en compte 6 EX ou TB. « <em>Léona est assurément une souche intéressante qui vient de faire son apparition au sein de notre élevage. Nous misons dessus </em>», ajoute l’éleveur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La conformation d’abord !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_2832" class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/03/pic.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2822];player=img;"><img class="size-full wp-image-2832" title="pic" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/03/pic.jpg" alt="" width="250" height="187" /></a><p class="wp-caption-text">Parille Igniter Camille EX-92 (Igniter x Mason x Lincoln). Meilleure lactation : 05-06 : 305 jours- 11 144 kg de lait, 3,8 % TB et 2,9 % TA. Famille de 20 étoiles. 6 générations TB ou EX.</p></div>
<p style="text-align: justify;">La philosophie des éleveurs se résume par un concept en particulier. Celui de miser toujours sur la conformation et de trouver des bêtes susceptibles de devenir TB ou EX. La stature, la profondeur et la croupe demeurent des qualités recherchées chez les femelles. Les génisses sont élevées seulement si elles ont des familles qui les supportent. « <em>Nous misons beaucoup sur la période de croissance de nos génisses en effectuant un suivi rigoureux de leur évolution et en leur fournissant la meilleure alimentation possible </em>» exprime Yves. Bientôt, un système de stabulation libre sera mis à la disposition des primipares afi n qu’elles fassent davantage d’exercice. À ce sujet, le troupeau, composé de soixante vaches en lactation, dispose d’un système de pâturages en bandes durant l’été et l’automne. « <em>Cela demande très peu de temps quotidiennement et offre une alimentation de qualité à moindre coût ; nous devons couper les refus et nous occuper des clôtures, mais nos animaux ont la chance d’avoir de l’exercice, d’être plus souples et en meilleure santé </em>», surenchère Yves.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Implication familiale et sociale</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_2834" class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/03/plrs.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2822];player=img;"><img class="size-full wp-image-2834" title="plrs" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/03/plrs.jpg" alt="" width="250" height="187" /></a><p class="wp-caption-text">Parile Lotto Royal Star TB-86 ( Altagen Lotto x Stardust x Astre). Meilleure lactation : 04-00, 11 405 kg de lait à 4,1 % TB et 2,8 % TA. Famille de 34 étoiles. 7 générations TB ou EX.</p></div>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne le travail effectué sur l’entreprise. Les deux familles travaillent conjointement. Claude et Claudine s’occupent des traites matin et soir. Ils ont trois enfants, dont Félix, Guillaume, qui se destine à joindre l’entreprise familiale et Jocelyn, qui pour sa part étudie au conservatoire de Québec pour devenir comédien. Yves et sa conjointe, qui travaille dans le domaine de l’horticulture, ont également trois enfants de plus jeune âge : Stéphanie, Maxime et Mylène. L’implication sociale est aussi importante ici. Claude est membre de son club holstein depuis 20 ans dont il a été secrétaire-trésorier pendant quelques années. Tandis que Yves, avec sa formation d’économiste, travaille dans le syndicat de gestion de sa région et il est sur le conseil d’administration de la caisse populaire de sa ville, une coopérative financière. Un des buts futurs de l’entreprise est donc de continuer le développement de ces lignées maternelles qui sont toujours à la ferme. Les familles Paré veulent également décrocher un jour le titre de maître-éleveur grâce à leurs nombreuses lignées présentes dans l’étable. Pour ce faire, ils continuent d’acheter à l’occasion de bons sujets qui présentent une profondeur généalogique hors pair.</p>
<p style="text-align: justify;">Typex magazine n°79 - février/mars 2008 par Annie Cloutier</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.typex.fr/visite-elevage/ferme-parile-diversite-genetique-impressionnante/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Badiola : Du lait dans l’excellence</title>
		<link>http://www.typex.fr/visite-elevage/badiola-du-lait-dans-l%e2%80%99excellence/</link>
		<comments>http://www.typex.fr/visite-elevage/badiola-du-lait-dans-l%e2%80%99excellence/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 19 Mar 2011 08:30:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Visite d'élevage]]></category>
		<category><![CDATA[badiola]]></category>
		<category><![CDATA[espagne]]></category>
		<category><![CDATA[ex]]></category>
		<category><![CDATA[holstein]]></category>
		<category><![CDATA[meg]]></category>
		<category><![CDATA[morphologie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.typex.fr/?p=4942</guid>
		<description><![CDATA[Badiola est un des élevages des Asturies les plus réputés pour la qualité morphologique de son troupeau. C’est encore, de longue date, l’un des fournisseurs de jeunes mâles aux unités espagnoles, issus de sa propre génétique constituée de seulement six familles. Dans la région autonome nord-atlantique des Asturies, l’agriculture ne représente que 5 % du ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;">Badiola est un des élevages des Asturies les plus réputés pour la qualité morphologique de son troupeau. C’est encore, de longue date, l’un des fournisseurs de jeunes mâles aux unités espagnoles, issus de sa propre génétique constituée de seulement six familles.</h3>
<h3 style="text-align: justify;">
<p><div id="attachment_4944" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/josé-ramon-badiola.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4942];player=img;"><img class="size-full wp-image-4944" title="josé ramon badiola" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/josé-ramon-badiola.jpg" alt="" width="300" height="248" /></a><p class="wp-caption-text">Paulino et son père José Ramón Badiola, tous les deux animés par la passion et le suivi des générations. « C’est là que se trouve le coeur de la sélection », considèrent-ils. Vétérinaire de formation, Paulino n’aime pas son métier d’éleveur uniquement pour l’argent. Désormais exclusivement vendeur, il s’interroge d’ailleurs en ces termes : « Est-ce l’argent qui corrompt en séduisant le naisseur ou est-ce l’acheteur qui profite d’une situation opportune ? »</p></div></h3>
<p style="text-align: justify;">Dans la région autonome nord-atlantique des Asturies, l’agriculture ne représente que 5 % du PIB. En 30 ans, les 30 000 fermes existantes ont été divisées par 10 et celles qui restent ont en partie recours à la double activité. L’industrie est devenue la première source de production de la région, attirant dans son sillage l’urbanisme, concurrent sans retour de l’agriculture. La moyenne régionale est de 40 vaches par étable. Le chargement de Badiola est important puisqu’il compte 400 têtes sur 70 ha. Précurseur en matière de valorisation des effluents, Badiola avait tenté d’y remédier en investissant dans l’une des premières unités de transformation du produit de ses fosses en méthane. Aujourd’hui, le lisier est soumis à un plan d’épandage et il est donné. Malgré la dimension désormais restreinte des fermes, les agriculteurs pratiquent avant tout l’élevage, « <em>C’est un mode de vie dans cette région</em> », précise Paulino Badiola, seconde génération impliquée dans la sélection Holstein, « P<em>ourtant, les Asturies ne produisent que 11 % du lait total espagnol</em> », résume t-il.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Réalisme et simplicité</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour sa part, Paulino Badiola n’hésite pas à manifester son réalisme économique : « <em>80 % de notre CA vient du lait, 15 % de la génétique, 5 % des réformes. Le troupeau compte 180 vaches en lait qui produisent 11 700 kg 3,7 3,2, auxquelles il faut ajouter 25 taries et 200 génisses</em> ». Sur le plan technique, même si la gamme de prix des paillettes retenues a de lourdes incidences économiques, l’éleveur enthousiaste annonce 2,8 inséminations par vache, 75 % des génisses pleines dès la première insémination et l’option discrète de huit paillettes sexées de Roy pour cinq gestations en cours. Les étables ont été souvent remodelées, au fil de la croissance du cheptel. Néanmoins, dans ce contexte, il ne constate pas de problème avec les vaches dont la taille atteint 160 cm. Ceci trouve sans aucun doute une explication dans des logettes de 2 mètres de long, larges de 175 à 180 cm dont la litière de sable est changée tous les 14 jours ; « <em>La proximité de la plage atténue le prix du matériau</em> ». Toutes les vaches occupent les logettes. Un hangar sur terre battue demeure disponible en cas d’avarie et pour les vaches en préparation de concours. Paulino préfère avoir recours à un salarié qui nettoie manuellement l’aire d’exercice plutôt que d’utiliser de la paille. Il considère que ce type de litière rendrait plus difficile la gestion des effluents solides dans le lisier, et contribuerait moindrement à la qualité de l’ambiance bactériologique du couchage. Le raclage des couloirs se réalise avec un automoteur (une lame montée sur un motoculteur recyclé). Dans ses choix et dans la foulée de son père José Ramón, Paulino travaille au pis, aux pieds &amp; membres, à la force laitière, selon lui destinés à faire des vaches sans problème, aptes au travail, c’est-à-dire qui marchent, mangent, et dorment. Seules les vieilles vaches ne sortent jamais. Les premiers vêlages sont ordinairement programmés à 26 mois, ce qui n’est pas un obstacle pour quelques primipares bien développées qui démarrent leur carrière à 22 mois. Une seule ration est élaborée pour l’ensemble du troupeau : maïs, herbe ensilée, luzerne déshydratée, concentrés. Le tout n’empêche nullement le troupeau de compter plus de 20 vaches présentes à plus de 100 000 kg et une moyenne de 4,6 lactations en 2007, « un chiffre qui va s’améliorer avec davantage de ventes de jeunes vaches », précise Paulino.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Recul bienfaisant</h3>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_4945" class="wp-caption alignleft" style="width: 248px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/badiola-formation-megate.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4942];player=img;"><img class="size-full wp-image-4945" title="badiola formation megate" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/badiola-formation-megate.jpg" alt="" width="238" height="176" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Badiola Formation Megate VG-87 (Formation x EX Astre x EX Blackstar x VG-88 Starbuck), grand-mère, entre autres de Badiola Megaton et de Badiola Megamatico (tous les deux via Badiola Leduc Megate I) chez Ascol, mère à taureaux pour Aberekin. Meilleure génitrice du 13e Concurso Autonómico Fefriga 2004, elle a été élue Meilleure vache espagnole de l’année 2004 par les lecteurs de Frisona Espanola et s’est installée à la 23e place de l’ICO en juillet 2005.</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Au cours des dix dernières années, le troupeau a connu des incursions de Fatal, Dombinator, Raven, Corsaro et Lord Lily. Aujourd’hui, 65 % des achats de semence se font au Canada. Ils sont complétés par Duplex, 10 % de génétique Ascol, y compris des testages de sa propre génétique puisqu’il considère comme un devoir de tester d’abord les taureaux de sa coopérative régionale, et enfin chez Aberekin et Fontao avec des taureaux déjà indexés. Sa sélection s’appuie sur la mère et sur la famille de la mère du géniteur. « <em>J’aime les index… lorsque les taureaux sont à plus de 3 points de morphologie </em>», lance Paulino, un brin d’humour et de provocation imbriqués. Et au sujet du gabarit auquel il s’est accommodé en adaptant l’espace de couchage, son orientation ne connaît pas d’ambiguïté : « <em>La taille des vaches, c’est un peu comme les voitures, tout le monde aime et prône les petites et en souhaiterait des grandes</em> ». Les tarifs d’achat de la semence ne souffrent d’aucun manquement dans la gestion quotidienne du troupeau. Goldwyn (95 € à l’été 2008) compte 25 génisses, 40 mâles et 45 gestations. Jasper (tarif passé de 22 à 40 €) a confirmé 40 gestations de vaches. Talent vaut 36 €. Shottle (120 €) n’est seulement utilisé qu’en transplantations. Avant que paraisse son indexation de service, Paulino Badiola avait mis un frein à l’achat de Shottle à cause du manque de connaissance de la famille, son utilisation a donc repris au tarif le plus fort, avant la mort du géniteur. Damion a été peu sollicité, à cause de sa disponibilité restreinte. « <em>Le pis et la force laitière sont importants dans le choix car leur héritabilité est élevée</em> », tandis que pour illustrer ceux qui lui ont donné satisfaction, le jeune éleveur cite pêle-mêle Rubens, Gibson, Roy, Titanic. Et de préciser à propos du «roi du ring» des jeunes génisses : « <em>Leduc a bien fonctionné, nous en avons eu 20, 18 d’entre elles sont VG ou EX aujourd’hui, dont six avaient été VG-87 en première lactation</em> ». Et de poursuivre avec un géniteur qui fait ordinairement moins l’unanimité : « <em>Emerson a été utilisé sur les bonnes vaches, elles n’ont pas suscité une bonne impression en première lactation, mais ont affiché des changements visibles en 2e et 3e lactation</em> ». Il détient 2 EX Emerson parmi les six qui fonctionnent bien. Au tour de Stormatic : « <em>Fantastique, il est à accoupler sur des vaches solides avec de bons pieds et membres. Nous en avons quelques- unes qui sont EX</em> ». Le recul permet d’ajuster les propos : « <em>Champion donne de fantastiques vaches laitières, fortes, bonnes en lait, avec parfois un peu de volume dans le pis en première lactation, mais qui changent par la suite avec des attaches qui semblent plus solides</em> ». Il se montre patient à l’égard de Goldwyn : « <em>Un taureau destiné à des résultats qui se manifesteront à l’avenir, à accoupler sur des côtes profondes et des vaches larges, de grandes vaches laitières, qui ont de bons pis et le rein solide. Mais il n’y a pas de taureau parfait et, partant de ce principe, les accouplements personnalisés revêtent toute leur importance, par exemple sur de bonnes Rubens</em> ».</p>
<h3 style="text-align: justify;">Palmarès impressionnant</h3>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_4946" class="wp-caption alignleft" style="width: 248px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/badiola-storm-megamatica.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4942];player=img;"><img class="size-full wp-image-4946" title="badiola storm megamatica" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/badiola-storm-megamatica.jpg" alt="" width="238" height="176" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Badiola Storm Megamatica VG-89 (Storm x VG-87 Formation x EX Astre), la vache la mieux indexée d’Espagne à l’automne 2008 après avoir occupé la troisième place de l’ICO des primipares en 2006. L’indexation est ancrée dans cette génération : sa demi-soeur par Stormatic – Megamara – est actuellement seconde au classement ICO. Plus globalement, quatre des six meilleures places de ce classement reviennent à des vaches de cette famille.</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">« <em>De la morphologie et du lait</em> », aime à répéter Paulino Badiola. « <em>Les concours ne représentent que dix jours dans l’année. Le reste du chiffre doit être réalisé avec du lait. Les concours sont importants pour la promotion de l’élevage et la vente de génisses </em>». Il n’empêche que le palmarès du troupeau demeure impressionnant, en conséquence seuls les derniers titres présentent un intérêt. En novembre 2003, Badiola Leduc Megate I (Leduc x Formation) est Championne Junior nationale en Production. Un an plus tard elle est Grande Championne nationale. Deux ans plus tard, sa fille Badiola Stormatic Megaty gagne l’une des deux classes des 2 ans en lait. En juin 2006, le troupeau multiplicateur reçoit les deux récompenses de Premier Naisseur et de Premier Exposant de l’Expo de printemps espagnole. Il enlève par la même occasion des titres chez les deux ans en lait avec Badiola Morty Lubania (Morty x Prelude) et chez les juniors avec Badiola Gibson Jany (Gibson x Rubens x Broker) dont la mère avait décroché le même honneur deux ans plus tôt. Dans la série intermédiaire, il se satisfait d’une seconde place avec Badiola Lee Mandy battue dans cette catégorie par Llinde Lider Bruna Grande Championne de l’exposition de printemps et qui s’était préalablement illustrée à Vérone. En octobre 2006, Badiola Stormatic Megaty revient sur le devant de la scène, la championne junior de 2005 prend la seconde place du championnat intermédiaire. Pour le concours national d’automne 2006, Badiola Gibson Lasy, devient Championne Génisse. Au printemps 2007, la moisson est encore plus fructueuse, Badiola Roy Dayra est Réserve championne jeune génisse Nationale et Badiola Gibson Panchita Réserve Championne jeune vache; Badiola Stormatic Réserve Championne Intermédiaire; Badiola Megano Yaisha Réserve Championne Adulte. En octobre 2007, toujours au National, Badiola domine les classes junior et intermédiaire en clamant les deux titres avec Badiola Titanic Samanta (Titanic x Lee) et Badiola Gibson Panchita (Gibson x Convincer).</p>
<h3 style="text-align: justify;">100 vaches EX</h3>
<p style="text-align: justify;">Les vaches ont tout d’abord été importées d’Italie et du Canada par le père en 1980, sélectionnées selon l’apparence. Elles constituent aujourd’hui la quasi-totalité du troupeau, à l’exception d’une famille plus restreinte. Bonne pioche puisque c’est chez lui qu’a été classifiée VG-89 la première primipare d’Espagne, ainsi que le lot de trois premières vaches VG en 1986. En l’espace de trente ans, plus de 100 vaches ont été classifiées EX et la moyenne du troupeau d’aujourd’hui à 86 points (27 EX, 125 VG, 40 GP, 15 NC). Paulino n’hésite pas à rendre un hommage aussi simple qu’appuyé à son père : «<em> Les meilleurs yeux d’Europe, son seul désavantage : il ne parle pas l’Anglais. Il a été le premier juge d’Espagne et en décembre 2003 il a officié au Concours national du Mexique à Queretaro</em> ». José Ramón Badiola a encore été meilleur éleveur 12 fois, autant de fois meilleur exposant et a fait défiler quatre grandes championnes en concours national. Il a décroché sa première bannière nationale d’exposant remportée en 1981, conduit vers le centre de la piste sa première Championne nationale dès 1988, a reçu la bannière de meilleur éleveur national en 1994. Et pourtant, Paulino relativise ces résultats tout en portant la barre un peu plus haut : « O<em>n peut investir dans un éventuel titre de meilleur exposant, mais on ne peut acheter le titre de Meilleur Éleveur (qui porte sur un lot de 12 femelles), c’est pourquoi celui-ci a beaucoup plus d’importance que le reste </em>». Pas de débordement de mots non plus pour remercier les salariés. Sur les clichés collectifs, ils sont souvent licol en main ou porteurs de la bannière.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les Meg</h3>
<p style="text-align: justify;">Bien qu’elle soit - numériquement parlant - la cinquième famille du troupeau, la lignée la plus en lumière ces dernières années est certainement celle au nom commençant par Meg. La vache la plus étoilée d’Espagne, issue d’une série de quatre filles, Badiola Formation Megate I (Formation x Astre x Blackstar), mère de la Championne nationale 2002 Badiola Leduc Megate I et première de sa classe 2005 sera flushée avec Damion. Elle a sept filles VG ou EX (1 EX Stormatic, 2 EX Leduc, 2 VG Leduc). À son tour, la Stormatic a une Goldwyn, une Stormatic, une Roy, toutes classifiées VG. Les quatre Megate sont donc des filles par Leduc d’une VG-87 Formation qui est à son tour fille de Badiola Astre Megane EX, la mère de Megatrix (et la demi-soeur du taureau de service Megano chez Ascol). Via une EX Blackstar, elle remonte à la vache souche Calbrett Starbuck Megan VG- 88 (Starbuck x Sheik) importée du Canada en Espagne par Tauste Ganadera. Badiola Megatrix (Robthom Integrity x Badiola Astre Megane) est encore une demi-soeur du taureau de service Badiola Megano (Storm) chez Ascol - fils de Albaprojet Magan Blackstar Grande Championne du National Espagnol 2004. Il est sensiblement porteur des mêmes caractéristiques - dans cette même branche et dans la même coopérative - que le taureau Badiola Megaroy (Roy x Badiola Leduc Megate I x Badiola Formation Megate I x Badiola Astre Megane EX). Megaroy apporte à ses filles de très bon pis avec une bonne attache arrière (+2,7) et une très bonne hauteur (+3,03) ainsi qu’une bonne attache avant. Les membres (+2,56) sont fins et droits de plus l’inclinaison de bassin est très bonne (1,64).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Typex Magazine - Février-Mars 2009 - N° 85 par Guillaume Bélibaste<br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.typex.fr/visite-elevage/badiola-du-lait-dans-l%e2%80%99excellence/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Elevage André Bernard : La morpho toujours !</title>
		<link>http://www.typex.fr/visite-elevage/elevage-andre-bernard-la-morpho-toujours/</link>
		<comments>http://www.typex.fr/visite-elevage/elevage-andre-bernard-la-morpho-toujours/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Mar 2011 06:30:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Visite d'élevage]]></category>
		<category><![CDATA[andré bernard]]></category>
		<category><![CDATA[ginettelignée]]></category>
		<category><![CDATA[morbihan]]></category>
		<category><![CDATA[morpho]]></category>
		<category><![CDATA[reproduction]]></category>
		<category><![CDATA[semence sexée]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.typex.fr/?p=4602</guid>
		<description><![CDATA[Quota limité, objectifs affichés pour ses 29 vaches, seul acteur de son élevage du sud Morbihan, André Bernard mise sur des animaux solidement construits qui assurent des ventes de jeunes des deux sexes ainsi qu’une production de 9 000 kg. Il y a 15 ans, André Bernard s’installait dans le Morbihan. L’élevage se situe à ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/andré-bernard-1.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4602];player=img;"><img class="alignleft size-full wp-image-4603" title="andré bernard 1" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/andré-bernard-1.jpg" alt="" width="187" height="350" /></a>Quota limité, objectifs affichés pour ses 29 vaches, seul acteur de son élevage du sud Morbihan, André Bernard mise sur des animaux solidement construits qui assurent des ventes de jeunes des deux sexes ainsi qu’une production de 9 000 kg.</h3>
<p style="text-align: justify;">Il y a 15 ans, André Bernard s’installait dans le Morbihan. L’élevage se situe à Grand-Champ, localité à une vingtaine de kilomètres au nord de Vannes. Le cheptel a évolué à l’aune de ce qui avait été envisagé au moment de son installation, sans achat extérieur. Il s’est fait connaître des professionnels et des passionnés à partir d’une forte proportion d’individus souvent bien valorisés, tandis que les animaux jugés les moins intéressants trouvent très aisément grâce auprès des producteurs commerciaux.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Au Top-10 national</h3>
<p style="text-align: justify;">L’élevage d’André Bernard est entièrement tourné vers la sélection morphologique, support d’une abondante production laitière jusqu’à présent bridée par ses installations plutôt sommaires. L’évolution très progressive d’un quota initial restreint a constitué un facteur limitant de l’investissement. Néanmoins, ce troupeau breton s’inscrit visiblement au classement morphologique national. En 2006 déjà, l’ancienne grille lui donnait 88,3 points. Depuis, les valeurs ont évidemment changé, pourtant, avec 4 EX, 21 TB, 1 BP ; une note globale de 86,9 deux années consécutives lui attribuait une 6e place, puis une 10e place en 2008 et 2009. Pour un élevage de petite dimension, l’évolution des classifications mérite une analyse, surtout si elle devait s’orienter à la baisse, car les conséquences d’une transaction ne sont pas anodines. « <em>Je ne suis pas mieux loti qu’un gros élevage en termes de classification. Le poids que représente la vente d’une grosse classification fait dégringoler le pointage moyen et peut aussi nuire (par méconnaissance) à la réputation de l’élevage</em> », explique André Bernard. Son quota est passé de 210 700 à 260 000 kg en 12 ans. Il espère pouvoir rajouter de la capacité de production, sans toutefois dépasser 350 000 kg par unité de travail, et ce en confiant les travaux du sol et des cultures à un prestataire de services. <a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/andré-bernard-2.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4602];player=img;"><img class="alignright size-full wp-image-4604" title="andré bernard 2" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/andré-bernard-2.jpg" alt="" width="154" height="189" /></a></p>
<h3 style="text-align: justify;">Trois vaches par personne</h3>
<p style="text-align: justify;">Malgré la contrainte des tâches quotidiennes d’une exploitation conduite par un seul homme, au cours de ces six dernières années on a pourtant vu André Bernard briguer des podiums avec Sultane, Uvéa, Ultime, Biscotte et Berceuse dont les faits sont plus largement développés dans cet article. Cependant, trois autres vaches classifiées TB 88 à EX 90 ont encore assuré la promotion de l’élevage dans ce laps de temps. Elles totalisent 1 place en National, 5 places à l’échelle régionale et 8 places aux Départementaux. Pas plus de trois vaches par personne et par événement, c’est la règle. « <em>C’est le résultat qui compte, pas le nombre d’animaux</em> », telle est la conclusion que tire l’éleveur après avoir été trop gourmand et s’être insuffisamment préparé pour Farmingtour 2008 à l’issue duquel il est revenu bredouille.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La semence sexée en second lieu</p>
<p><div id="attachment_4605" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/black-sam.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4602];player=img;"><img class="size-full wp-image-4605" title="black sam" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/black-sam.jpg" alt="" width="300" height="220" /></a><p class="wp-caption-text">Black Sam TB 86 (Mr Sam x Rudolph x EX 92 Kemview x EX 91 Bichon Buck) remonte à Southwind Ginette TB 88. Pas repointée en 2e lactation pour cause d’embonpoint, elle est pour l’instant sans fille. Elle a produit en 409 jours 10 143 3.81 3.28 et est gestante par Final Cut.</p></div></h3>
<p style="text-align: justify;">Fabriquer de grandes vaches nécessite un savoir-faire certain auprès des génisses. Aux 25 jeunes femelles de renouvellement se joignent une quinzaine d’autres en pension chaque hiver. Une prestation facturée 1,20 € par jour. Toutes reçoivent un peu de maïs, 1 kg de soja, 150 g de minéral et de la paille stimulatrice de la consommation. Puis, une fois qu’elles sont inséminées, elles passent au foin pour satisfaire leurs nouveaux besoins. Faire naître un plus grand nombre de femelles demeure une priorité. Chez les génisses, la primauté est encore donnée au taureau plutôt qu’au mode de conditionnement de la semence. En deuxième lieu si le géniteur est disponible en semence sexée, c’est celui-ci qui est retenu. Le groupe comporte aujourd’hui quelques filles de Henkeseen Hyatt et des Bosside Ross. Ce fils de O-Man sera réutilisé tant ses quelques belles génisses sont encourageantes. L’un et l’autre ne sont disponibles qu’en semence classique. Chez les géniteurs sexés, les filles de Ross, Mr Minister, Final Cut ont la préférence du moment.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Marque de fabrique</h3>
<p style="text-align: justify;">Des 4 EX Lee nées à Grand-Champ, 3 sont encore là. Les Juror ont été motrices dans le troupeau, elles ont été 4 à obtenir une classification EX, 3 autres étaient TB 88. Puis Rudolph s’est montré influent, dans une moindre mesure cependant. André Bernard estime que les dos un brin voûtés et les croupes plates constatés chez certaines des 5es lactations sont d’ailleurs liés aux ascendances Juror plutôt qu’à la qualité des pieds. Pour preuve, le seul parage auquel il ait eu recours en 15 ans a été pratiqué cet hiver par Pierre- Yves Mochet qui revient à son premier métier de pareur et n’a recours qu’à la reinette. « <em>Oui, ce sont de grosses caisses, lourdes, et toutes les vaches de ce calibre accusent un peu le coup dans leur démarche. En conséquence, il faut veiller aux bassins et aux pattes lors des accouplements sur les vaches ainsi caractérisées. La profondeur arrive toujours assez vite, je privilégie donc la mobilité</em> ». Aujourd’hui plus qu’avant, l’éleveur travaille sur la solidité des vaches (dessus, pattes, bassin), « <em>tout en conservant mon image de fabrique : des vaches solides</em> », insistet- il. En conséquence, certains taureaux sont devenus des classiques : Sanchez parce qu’il en aime le type, Denzel, Damion et Dolman. Shottle a été utilisé à retardement parce qu’il fallait que le support soit disponible, « <em>dans la mesure où il faut absolument conserver le style laitier</em> », justifie-t-il.</p>
<h3 style="text-align: justify;">
<div id="attachment_4606" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/Carola.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4602];player=img;"><img class="size-full wp-image-4606" title="Carola" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/Carola.jpg" alt="" width="300" height="218" /></a><p class="wp-caption-text">Carola TB 87 (Lheros x TB 88 Leduc x TB 88 Wade) est descendante directe de Southwind Ginette TB 88 via une EX 91 Bichon. En cours de première lactation : 234 j 5 500 3.62 3.12, gestante par shottle.</p></div>
<p>Clients réguliers</h3>
<p style="text-align: justify;">Destinés à la saillie, une dizaine de taurillons sont vendus 1 200 € chaque année. Leur âge n’est pas déterminant du prix de vente, qu’ils aient 8 jours ou 18 mois, « <em>ce n’est pas l’animal qui est cédé, mais le travail accompli au préalable</em> ». Certains élevages en changent tous les deux ans. Aujourd’hui, ils sont fils de Ross, Spirte, Sanchez ou Laurin. « <em>Il y a plus de risques à vendre un mâle qu’une génisse, l’impact numérique et les conséquences économiques sont plus importants pour l’acheteur</em> », indique le naisseur qui dit avoir un regard neuf sur son travail depuis qu’il commercialise ses taureaux. « <em>J’apprends autant avec les mâles qu’avec les génisses, sur leur aspect général, leur solidité, leur féminité, leurs pattes. Ces observations me permettent de mieux répondre aux besoins de l’acheteur. La projection est plus aisée lorsqu’il s’agit d’un client régulier, son troupeau devient un prolongement du mien.</em> »</p>
<h3 style="text-align: justify;">Consommation et confort</h3>
<p style="text-align: justify;">Le mélange d’ingrédients réalisé manuellement au silo permet une production de 9 000 kg. Pourtant, l’accès à la nourriture constitue un facteur limitant de l’ingestion. La largeur du front d’attaque ne permet d’accueillir que 14 vaches. La compétition est intense pour l’autre moitié du troupeau. Néanmoins, une auge sur roues d’une capacité d’accueil de 35 vaches devrait prochainement se substituer à l’ancien mode de distribution et ainsi permettre une consommation accrue de la ration hivernale complète et semicomplète l’été. L’éleveur estime que la production devrait pouvoir augmenter d’un millier de kilos en l’espace d’un an et que la reprise corporelle devrait elle aussi en tirer profit. Parallèlement à la réalisation d’une nouvelle aire d’alimentation, les vaches verront leur surface de couchage doubler.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Trois lignées</h3>
<p style="text-align: justify;">On l’a dit, 60 % du troupeau est constitué de la famille de Southwind Ginette, une vache aussi déterminante que sa fille Bichon Buck Joyeuse dans la reprise du cheptel initial. 10 % sont issus d’une branche parallèle à celle de Ginette par le biais d’une grand-mère commune. C’est de ce rameau que proviennent Blitz Biscotte et Goldwyn Berceuse qui se trouvent désormais en Loire-Atlantique. Les 30 % restants ont été construits à partir de Juror Obstinée, le seul achat réalisé depuis l’installation de André Bernard. On ne s’étonnera donc pas qu’au fil de cette visite certains noms influents soient très fréquemment rappelés. André Bernard considère que les animaux sont à vendre à condition que la négociation satisfasse les deux partis, et quelques chèques déposés ces deux dernières années ont d’ailleurs aidé le banquier à mieux comprendre la démarche génétique de son client. Bien qu’elle n’ait jamais été tentée, la copropriété demeure possible, « <em>à condition de tomber d’accord au préalable sur la philosophie d’élevage</em> ». Autre option possible : l’échange d’une génisse de valeur génétique équivalente.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Généreuse Ginette</h3>
<h3 style="text-align: justify;">
<p><div id="attachment_4607" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/biscotte.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4602];player=img;"><img class="size-full wp-image-4607" title="biscotte" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/06/biscotte.jpg" alt="" width="300" height="221" /></a><p class="wp-caption-text">Biscotte     VG 88 (Goldwyn x TB 89 Blitz x B-84 Jed) 1re de sa classe au  Départemental 2009 à l’occasion duquel elle a été achetée par les frères  Morilles (Gaec de l’Ouche Ronde) en Loire-Atlantique. Elle devrait être  indétrônable en pis, s’accordent son naisseur et ses propriétaires. On  devrait la revoir au Space. Sa mère s’était placée 1re au Régional de  Bretagne 2005.</p></div></h3>
<p style="text-align: justify;">Au travers de ses trois filles initiales et des quatre générations suivantes, la lignée de Ginette (Southwind x Melwood x Starwar x Valiant x Bootmaker) compte une quarantaine de descendantes. Celles jusqu’à présent classifiées ont toutes obtenu 86 points ou davantage.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa petite-fille Sultane EX 90 (Lee x Kemview) est la vache la plus primée du troupeau. Elle avait commencé par une première place au National à Pau qu’elle avait fait suivre par un Championnat Espoir départemental en 2004. Les deux années suivantes, elle était Championne Jeune et Grande Championne du Morbihan.</p>
<p style="text-align: justify;">Un an plus tard, Uvéa EX 91 (Rudolph x EX 92 Kemview x EX 91 Bichon Buck x TB 88 Southwind) était troisième au Space 2006 et puis prenait le relais de Sultane en devenant Grande Championne 2007 du Morbihan. La belle Black Sam 86 pts (Mr Sam x EX 91 Rudolph Uvéa x EX 92 Kemview Olthène) qui n’a pas été repointée en 2e lactation est l’un des éléments les plus avancés de cette ramification. L’éleveur fait le bilan : « <em>Ces vieilles vaches, Uvéa et Sultane, ne sont désormais visibles qu’à la ferme, elles ont bien plu à certains juges, demeurent productives, connues et présentent une moindre prise de risque à accoupler </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Deux classifications encore plus encourageantes n’ont pas été exploitées à leur juste mesure. En effet, bridé par son quota, André Bernard n’a jamais collecté Olthène (une EX 92 Kemview petite-fille de Ginette) et Ohara (une EX 92 Juror de Ginette). Néanmoins, Olthène est deux fois grand-mère par l’entremise de deux EX 90 et 91 Rudolph. Pour sa part, Ohara conserve deux générations consécutives par Rudolph et Mr Minister après le départ en 1re lactation pour le Pays Basque espagnol de sa fille Ahora TB 88 (Terrason x EX 92 Juror x TB 88 Southwind). Dans la même veine, Style TB 89 (Jed x EX 92 Juror x TB 88 Southwind) en 5e lactation dispose de deux génisses par Rubens et Buckeye. Elle est encore la mère de berceuse TB 88 (Goldwyn), championne espoir au départemental 2009, vendue au Gaec de l’Ouche Ronde en Loire-Atlantique.</p>
<p style="text-align: justify;">En Espagne – chez José Etcheverri, à Irun – Ahora TB 89 a accompagné Vanille TB 88 (Leduc x TB 88 Wade x EX 91 Bichon), partie en 2e lactation après avoir fait 2 filles qui sont en lactation (Carola TB 87 par Lheros et Babyliss). Toutes les deux se démarquent très aisément dans le troupeau, rapportent des visiteurs de l’élevage basque. Cette Babyliss 86 pts (Talent x TB 88 Leduc x TB 88 Wade) en 1re lactation a une jeune par Laurin qui constitue la 6e génération née à domicile depuis l’installation d’André Bernard. Plus près, le Gaec du Soleil Levant à Pluvigner (Morbihan) détient Akapie TB 88 (Mr Sam x EX 90 Lee x EX 90 Juror), et l’Earl du Vieux Poirier à Plouaret en Côtes-d’Armor travaille avec Altes TB 86 (Outside x EX 90 Juror x EX 91 Bichon Buck).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les minoritaires </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Liée par une grand-mère commune à Ginette, Biscotte TB 88 (Goldwyn x TB 89 Blitz x B-84 Jed) a une fille TB 88 par Goldwyn. Quand Biscotte a aussi mis le cap sur le Gaec de l’Ouche Ronde, elle a laissé une fille par Mr Minister.</p>
<p style="text-align: justify;">Ultime TB 89 (Rudolph x TB 86 Charles x EX 90 Ugela) en 5e lactation, était respectivement 2e au départemental en 2007, puis 1re de sa classe et meilleure laitière en 2009. Il s’agit d’une famille à la fois productive et durable qui présente l’inconvénient de se montrer avare en filles.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle aussi numériquement moins influente, car arrivée plus tardivement dans le troupeau, Obstinée EX 90 (Juror x EX 92 Inspiration x EX 94 Starbuck) a pour mère Guitoune, une vache d’ascendance américaine (importée par l’élevage pionnier de Boulieu) qui marque encore le troupeau Michard dans les Côtes-d’Armor. Obstinée a trois filles par Rubens, Lee et Outside, respectivement EX 90 pour les deux premières et TB 89. L’aînée par Rubens développe plus rapidement sa ramification, elle est aujourd’hui arrière-grand-mère d’une Buckeye.</p>
<p style="text-align: justify;">Par Guillaume Bélibaste,</p>
<p style="text-align: justify;">Typex Magazine - Avril-Mai 2010 - N° 92</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.typex.fr/visite-elevage/elevage-andre-bernard-la-morpho-toujours/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ferme Ferré: Le passé sert l’avenir</title>
		<link>http://www.typex.fr/visite-elevage/ferme-ferre-le-passe-sert-l%e2%80%99avenir/</link>
		<comments>http://www.typex.fr/visite-elevage/ferme-ferre-le-passe-sert-l%e2%80%99avenir/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 06:56:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Visite d'élevage]]></category>
		<category><![CDATA[éleveur]]></category>
		<category><![CDATA[ferme]]></category>
		<category><![CDATA[ferré]]></category>
		<category><![CDATA[gagnon]]></category>
		<category><![CDATA[holstein]]></category>
		<category><![CDATA[troupeau]]></category>
		<category><![CDATA[vaches]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.typex.fr/?p=5904</guid>
		<description><![CDATA[Le troupeau Ferré s’affiche sur la scène Holstein depuis 20 ans et différentes lignées ont permis à ses propriétaires, la famille Gagnon, de tirer son épingle du jeu. Et au fil des ans, leur présence dans les arènes d’exposition leur a valu pas moins de 28 bannières d’éleveur et d’exposant. Au cours des 30 dernières ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Le troupeau Ferré s’affiche sur la scène Holstein depuis 20 ans et différentes lignées ont permis à ses propriétaires, la famille Gagnon, de tirer son épingle du jeu. Et au fil des ans, leur présence dans les arènes d’exposition leur a valu pas moins de 28 bannières d’éleveur et d’exposant.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_5908" class="wp-caption alignright" style="width: 285px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/08/pcg.jpg" rel="shadowbox[sbpost-5904];player=img;"><img class="size-full wp-image-5908" title="pcg" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/08/pcg.jpg" alt="" width="275" height="227" /></a><p class="wp-caption-text">Les éleveurs Philippe et Clément Gagnon.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Au cours des 30 dernières années, les Gagnon ont développé leur troupeau en misant sur des lignées prometteuses. Progressivement, l’achat d’animaux a d’ailleurs servi leur philosophie d’élevage. « <em>Nous avons toujours acheté peu de sujets, l’objectif étant d’avoir différentes génétiques qui peuvent plaire à différents acheteurs </em>», explique Clément Gagnon, copropriétaire de l’entreprise avec son fils Philippe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une histoire… de famille </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les Gagnon sont des éleveurs minutieux. Au fil des ans, et depuis l’achat des premières Holstein pur-sang dans les années 1970, ils misent sur la conformation et les qualités laitières. Les expositions y sont une tradition et une occasion de présenter des bêtes exceptionnelles et fin prêtes. « <em>Nous avons toujours travaillé avec des familles de vaches équilibrées et aussi avec des bêtes qui avaient de bons résultats sur les terrains d’exposition. Faire de l’exposition, outre l’aspect marketing, j’ai toujours vu ça comme une belle école de formation de l’élevage. Et quand tu y vas pour gagner, tu t’impliques à fond. Pour nous, les concours ont toujours été une source de motivation et ils ont eu des répercussions </em>», souligne M. Gagnon, qui est juge d’Holstein Québec depuis 1987. Depuis la première bannière d’éleveur obtenue en 1987, le troupeau Ferré a récolté pas moins de 11 bannières junior et 17 bannières d’éleveur et d’exposant régionales en plus de deux premiers prix à Madison (1991 et 2009).</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, le troupeau de 125 têtes Holstein a une moyenne de production de</p>
<p style="text-align: justify;">[...]</p>
<p style="text-align: justify;">En fait, la ferme Ferré en est à sa 4e génération d’agriculteurs. Elle est située à Saguenay, à 200 kilomètres au nord de la Ville de Québec, et le troupeau cumule 30 ans d’efforts et d’amélioration génétique Holstein. C’est en 1980 que Clément Gagnon s’associe à l’entreprise familiale mise sur pied en 1917. Il y rejoint son père, Henri- Paul, et ses frères, Pierre-Maurice et Raymond. Fraîchement installée sur un nouveau site, l’entreprise y exploite alors en stabulation libre son troupeau Holstein. Diplômés en agriculture, les garçons croient en l’élevage Holstein. Après le retrait de leur frère aîné, Raymond et Clément partageront la gestion de la ferme pendant 13 ans, jusqu’au décès subit de Raymond en 2002. Il avait 51 ans. « <em>Ce fut une étape difficile puisqu’on se complétait bien au niveau des objectifs de l’entreprise </em>», de confier M. Gagnon.</p>
<p style="text-align: justify;">[...]</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_5910" class="wp-caption alignright" style="width: 285px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/08/prs.jpg" rel="shadowbox[sbpost-5904];player=img;"><img class="size-full wp-image-5910" title="prs" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2010/08/prs.jpg" alt="" width="275" height="209" /></a><p class="wp-caption-text">Pierstein Redman Superbe TB 87 à 2 ans. Mention honorable All-Canadian 2008 chez les veaux Rouge et blanc. Championne junior expo printemps 2009. 1re à Madison et Toronto, 1 an senior en lait.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Depuis deux ans, les éleveurs misent aussi sur Pierstein Redman Superbe. Elle a été acquise génisse en 2008 entre sa 1re position lors de l’Exposition internationale de Saint-Hyacinthe et sa 3e place lors de la Royale d’hiver de Toronto. Superbe a d’ailleurs terminé cette année fructueuse avec le titre de Mention honorable All-Canadian chez les veaux Rouge et blanc. « <em>Ça faisait quelque temps qu’avec mon épouse Louise, nous voulions du Rouge et blanc. Et tant qu’à commencer, nous voulions partir du bon pied avec une famille de vaches reconnue que nous pourrions exploiter. Il y avait cette génisse qui nous plaisait et qui provenait de la famille de Blondin Shychief Supra (EX 93 3E 17*)</em>», se remémore Clément, soulignant avoir apprécié « <em>la capacité et les très bons pieds et membres</em>» de cette génisse prometteuse offerte dans un encan couru. En 2009, Superbe a terminé championne junior de l’Expo de printemps et 1re chez les 1 an seniors en lait Rouge et blanche lors des rendez-vous de Madison et de Toronto.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus récemment, les Gagnon se sont attardés à développer la famille de Ferré Modest Maggie ainsi que celle de Legault Goldwyn Felicia. Dans le premier cas, Maggie est classifiée TB 87 à 3 ans. Mention honorable junior lors de l’Exposition de Chicoutimi en 2006, elle est la fille de Mabel Outside Mag, TB 88 à 3 ans et championne d’exposition régionale dans sa catégorie de 2002 à 2004, dont 2e 2 ans junior à l’Expo Québec en 2002. Mag a ses deux premières filles en lait classifiées TB. « <em>Les vaches de cette famille sont très stylées et bien développées. Elles ont beaucoup de capacité et de grandeur et sont bien conformées pour les expositions </em>», analyse M. Gagnon.</p>
<p style="text-align: justify;">[..]</p>
<p style="text-align: justify;">Les Gagnon misent sur « <em>des vaches avec une bonne conformation, qui peuvent résister à plusieurs lactations. Nous croyons à l’IPV, mais ce n’est pas tout. La longévité est importante et c’est ce qui est le plus rentable. Sans oublier qu’il faut avoir du plaisir à travailler avec nos vaches matin et soir »</em>. De 1987 à 2002, la vente de génétique a représenté 15 à 20 % des revenus de la ferme. D’ailleurs, ces activités commerciales viendront justifier le passage de la stabulation libre à une stabulation entravée en 1996. L’épisode de vache folle au pays, qui a freiné le commerce de sujets, a eu ses effets sur l’entreprise, dont celui de diversifier les sources de revenus. C’est ainsi qu’avec l’arrivée de Philippe, l’accent a été mis davantage sur</p>
<p style="text-align: justify;">[...]</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De la place pour la relève</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Philippe a intégré la ferme familiale il y aura bientôt trois ans. Diplômé en agriculture, il est le second des trois enfants de Louise et Clément. Ses soeurs Élise et Andréanne gravitent dans le milieu agricole, la première en tant que représentante de territoire pour la Coopérative fédérée de Québec, et la seconde comme technicienne en santé animale dans une clinique vétérinaire. Avant son arrivée sur la ferme familiale, Philippe a occupé pendant six ans un poste de conseiller en production animale et végétale. « <em>Travailler à l’extérieur de la ferme quelques années m’a permis de voir ce qui est positif pour une entreprise. Ça permet aussi d’avoir accès à une tonne de connaissances qui ne s’apprennent pas sur les bancs d’école. J’ai décidé de revenir sur la ferme parce que j’avais le goût de travailler dans mes affaires, de me lancer mes propres défis</em>», d’expliquer celui qui injecte à l’entreprise une vision jeune et aiguisée par une « <em>gestion efficace</em>». « <em>Nous travaillons à maintenir et à améliorer l’efficacité dans toutes les facettes de production afin d’assurer la pérennité de l’entreprise et de pouvoir bien en vivre </em>», ajoute Philippe qui concocte les programmes alimentaires du troupeau.</p>
<p style="text-align: justify;">«<em> Philippe apporte un langage d’efficacité pour tous les aspects de l’entreprise. Quand on tient un tel langage, on a automatiquement l’exigence d’utiliser de bons taureaux, de faire de bons croisements, comme d’utiliser de bonnes pratiques culturales. Ça laisse présager que nous voulons progresser </em>», constate M. Gagnon.</p>
<p style="text-align: justify;">Typex magazine n°93 - juin/juillet 2010 par Brigitte Lavoie</p>
<p style="text-align: justify;">Retrouvez l'intégralité de cet article dans Typex magazine n°93</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.typex.fr/visite-elevage/ferme-ferre-le-passe-sert-l%e2%80%99avenir/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ferme Cotopierre : L’art de rester actuel</title>
		<link>http://www.typex.fr/visite-elevage/ferme-cotopierre-l%e2%80%99art-de-rester-actuel/</link>
		<comments>http://www.typex.fr/visite-elevage/ferme-cotopierre-l%e2%80%99art-de-rester-actuel/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Feb 2011 13:15:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Visite d'élevage]]></category>
		<category><![CDATA[COTOPIERRE]]></category>
		<category><![CDATA[québec]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.typex.fr/?p=921</guid>
		<description><![CDATA[Deux fois Maître éleveur, la Ferme Cotopierre est l’un des fleurons de l’élevage Holstein québécois. Misant sur une vision équilibrée de l’élevage et de la génétique avec des vaches élégantes et fonctionnelles, la famille St-Pierre tire profit de son éloignement des grands centres où elle élève avec constance des familles marquantes. Chez les St-Pierre, l’élevage ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Deux fois Maître éleveur, la Ferme Cotopierre est l’un des fleurons de l’élevage Holstein québécois. Misant sur une vision équilibrée de l’élevage et de la génétique avec des vaches élégantes et fonctionnelles, la famille St-Pierre tire profit de son éloignement des grands centres où elle élève avec constance des familles marquantes. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Chez les St-Pierre, l’élevage Holstein fait partie des mœurs depuis une cinquantaine d’années. Les deux titres de Maître éleveur reçus de l’association Holstein canadienne en 1988 et 2001 témoignent d’ailleurs du travail et de la vision de deux générations d’éleveurs. « Dans les années 1950, mon père était éleveur Ayrshire », de se souvenir Yvon St-Pierre, copropriétaire de l’entreprise avec son épouse Rachel Huard ainsi que sa fille Julie et son gendre Jean-Marc Bourdeau. « Nous avons eu nos premières Holstein dans ces années-là, lorsque j’étais adolescent, pour arriver à produire du lait à l’année. Nous étions à contre-courant de la pensée régionale de l’époque. Lorsque mon père a goûté à la Holstein, avec ses qualités de productrice, il a continué avec la race ». C’est ainsi que le préfixe Cotopierre est né en 1956...</p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;">Retrouvez l'intégralité de cet article dans Typex magazine N° 89 d'octobre-novembre 2009.<br />
Contactez-nous au 33 (0)2 98 27 37 66 pour vous procurer ce numéro</span></strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.typex.fr/visite-elevage/ferme-cotopierre-l%e2%80%99art-de-rester-actuel/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ferme Duchesne: Vibrer pour la perfection</title>
		<link>http://www.typex.fr/visite-elevage/ferme-duchesne-vibrer-pour-la-perfection/</link>
		<comments>http://www.typex.fr/visite-elevage/ferme-duchesne-vibrer-pour-la-perfection/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 11:35:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Visite d'élevage]]></category>
		<category><![CDATA[chicoutimi]]></category>
		<category><![CDATA[classification]]></category>
		<category><![CDATA[conformation]]></category>
		<category><![CDATA[duchesne]]></category>
		<category><![CDATA[ex]]></category>
		<category><![CDATA[ferme]]></category>
		<category><![CDATA[génisse]]></category>
		<category><![CDATA[holstein]]></category>
		<category><![CDATA[laitières]]></category>
		<category><![CDATA[perfection]]></category>
		<category><![CDATA[troupeau]]></category>
		<category><![CDATA[vaches]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.typex.fr/?p=7742</guid>
		<description><![CDATA[Nancy Duchesne entretient une passion sans borne pour son métier d’agricultrice et les «belles» vaches Holstein. Ses sept vaches pointées EX témoignent de sa quête de perfection. Dans un milieu encore essentiellement masculin, l’éleveuse mène sa barque à sa façon et vibre pour des vaches puissantes et laitières. Les yeux rieurs, Nancy Duchesne est un ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Nancy Duchesne entretient une passion sans borne pour son métier d’agricultrice et les «belles» vaches Holstein. Ses sept vaches pointées EX témoignent de sa quête de perfection. Dans un milieu encore essentiellement masculin, l’éleveuse mène sa barque à sa façon et vibre pour des vaches puissantes et laitières.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_7745" class="wp-caption alignright" style="width: 329px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/01/enl.jpg" rel="shadowbox[sbpost-7742];player=img;"><img class="size-full wp-image-7745" title="enl" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/01/enl.jpg" alt="" width="319" height="175" /></a><p class="wp-caption-text">Éric Savard et Nancy Duchesne, accompagnés de la mère de cette dernière, Louisette Bouchard.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Les yeux rieurs, Nancy Duchesne est un petit bout de femme énergique. Copropriétaire de la ferme familiale avec son conjoint Éric Savard, elle est une infatigable passionnée de « belles vaches ». Son troupeau de Holstein est modeste de par le nombre de têtes, mais imposant en qualité. Sa trentaine de vaches en lactation regroupe 7 EX, 28 TB et 2 BP et a une production moyenne annuelle de 11 356 kg de lait à 4 % TB et 3,3 % TA. Chez cette éleveuse perfectionniste, il n’y a pas de place pour les cancres : « <em>Si une vache ne classifie pas bonne plus 83 ou 84 points au premier veau, je la vends. Je veux avoir des belles vaches, juste des belles vaches. Ça a toujours été mon but </em>», assure-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce goût pour la vache parfaite, Nancy le cultive depuis qu’elle est toute petite. En 1964, son père Gilles Duchesne est devenu la 3e génération d’agriculteur sur le lopin de terre familial de la région du Saguenay, à Chicoutimi. Pendant les années qui suivront, l’homme travaillera à améliorer les 300 acres de terre et les bâtiments. Et dans l’étable, il comptera rapidement sur un allié inattendu : sa benjamine.</p>
<p style="text-align: justify;">Dernière d’une famille de 5 enfants, Nancy la fillette adorait la ferme et y passait le plus clair de son temps. « <em>À trois ans, si je voulais aller rejoindre mon père, je devais m’habiller toute seule. Même l’hiver, j’arrivais à enfiler tous mes habits. Ma soeur m’avait fait une vache en bois et une trayeuse, j’avais ma mallette de vétérinaire. La ferme, c’était mon univers de jeux </em>», de raconter Nancy. Devant son intérêt insatiable, son père la laisse choisir les taureaux pour l’insémination et lui donne le feu vert pour la classification du troupeau auprès d’Holstein Canada. Lorsque les classificateurs viennent à la ferme, ils sont étonnés d’être accueillis par une fillette de 11 ans consciencieuse. À l’adolescence, malgré sa facilité pour les matières scolaires, Nancy quitte l’école prématurément malgré le désaccord de ses parents. « <em>J’ai tout fait pour que l’école ne veuille plus de moi. À partir de là, mes parents ont compris que la ferme, c’était ma vie </em>», relate-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Du lait et de la conformation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_7749" class="wp-caption alignright" style="width: 328px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/01/mil.jpg" rel="shadowbox[sbpost-7742];player=img;"><img class="size-full wp-image-7749" title="mil" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/01/mil.jpg" alt="" width="318" height="219" /></a><p class="wp-caption-text">Mountaintop Igniter Lace EX. Elle a produit à 6 ans 11 249 kg de lait à 4,4 % TB et 3,3 % TA. 5e génération de vaches TB.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Sa benjamine dans les pattes, Gilles Duchesne a réalisé les premiers achats de vaches dans les années 1980. D’abord avec l’acquisition d’un troupeau complet et ensuite avec quelques sujets visant l’amélioration de la production laitière. En 1994, il fera l’achat de trois bêtes, dont Rigo Monalisa Counselor. BP 83, elle engendrera Duchesne Progress Mona TB 85 à 3 ans dont les 5 filles seront 100% BP et mieux. Une première lignée marquante pour les Duchesne. À cette époque, le troupeau produit bien et ses propriétaires cherchent à en améliorer la conformation.</p>
<p style="text-align: justify;">Par la suite, ils jetteront leur dévolu sur des troupeaux de la région. Vimy Madona Counselor, acquise lors d’un encan régional, sera un « <em>coup de coeur</em> » pour Nancy. Classifiée EX 5E, Madonna a obtenu deux étoiles « <em>naturelles</em> », c’est-à-dire sans transfert embryonnaire. « J<em>’étais tombée en amour avec cette génisse à la tête moustachue lors de l’exposition régionale. Lorsque nous l’avons vue à l’encan, mon père a accepté de l’acheter pour me faire plaisir. C’est notre premier véritable achat qui a fonctionné</em> », se souvient-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Par la suite, Nancy continue d’acheter régulièrement des bêtes et a l’oeil pour dénicher des vaches abordables, bien conformées mais avec peu de génétique. « <em>J’ai monté mon troupeau avec de belles vaches trouvées ici et là </em>», résume-t-elle. Son oeil aguerri suscite désormais le respect de ses confrères éleveurs. L’éleveuse met aussi la main sur des vaches en mauvaise santé qui, sous ses bons soins, classifient très bonnes et même excellentes, des expériences qui lui ont valu le surnom de « <em>mère Teresa des vaches</em> » et qui prennent la tournure de légendes dans son coin de pays. L’une de ses rescapées sera Grospère Jogger Lavande. Entre sa ferme d’origine et l’encan de réforme, la bête se retrouvera chez Nancy où, sous ses bons soins, elle classifiera EX 2E et engendrera deux filles 100 % BP et mieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec un âge moyen de 5 ans, le troupeau Duchesne compte un bon nombre de vaches matures. « <em>Si elles font TB, elles restent ici et je les garde longtemps</em> », de résumer Nancy, attentive au confort animal. Au fil des ans, 55 vaches de son élevage ont reçu des certificats de longue production, une reconnaissance pour la quantité de lait produit par une même bête au fil des ans. Logées dans une étable à stabulation entravée, les vaches en lactation vont au pâturage toutes les nuits pendant la saison estivale. Depuis un an, les taures de plus de huit mois sont, quant à elles, élevées dans des parcs extérieurs. Une nouvelle façon de faire dont Nancy constate les bienfaits avec des bêtes calmes au physique développé.</p>
<p style="text-align: justify;">Une autre lignée marquante chez les Duchesne est celle de Duchesne James Dania, TB 87 1*. Actuellement, le troupeau héberge la 5e génération de vaches TB et EX de cette famille laitière et bien conformée. Précédée de deux mères TB et de deux étoiles de la race, Dania a produit à 5 ans 12 005 kg de lait à 3,5 % TB et 2,9 % TA. Parmi ses 6 filles, trois sont classifiées TB et produisent en moyenne 11 856 kg de lait à 3,5 % TB et 3,1 % TA. Actuellement, sa petite fille par Jasper, Dena, est EX et concourt au niveau régional où elle a notamment terminé 2e en juillet dernier dans la classe des 4 ans à l’Exposition de Chicoutimi. Jasper est d’ailleurs le taureau qui, « <em>à court terme, a eu l’impact le plus important dans le troupeau</em> », de constater Nancy. Sanchez, Laurin, Shottle, Damion, Bolton, Stallion, Denzel, et plus récemment Steady, ont aussi fait partie des choix de l’éleveuse qui utilise également 20 à 30 % de jeunes taureaux. Dania compte également une soeur propre TB 87 : Duchesne Mines Danielle. Précisons que cette dernière a produit 86 700 kg de lait en six lactations, dont deux lactations à plus de 14 500 kg de lait à 3,3 % TB et 3,1 % TA.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_7752" class="wp-caption alignright" style="width: 248px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/01/djm.jpg" rel="shadowbox[sbpost-7742];player=img;"><img class="size-full wp-image-7752" title="djm" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/01/djm.jpg" alt="" width="238" height="183" /></a><p class="wp-caption-text">Duchesne Jasper Melany TB 85 à 2 ans. Mention honorable Saint-Félicien 2010. 4e génération TB ou EX. 1re lactation en cours.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, la généalogie de Duchesne Jasper Mélany, TB à 2 ans, semble aussi prometteuse. 4e génération de vaches TB ou EX, Mélany a obtenu le titre de Mention honorable lors de l’Exposition de Saint- Félicien 2010. Son unique soeur en lait est classifiée TB 85. Leur mère, Duchesne Talent Mélina, est TB 87 à 4 ans.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des achats prometteurs</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si, par le passé, la stratégie de miser exclusivement sur la conformation s’est avérée efficace pour améliorer la qualité du troupeau, Nancy vise maintenant à développer des familles de vaches. « <em>J’ai changé de philosophie. Depuis près de deux ans, j’utilise le transfert embryonnaire. Je ne veux pas garder des bêtes médiocres seulement pour porter des embryons, mais puisque aujourd’hui mon élevage compte davantage de génisses, les embryons sont portés par des bêtes dans lesquelles j’ai moins confiance</em>», explique-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_7755" class="wp-caption alignright" style="width: 249px"><a href="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/01/mblb.jpg" rel="shadowbox[sbpost-7742];player=img;"><img class="size-full wp-image-7755" title="mblb" src="http://www.typex.fr/wp-content/uploads/2011/01/mblb.jpg" alt="" width="239" height="177" /></a><p class="wp-caption-text">Mont-Blanc Luigi Billy TB 88. 10e génération TB ou EX. Généalogie de 29 étoiles de la race. Elle a produit à 9 ans 12 021 kg de lait à 4,4 % TB et 3,0 % TA. 4 filles 100 % BP et mieux.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Parmi les familles de vaches qu’elle tente actuellement de développer se trouvent quelques acquisitions dont Mont-Blanc Luigi Billy TB 88, acquise l’an dernier lors de la vente liquidation du troupeau Mont-Blanc. 9 générations de vaches EX et TB la précèdent. «<em>J’apprécie les ventes de troupeau complet, parce qu’elles me permettent d’acheter des vaches abordables avec des généalogies intéressantes</em> », explique-t-elle. « <em>Je me donne le défi, lorsque je magazine dans un troupeau, de cibler les lignées importantes et d’obtenir une vache par famille</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Nancy admire aussi particulièrement sa Tebeau Étincelle Igniter EX 92 2E. Grande championne 2010 à l’Exposition de Saint-Félicien, elle a terminé 3e chez lesVaches matures quelques semaines plus tard à Chicoutimi. Étincelle a produit à 5 ans 12 863 kg de lait à 3,6 % TB et 2,8 % TA, une vache qui correspond aux critères de l’éleveuse qui apprécie les vaches avec de la stature et du caractère laitier, ne faisant aucun compromis sur la qualité des membres et du système mammaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Récemment, l’éleveuse a acquis Mountaintop Igniter Lace EX 90. Provenant d’un troupeau de la province du Nouveau-Brunswick, Lace est précédée de quatre générations de vaches TB comptant deux étoiles de la race, une autre famille dont elle espère obtenir une riche progéniture. C’est aussi le cas pour deux autres acquisitions récentes obtenues lors de la vente Sensation chez Lookout Holstein and Jersey en juillet dernier. How-El-Wood Dundee Tammy, une génisse d’un an issue de 5 générations de vaches TB et EX et 18 étoiles de la race, a été acquise par la ferme, tout comme la 1 an senior Toddsdale Jasper Maya. La première a terminé 1re chez les 1 an été lors de l’Exposition de Chicoutimi quelques jours après son achat. Quant à elle, Maya a obtenu le titre de Mention honorable junior lors du même rendez-vous.</p>
<p style="text-align: justify;">Le troupeau Duchesne est un habitué des expositions régionales, et ce depuis 1993. « <em>Je ne vise pas à concourir partout. Mon but est d’avoir de belles vaches et de m’amuser. Mais l’exposition nous donne l’occasion de nous comparer et de rencontrer d’autres éleveurs</em> », souligne-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Viser haut</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si son parcours est celui d’une grande passionnée, Nancy a tout de même dû convaincre son père de lui laisser les rênes de l’entreprise. « <em>Pour mon père, c’était impensable qu’une fille prenne la relève. Dans les années 1980 et 1990, ce n’était pas à la mode, si l’on peut dire</em> », se remémore- t-elle. Au fil des ans cependant, l’idée a fait son chemin et sa fille, ses preuves. « <em>Mais mon père ne voulait pas que je sois seule. Il disait que je devais avoir de l’appui. Lorsque j’ai rencontré Éric, il a reconnu en lui le support qu’il espérait pour moi. </em>» En 2005, alors que se complète le transfert de ferme, la santé de Gilles Duchesne bat de l’aile. Il décèdera quelques mois plus tard, emporté par le cancer. « <em>Mon père, c’était mon partenaire. On a toujours été ensemble. Même s’il n’était pas d’accord pour que je reprenne la ferme, il a toujours cru en moi </em>», confie-t-elle. Aujourd’hui, Nancy peut compter sur son conjoint Éric Savard, actionnaire de l’entreprise depuis 2009 et qui travaille aussi à l’extérieur de la ferme. S’ajoute un employé permanent et sa mère Louisette Bouchard, qui donne aussi du temps. Engagée, l’éleveuse s’active dans des organismes agricoles régionaux tels que le Club Holstein et la Société d’agriculture. Pour Nancy, l’avenir est fait de défis et de plaisir. Travailler avec des animaux de qualité demeure son leitmotiv, elle qui rêve du titre de Maître éleveur. « <em>Au cours des 5 dernières années, le troupeau a beaucoup évolué et je m’adapte à cette évolution. Les vaches classifient bien et font du lait. Ce que j’aimerais par dessus tout, c’est obtenir le titre de Maître éleveur. On travaille pour ça</em> », de conclure l’éleveuse d’un ton décidé.</p>
<p>Typex magazine n°95 octobre/novembre 2010 par Brigitte Lavoie</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.typex.fr/visite-elevage/ferme-duchesne-vibrer-pour-la-perfection/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

