Le Canada est toujours là !

Fin octobre, de part et d’autre de l’Atlantique, deux grands rendez-vous de la génétique Holstein se sont déroulés : le premier est annuel, il s’agit de la World Dairy Expo de Madison ; le deuxième, la confrontation européenne organisée en Italie à Crémone, est plus exceptionnel puisqu’il a été annulé plusieurs fois du fait de problèmes sanitaires. Bref, en peu de temps, les meilleures Holstein de la planète ont été réunies.

Un constat évident : les filles de taureaux canadiens trustent les premières places. Au final, on a le sentiment que les concours Holstein réunissent des animaux de toutes les origines, de tous les horizons, mais que ce sont toujours les taureaux canadiens qui gagnent ! Le nombre de filles de Goldwyn qui occupent des places d’honneur laisse rêveur.

Bien entendu, on peut élargir ce constat à l’Amérique du Nord dans son ensemble. Pour l’Europe, seule la génétique italienne s’est fait une place de choix sur le palmarès des deux grands concours Holstein. Deux filles d’Iron sont montées sur les podiums : Stone-Front Iron Pasta a terminé championne réserve à Madison et Ptit Coeur Iron Dirona a obtenu le titre de championne réserve adulte, signe que les taureaux européens peuvent aussi construire de belles vaches aptes à concurrencer les Nord-Américaines.

Reste que pour certains, la confrontation européenne est une belle vitrine pour la génétique nord- américaine : c’est le cas pour Andrea Battistoti, directeur de Semenzoo, qui aimerait qu’à cette confrontation européenne on mette plus en avant la génétique du vieux continent : « Le meilleur concours pour l’Europe serait de mettre en concurrence des vaches issues de taureaux français, italiens, allemands. Cela serait une vraie confrontation européenne... En Italie, les vaches sont élevées dans des conditions difficiles, les étés sont chauds et humides, les hivers froids et elles se déplacent sur du béton. La pression de sélection est forte et nous avons des atouts à faire valoir». On verra si ce sentiment est partagé car au fi nal un concours reste la mise en avant de la morphologie.

La confrontation européenne a d’ailleurs donné lieu à une présentation de descendance, dommage que seules des unités italiennes et allemandes aient joué le jeu, car c’était déjà une belle vitrine pour l’Europe.

Edito typex magazine n°95 octobre-novembre 2010 par Erwan Le Duc

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