Robot ou roto : Au GAEC de la Cormenais, 1 H au roto, lavage compris

Au Gaec de la Cormenais, le maître mot est l’autonomie. Sur son élevage de 100 Holstein, Christian Nerbonne et ses associés assurent l’alimentation et la complémentation minérale du troupeau sans aliments, sans concentré, ni CMV sophistiqué. Grâce aux céréales de l’exploitation, à du soja acheté en commun avec un voisin éleveur porcin fafeur, et grâce à l’herbe qui est ici exploitée en pâturage au maximum. Pas question de se priver de cet aliment de premier choix à moindre coût. L’homme est maître de ses choix comme de son troupeau. Ici pas question de confier la traite à un robot.
Pour Christian Nerbonne, la traite n’est pas une contrainte… tout juste était-ce une perte de temps avec la 2 x 5 datant de 1991 qui équipait encore la ferme il y a quelques années : « Je m’ennuyais, reconnaît-il. J’y passais 2 h 30 à 3 h matin et soir et c’était long. Ça me prenait trop de temps sur la journée, j’avais d’autres tâches à effectuer, j’avais l’impression de perdre mon temps. » Pour autant, il n’est pas persuadé de passer moins de temps en confiant la tâche à un robot qu’avec une salle roto : « J’ai des voisins qui se sont équipés, je suis allé visiter des élevages, et finalement, j’ai l’impression qu’il y a toujours quelques vaches à amener au robot parce qu’elles n’y ont pas été d’elles mêmes. Au final, 10 min pour l’une, 10 min pour l’autre… il suffi t de 5 ou 6 pour revenir au temps que je passe aujourd’hui à traire : 1 h, lavage compris ! » Pour cela, il dispose depuis 2004 d’une salle rotative de 24 postes de Packo Fullwood. « J’avais hésité à l’époque avec une salle de traite conventionnelle par l’arrière, mais la gestion du parc d’attente me semblait rallonger le temps de traite. Et le temps de lavage me semblait plus long. Avec le roto, pas d’aire d’attente, un chien électrique a été rajouté pour faciliter l’acheminement des animaux. » L’ancienne salle de traite devrait être réaménagée en nurserie, le couloir des logettes a été rallongé de 30 places et une extension neuve a été construite pour la salle rotative : « Tout a été géré par le concessionnaire, nous voulions avoir à nous occuper de rien. Au final, le troupeau n’a pas été affecté par les travaux. Les animaux se sont rapidement adaptés au roto. Quelques rares vaches n’ont pas pu s’y résoudre. »

Christian Nerbonne aux commandes de la salle de traite rotative Packo Fullwood.

Seul aux commandes de son équipement, Christian Nerbonne avoue aimer quand « ça va vite. » Il reconnaît que si le premier tour permet de s’échauffer, quand il faut gérer le trempage en sortie de roto et l’accrochage des faisceaux, il ne chôme pas. Il a opté pour une commande à l’entrée qui permet de faire entrer les génisses individuellement et de gérer les récalcitrantes sans avoir à revenir vers le pupitre central.
Quand il devait aller chercher les animaux dans le parc, il en profitait pour observer les chaleurs. « Mais de toute façon, même avec la salle traditionnelle j’aurais installé un chien électrique, donc j’aurais perdu ce temps d’observation. »

Pour Christian Nerbonne, la salle rotative n’a donc changé aucune habitude de l’élevage. « Je ne commençais pas à traire avant 8 h. Par contre, maintenant je finis plus tôt, vers 19 h. C’est plus agréable. Je n’ai pas l’impression de faire plus de choses, aucune tâche ne m’a été dévolue en plus. » Ses deux frères, son voisin et son épouse avec qui il est associé gèrent en outre un troupeau de 60 vaches allaitantes et l’engraissement des descendants. « Sans doute que je fais les choses plus sereinement, plus en profondeur. » La preuve, le troupeau, conduit en quasi autonomie alimentaire, affiche un niveau d’étable de 8 000 l.

Typex magazine n°92 - Avril/Mai 2010

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2 Réactions pour “Robot ou roto : Au GAEC de la Cormenais, 1 H au roto, lavage compris”

  1. OUDAYER dit :

    Cet article est fantaisiste.Il est bien évident qu'il ne faut pas 10 minutes pour gérer un vache qui ne passe pas au robot.Cet article est à charge contre le robot sans aucun souci de réalisme.
    Il serait interessant de faire un bilan de sante de ce monsieur au niveau des épaules dans 10 ans .

    • Arnaud dit :

      Bonjour,

      Merci pour votre commentaire. Cet article n'est pas à charge contre les robots, il fait partie d'une série de témoignages d'éleveurs qui ont hésité entre robot et roto.
      Cordialement
      Typex.fr

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