Ferme Bellecité – L’équilibre génétique

Les propriétaires de la ferme Bellecité : Michel et Brigitte Dufour en compagnie de Stéphane qui possède le quart des parts et de Marc-Antoine, un futur actionnaire.
Une sélection minutieuse, des croisements et des achats judicieux ont mené Bellecité à opérer un troupeau élite qui compte maintenant 2 EX, 52 TB et 46 BP.
La ferme Bellecité est située dans la magnifique région de Charlevoix. Reconnue pour ses attraits touristiques incomparables, cette région du Québec est également l’une des seules à mettre en marché de nombreux produits du terroir à partir d’élevages ovins, caprins ou bovins. Bien que les fermes laitières soient de moins en moins nombreuses dans cette région du Québec, quelques-unes subsistent encore. C’est le cas de l’élevage Bellecité qui appartient à la famille Dufour depuis bientôt sept générations. La ferme, qui était auparavant la propriété des parents de Michel Dufour, a été achetée en 1976 par ce dernier et par son frère, Bertrand. Ceux-ci ont travaillé de concert jusqu’en 1996, année où Bernard s’est retiré de l’entreprise pour laisser la place à Brigitte, l’épouse de Michel. Aujourd’hui, Michel et Brigitte travaillent à temps plein sur la ferme en compagnie de leurs deux garçons : Stéphane qui possède maintenant près du quart des parts de la ferme, et Marc-André qui travaille à temps partiel sur l’entreprise. Ce dernier est aussi représentant pour la compagnie ABS Canada. Le couple a aussi deux fi lles qui travaillent à l’extérieur, dont l’une est agronome.
Conformation et production
La ferme familiale s’est modernisée au fi l des ans pour devenir aujourd’hui une entreprise laitière moderne qui compte un troupeau Holstein de très bonne qualité. Les propriétaires ont toujours cru en la force du progrès génétique pour améliorer la qualité de leur cheptel et maximiser la production laitière : la source principale de revenus de la ferme pendant de nombreuses années. La sélection des bêtes depuis 1976 a permis à ces producteurs charlevoisiens de développer des lignées maternelles alliant conformation et production. La dernière classifi cation du troupeau en témoigne : 2 vaches sont classifi ées excellentes, 52 très bonnes et 46 bonnes plus. Le troupeau se compose actuellement de 120 vaches, dont 90 sont en lactation. Outre les vaches adultes, l’élevage compte en moyenne 80 génisses.
Processus de sélection
Dès les années 80, des sujets pur-sang sont acquis pour améliorer la génétique du troupeau. « Au début, la sélection était basée sur l’amélioration des composantes du lait, surtout en ce qui concerne le gras », indique Michel. La paie de lait étant établie en fonction du taux de gras, les éleveurs avaient tout à gagner à améliorer cet aspect. Au fi l des ans, le processus de sélection a porté ses fruits. « Nous sommes passés de 2,9 % à plus de 4,0 % de gras », affi rme Michel. « Cela nous permet désormais de remplir notre quota tout en gardant le moins de vaches possible », surenchérit Stéphane. La sélection des taureaux est aujourd’hui basée sur une approche beaucoup plus équilibrée. La conformation représente la priorité, mais les éleveurs accordent également une attention particulière au système mammaire, aux pieds et aux membres et aux critères de santé tels que la longévité. Enfi n, ils n’oublient pas de jeter un coup d’oeil aux composantes du lait...


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