Robot ou roto : Au GAEC de la Champagne (44) : « un roto pour plus de flexibilité »

Jean-Claude Papin et ses associés ont misé sur un roto, un choix qui leur semble plus flexible et qui leur permet de penser à s’agrandir.

Au Gaec de la Champagne, la famille Papin élève une centaine d’Holstein pour un quota de 740 000 litres de lait, plus 200 000 litres pour la production de taurillons. Bref, elle a en main un bel outil de production, flambant neuf puisque les associés ont revu en 2009 l’ensemble de l’organisation de l’élevage. Tout a été pensé pour pouvoir s’agrandir rapidement.
Côté équipement de traite, les Papin ont opté pour un manège de traite de 24 places avec une traite par l’extérieur. C’est un modèle Westfalia baptisé Global 90, équipé de compteurs DemaTron 70 et d’un écran de contrôle tactile et sonore. Le tout est piloté par le DMS 21, un système de gestion de traite et de troupeau contrôlé par ordinateur, qui commande aussi un Dac. Celui-ci permet à la fois d’améliorer la surveillance du troupeau et d’automatiser des tâches quotidiennes : la gestion de la traite avec le compteur à lait Dematron, sélection des animaux avec AutoSelect et FeedSelect, détection automatique des chaleurs... Bref, les laits peuvent être triés et mis de côté, tout comme les animaux en sortie de traite.
Un chien électrique régule l’avancée des animaux, qui est précédée d’un coup de klaxon pour inciter les animaux à aller de l’avant. L’aire d’attente est rétrécie, ce qui incite aussi les animaux à avancer.
« Le choix de l’équipement a été assez naturel. Le roto est plus évolutif et demain notre structure peut évoluer sans souci, ni investissements supplémentaires. Le fait d’opter pour un système ‘traite extérieure’ a été évident, personne ne se voyait ‘enfermé au centre du manège’. En continuant de traire, on garde un oeil sur l’état du troupeau. Le robot permet de ne plus traire, mais le temps d’astreinte est important, il faut surveiller les animaux dans la journée. Avec notre système, puisque l’on a équipé le manège de compteurs et d’un écran de contrôle, on a des informations précises sur l’état de santé de chaque vache au moment de la traite. Ces infos corroborées au regard du trayeur nous permettent de rester sereins. Pas la peine de rester des heures devant son PC pour avoir des infos sur les vaches », assure Jean-Claude Papin, un des associés. Côté temps de travail, il faut 45 min pour traire 85 vaches, avec 10 à 15 min pour le lavage. Auparavant, la traite durait 1 h 30. « Le nettoyage débute dès l’entrée de la dernière vache, on gagne aussi du temps à ce niveau », note l’éleveur. La mise en route du système n’a pas posé de souci et les génisses s’adaptent facilement à ce dispositif. « On gagne en temps de traite, mais la traite est plus intense. Il y a beaucoup de choses à gérer et il faut rester concentré. On ne chôme pas », ajoute Jean-Claude Papin. Les éleveurs n’ont signalé aucun problème de cellules, puisqu’ils n’utilisent pas de produits de post-trempage. « On n’a jamais eu de souci de ce côté-là ».

Le manège Westfalia Autorotor 24 postes Global 90 permet de traire 85 animaux en 45 minutes.

Reste qu’il est possible d’adapter un pulvérisateur pour appliquer un produit de protection sur les trayons. Les associés apportent un soin important à l’état de propreté des animaux et les allées sont fréquemment nettoyées grâce à un racleur à chaîne.

Au global, le manège de traite, les diverses options avec notamment le Dac et le chien électrique auront coûté environ 200 000 euros. Au total, les Papin auront investi 800 000 euros dans leur outil de production.

Typex magazine n°92 - Avril/Mai 2010

Article classé sous: Equipement d'élevage

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