L’heure de la mise à l’herbe

La mise à l’herbe est souvent synonyme de simplification de l’astreinte quotidienne pour les éleveurs qui disposent de surface en herbe suffisante pour le troupeau. Néanmoins, il s’agit d’une période délicate qu’il est indispensable de maîtriser afin de ne pas pénaliser la lactation des vaches laitières.

 

Groupe HolsteinsPlus la transition sera anticipée, plus elle sera réussie. On limitera ainsi les problèmes liés à la transition alimentaire et le risque d’apparition de pathologies.

La transition alimentaire a souvent comme conséquence une baisse de la production laitière. Il est important de palier cette baisse en valorisant l’herbe tout en la complémentant, afin d’être au plus proche des besoins des animaux afin qu’ils maintiennent un bon état corporel et leur niveau de production laitière.

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Complémenter pour valoriser

Afin que cette période de l’année se passe de la meilleure manière qu’il soit, Jean-Baptiste Soula responsable marketing et communication Sanders expose l’intérêt d’une complémentation riche en énergie avec un niveau en matières grasses élevé en particulier en acide gras insaturés non acidogènes. De même, selon Jean-Baptiste Soula : « Nos gammes de concentrés apportent une sécurité supplémentaire grâce à l’utilisation de Digestine, un capteur d’ammoniac qui régule l’excès d’azote soluble apporté par l’herbe. »

Le groupe Techna préconise, pour bien complémenter l’herbe jeune pâturée, la distribution de concentrés énergétiques avec une faible MSR4 (matière sèche rapide à 4 heures). De tels concentrés sont formulés avec du maïs grain, de la coque de soja, de la pulpe…

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Pathologies de mise à l’herbe

Concernant les pathologies liées à la mise à l’herbe, les plus connues sont la tétanie d’herbage et les mortalités embryonnaires causées par une exportation massive du magnésium dans le lait, non compensée par l’alimentation. Ces pathologies apparaissent généralement au printemps pour les vaches multipares, haute productrice et plutôt en début de lactation où l’exportation du magnésium dans le lait est importante. En effet, lors de la mise à l’herbe, les vaches pâturent de l’herbe jeune riche en eau, en sucre et en azote soluble. Elle est également pauvre en cellulose ce qui induit une très forte fermentescibilité et une accélération du transit.

De plus, elle est fortement déséquilibrée en minéraux : carencée en magnésium, calcium, sodium et riche en potassium, ce qui bloque l’assimilation du magnésium et des oligo-éléments.

Ce déficit en magnésium est lié à la fertilisation riche en azote et potassium apportée sur les prairies avant la mise à l’herbe qui entraîne une mauvaise absorption du magnésium. Une complémentation la plus en amont possible est donc indispensable dans la ration des vaches laitières.

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Que ce soit au niveau de l’alimentation ou de l’hygiène de la mamelle, la mise à l’herbe est une transition dans la lactation des vaches laitières qu’il est important d’anticiper au maximum pour être sûr qu’elle soit réussie.

 

Sébastien Randoux

 

Article classé sous: Santé / Nutrition

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