www.aaa123456.com: Pour se familiariser avec la méthode Triple A

Dans les catalogues de taureaux étrangers et même français, on voit de plus en plus une ligne avec le sigle aAa et 3 ou 6 chiffres qui suivent. Kezako ? Ces trois lettres sont en fait le symbole de la méthode d’analyse animale créée et développée par Bill Weeks. Baptisée Weeks Animal Analysis, cette méthode est plus connue sous le nom Triple A. Elle se veut une aide à la planification des accouplements afin d’obtenir des animaux équilibrés, sans problème et plus rentables.

Sur le site www.aaa123456.com, il est possible de se familiariser avec cette méthode. Reste que peu de pages sont écrites en français. Heureusement, en France, on peut compter sur Franck Laviec (Analyseur aAa pour la France) pour se familiariser avec cet outil. S’il est largement diffusé outre-Atlantique, il reste peu utilisé en France. La méthode Triple A a été développée dans les années 50, aux États-Unis, à une époque où la description linéaire et le testage des taureaux d’insémination n’existaient pas. Elle repose sur la relation entre les différentes parties du corps mais aussi entre les différentes fonctions de l’animal. Dans le aAa, la charpente, c’est-à-dire la position des différents os du squelette, joue un rôle principal, puisque les os (avec les tendons) sont considérés comme le « portemanteau » de la vache, auquel tout est accroché. Le taureau comme la vache sont répartis en six groupes de qualités de base, selon leur apparence extérieure : 1. Dairy (laitier), 2. Tall (grand), 3. Open (ouvert), 4. Strong (fort), 5. Smooth (large), 6. Style (bien balancé). Ces 6 qualités sont divisées en deux grandes catégories. Les qualités 1, 2 et 3 représentent la catégorie des qualités angulaires. Les 4, 5 et 6 celles des qualités rondes. Elles sont toutes essentielles et indispensables pour obtenir un animal équilibré. Si un animal présente un problème, c’est parce qu’une des qualités (ou plusieurs) n’est pas assez présente dans l’animal. À travers ce système, on cherche avant tout l’origine du défaut principal chez un animal. Chaque éleveur est bien capable de voir si sa vache a de bons membres ou de mauvais membres, si elle dispose d’une bonne ou moins bonne mamelle. Par contre, déterminer la cause de la déficience de la vache est beaucoup moins évident. Il faut toujours garder en tête qu’il y a une interaction entre les différentes parties du corps, et qu’il ne faut donc jamais prendre un seul poste en compte.

Typex magazine n°95 octobre-novembre 2010

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