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Quoi de neuf sur le front des mammites?

La mammite est la pathologie la plus répandue dans les élevages laitiers. Son traitement, au tarissement ou en lactation, nécessite des pommades intramammaires ou des spécialités injectables par voie générale. Les deux leaders du marché sont Mastijet (Intervet) et Silunox (Pfizer) à base d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires. Mais l’offre thérapeutique est large, elle inclut même de l’homéopathie, et depuis peu un vaccin.

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La perception du traitement de la mammite évolue vers une médication raisonnée et une lutte contre l’antibiorésistance.

Philippe Roussel, chercheur à l’Institut de l’élevage, constate une évolution dans le traitement des mammites depuis quelques années : « Il s’agit d’une réflexion qui entre dans le cadre plus global de la médication raisonnée et des antibiorésistances. L’état d’esprit évolue. » Pour autant, il reconnaît que si les travaux ont mis en évidence l’intérêt d’une utilisation raisonnée des antibiotiques au tarissement, le traitement des mammites cliniques demeure délicat et les travaux et essais n’ont pas permis beaucoup d’évolution des pratiques de terrain. D’autant que « bien que les données chiffrées soient difficiles à obtenir, on reste sur des phases d’augmentation de fréquence des mammites en élevages ». Dans ce contexte il est diffi cile de gérer une limitation ou une meilleure utilisation des traitements. Parmi les produits disponibles sur le marché, il cite l’obturateur interne Orbeseal mis sur le marché par Pfizer, mais qui « finalement s’est positionné comme un complément aux traitements antibiotiques et non comme une alternative », et les travaux en cours sur le vaccin développé par la société espagnole Hipra. « Malheureusement, l’étude réalisée il y a quelques années par les chambres d’agriculture de l’Ouest et l’école vétérinaire de Nantes sur les huiles essentielles n’a pas validé les espoirs qu’elle avait suscités : l’action bactéricide des huiles essentielles s’est révélée totalement inhibée par le lait lors de l’injection dans les trayons. Des expériences in vitro l’ont confirmé. »
Bertrand Faroult qui préside la commission Qualité du lait pour la SNGTV (société nationale des groupements techniques vétérinaires) constate que « c’est surtout dans le domaine du traitement au tarissement qu’un concept de traitement plus ciblé s’est développé : il s’agit de réserver les traitements antibiotiques aux vaches infectées, les vaches saines relevant de la seule prévention, celle-ci pouvant être assurée par un traitement non-antibiotique, de type obturateur de trayon ou par l’absence de tout traitement. Dans le domaine du traitement en lactation, les pratiques ont moins évolué. » Il relève que seule une nouvelle spécialité injectable a été validée ces dernières années : le Stop M de Boehringer- Ingelheim pour le traitement des infections subcliniques à streptocoques et staphylocoques à coagulase négative. Il espère que « les pratiques évoluent désormais par un meilleur encadrement du fait de l’obligation de définir un protocole de soins dans les élevages (AM d’avril 2007). Les tendances et réflexions portent sur le ciblage des traitements en termes de molécule et spectre d’activité, avec un plus grand recours aux analyses bactériologiques, et en termes d’animaux à traiter pour se concentrer sur les animaux qui ont de bonnes chances de guérison. »

Boehringer- Ingelheim : Ubrolexin, Stop M et Metacam

Matthieu Rolland, chef de produits bovins chez Boehringer-Ingelheim santé animale, reconnaît que « la tendance sur le terrain est à une utilisation plus raisonnée des antibiotiques, tant sur les spécialités intramammaires que sur les injectables. » Pour autant, il se heurte sur le terrain à des difficultés de compréhension des traitements : « Les éleveurs ont tendance à estimer la guérison de leurs vaches au vu du dégonfl ement de la mamelle. Ce qui correspond certes à la fi n de l’inflammation, mais pas forcément à la guérison bactériologique. » Il explique que si « 40 à 50 % des vaches souffrent de mammites, il y a autant de tubes intramammaires vendus que de vaches dans le cheptel : ce qui prouve une mauvaise utilisation des antibiotiques en élevages avec de nombreuses rechutes liées à la persistance de germes, même après le dégonflement de la mamelle. »

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Les éleveurs ont tendance à estimer la guérison de leurs vaches au vu du dégonfl ement de la mamelle. Ce qui correspond certes à la fin de l’inflammation, mais pas forcément à la guérison bactériologique.

Pour le traitement des mammites en lactation, Boehringer-Ingelheim a lancé en février 2009 Ubrolexin, un traitement intramammaire dont l’objectif est la guérison bactériologique. C’est une association de céfalexine, céphalosporine de première génération et de kanamycine, un aminoglycoside. La première est active contre les bactéries à Gram +, la seconde sur les bactéries à Gram -. Les deux molécules ont des modes d’action différents, l’une inhibe la synthèse des parois bactériennes, l’autre agit sur la synthèse protéique. Matthieu Rolland rappelle qu’il est bon de réserver les céphalosporine de dernière génération à l’antibiothérapie humaine et que « le risque de résistance à 2 antibiotiques est plus réduit qu’à un seul. » Il cite le docteur vétérinaire Francis Sérieys, vétérinaire expert de la qualité du lait et fondateur du cabinet Filière Blanche : « Les associations d’antibiotiques présentent de nombreux avantages théoriques en termes d’effi cacité et de sécurité par rapport à la monothérapie, grâce à la synergie entre les composants de l’association. » Autre avantage selon Boehringer-Ingelheim, la simplicité et la rapidité du protocole : seulement deux applications à 24 h d’intervalle.
L’autre spécialité du laboratoire est le Stop M, un antibiotique injectable, à base de pénéthamate pour le traitement des mammites cliniques et subcliniques à germes Gram +. « C’est un traitement de choix, explique le chef de produits, pour les mammites à cellules dues aux staphylocoques à coagulase négative, pour lesquelles nous avons une AMM spécifique. Ou encore pour les génisses qui présentent la spécificité d’avoir des mammites souvent multiquartier et à Gram +, avec une nette prédominance des staphylocoques à coagulase négative. »
Enfin, le laboratoire préconise en accompagnement du traitement antibiotique l’utilisation de Metacam, un anti-inflammatoire non stéroïdien qui présente, outre une action antalgique et anti-endotoxinique pour dégonfler la mamelle, la particularité de limiter la douleur.

Pfizer commercialise l’unique obturateur interne avec AMM

La dernière grande innovation en terme de traitement des mammites est due à Pfi zer et son obturateur de trayons Orbeseal. Préconisée au moment de son lancement en 2006 comme une alternative aux traitements antibiotiques, son AMM a été revue pour proposer un usage en accompagnement du traitement antibiotique. Bruno Besognet, responsable technique Pfizer, division santé animale, rappelle que « cet usage était déjà préconisé aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande ». Aujourd’hui, son utilisation est recommandée sur toutes les vaches dans les troupeaux fortement infectés et qui présentent des risques élevés de nouvelles infections. Une étude conjointe de l’Institut de l’élevage, l’école vétérinaire de Nantes, l’Inra et le cabinet Filière Blanche, en 2009, préconisait l’utilisation de l’obturateur de manière systématique dans le cadre d’un traitement sélectif au tarissement (adapté au niveau des risques de l’élevage), car « il apporte un niveau de protection plus élevé vis-à-vis du risque de nouvelles infections par les bactéries de type colibacille ». Un article paru en 2008 dans le Point Vétérinaire, sous la plume de Nathalie Bareille, chercheuse à l’Inra, concluait : « L’obturateur interne est […] un bon candidat inerte pour remplacer l’antibiotique. […] S’il permet d’éviter une partie des infections à la période sèche et surtout des mammites cliniques de début de lactation, les coûts de traitements pourraient être compensés par les pertes et coûts épargnés. »
Ces nouvelles préconisations apparues en 2007-2008 ont fait véritablement décoller le marché. Orbeseal est à ce jour le seul obturateur interne autorisé par une AMM en France comme un médicament vétérinaire. Philippe Roussel, de l’Institut de l’élevage, rappelle que « des essais ont été réalisés sur des obturateurs externes à un haut niveau de barrière, mais que leur mise en oeuvre nécessitait une application complémentaire en fi n de tarissement, ce qui exigeait une manipulation supplémentaire des animaux et donc rendait le produit peu compatible avec les pratiques d’élevage. »

Boiron, la stratégie homéopathique

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La tendance sur le terrain est à une utilisation plus raisonnée des antibiotiques, tant sur les spécialités intramammaires que sur les injectables.

Après la fusion Boiron-Dolisos en 2005, Boiron a réorganisé son activité vétérinaire. De nouvelles stratégies marketing et de nouvelles équipes ont été mises en place depuis 2007. Dans un marché relativement stagnant, l’activité de Boiron progresse de 20 à 30 % par an, grâce à une politique de vente réservée aux ayants droit, mais avec une large communication aux éleveurs, « ce qui nous est permis, car nos médicaments ne sont pas avec prescription obligatoire ».
« Cette année le thème principal du congrès de la SNGTV, c’est l’antibiothérapie raisonnée, alors qu’historiquement le fonds des traitements en médecine vétérinaire rurale est plutôt largement basé sur les antibiotiques, constate Christophe Calleja, responsable du développement vétérinaire chez Boiron, le spécialiste de l’homéopathie en santé humaine et animale. C’est donc la preuve d’un changement de mentalité. Une pratique raisonnée inclut l’aspect quantitatif – ne pas prescrire de manière systématique – et qualitatif – prescrire mieux, c’est-à dire utiliser les molécules de dernière génération en dernier ressort. Tout cela est assez nouveau. »
Sur le sujet des mammites, Boiron préconise le traitement précoce, ce qui nécessite une grande attention prêtée aux premiers signes et un bon suivi du traitement. Dolisovet est un traitement intramammaire, mélange de phytothérapie et d’homéopathie. Il est préconisé « en tout début d’infection et à la suite d’un traitement antibiotique pour aider à cicatriser et réduire l’inflammation et surtout éviter de repartir sur un deuxième traitement antibiotique. Si la mammite est bactérienne et installée, l’éleveur ne fera pas l’impasse sur les antibiotiques. » Les huiles et plantes de Dolisovet ont une action anti-inflammatoire et cicatrisante. Au tarissement, il peut être utilisé pour assainir la mamelle et éviter l’inflammation ; il peut être utilisé en association avec l’obturateur de trayon interne Orbeseal. Le Sepfl ogyl est une pommade à base d’extraits d’arnica et de ruscus, ou petit houx, pour leurs effets anti-contusion et anti-inflammatoire. « Son usage nécessite aussi une grande attention de la part de l’éleveur qui devra passer du temps pour masser les mamelles », relève Christophe Calleja. La particularité de cette pommade, leader sur le marché, est son fort pouvoir de pénétration. Son produit concurrent, le Vetebiol (nouveau nom du Végébom) est un baume formulé à base d’huiles essentielles sur une base grasse.
Également au catalogue Boiron, le PVB Phytolac est un produit homéopathique pour les mammites subcliniques. « Nous le préconisons sur les vaches dont le lait titre 300 000 à 700 000 cellules depuis trois mois. Il est injectable ou buvable et s’administre pendant 3 à 5 jours. »

Merial, Cefovet, Suanovil et Speciorlac

Cédric Dezier, responsable technique de la gamme ruminant chez Merial, constate lui aussi le développement « d’une approche préventive des mammites, autour du tarissement, avec des traitements plus précis selon les situations et les animaux au sein d’un même troupeau. Et aujourd’hui, vu l’état économique de la filière lait, nous devons nous orienter vers des traitements les plus courts possible, pour écarter le moins de lait possible. » Il note également que « les éleveurs sont de plus en plus sensibilisés au diagnostic bactériologique qui permet de cibler plus finement l’antibiothérapie ».
Spécialiste des vaccins, antiparasitaires et antibiotiques respiratoires, Merial développe néanmoins des solutions pour les mammites. « Cefovet est un traitement intramammaire à base de céfazoline, une céphalosphorine de première génération, dont la structure chimique a été développée pour présenter un large spectre : comme la pénicilline à laquelle elle est apparentée, elle est axée sur les Gram +, mais elle est également active sur les Gram - , notamment les colibacilles. » Le traitement est court : 2 injections à 12 h d’intervalle avec un temps d’attente de 6 traites. « L’amélioration clinique est visible 48 heures après la fi n du traitement. Ce délai peut paraître « long » pour certains éleveurs, avec le risque qu’ils s’impatientent et enchaînent sur un autre traitement antibiotique, ce qui constituerait une très mauvaise gestion de l’antibiothérapie. Le respect de la prescription vétérinaire est donc essentiel. Il faut laisser du temps à la mamelle pour guérir, que l’antibiotique soit administré sur deux traites ou sur quatre ! »
Pour les mammites présentant des formes enkystées à staphylocoque, Merial préconise le Suanovil 20, spiramycine injectable par voie sanguine. « Les céphalosporines sont des antibiotiques qui ne traversent pas les membranes cellulaires, contrairement aux macrolides, comme le Suanovil 20. Le vétérinaire prescripteur peut, selon le contexte d’élevage, préconiser ou non l’utilisation de Suanovil 20, en complément de l’intramammaire Cefovet pour atteindre les germes par deux voies : dans le trayon et dans le tissu de la mamelle. »
Au tarissement, les spécialités de Merial sont Cefovet HL, pour hors lactation, à base de la même molécule à spectre large que Cefovet, et Speciorlac, le seul intramammaire du tarissement à base de spiramycine, contre les Gram +. Il contient en outre de la néomycine pour lutter contre les Gram -.

Françoise Foucher

INFORMATIONS LÉGALES UBROLEXIN® suspension intramammaire pour vaches laitières en lactation. ESPÈCE : Bovins (vaches laitières en lactation). COMPOSITION : Céfalexine 200 mg (sous forme de monohydrate), kanamycine 100 MUI (sous forme de monosulfate), excipients q.s.p. une seringueintramammaire de 10 g. INDICATIONS : Chez les vaches laitières en lactation : traitement des mammites cliniques dues à des germes sensibles à l’association céfalexine-kanamycine tels que Staphylococcus aureus, Streptococcus dysgalactiae, Streptococcus uberis et Escherichia coli. CONTREINDICATIONS : Ne pas utiliser chez les vaches laitières en lactation présentant une hypersensibilité connue à la céfalexine et/ou à la kanamycine. Ne pas utiliser lors de résistance avérée. EFFETS INDÉSIRABLES : Aucun connu. PRÉCAUTIONS D’EMPLOI : Chez les animaux : Recommandations pour un usage prudent : L’utilisation du produit doit être basée sur un test de sensibilité des bactéries isolées sur l’animal. Si ce n’est pas possible, la thérapie doit être basée sur des informations épidémiologiques locales (régionales et au niveau de l’élevage) relatives à la sensibilité de la bactérie cible ainsi que sur les politiques antimicrobiennes nationales offi cielles. Un usage inapproprié du produit peut accroître la prévalence des bactéries résistantes à la céfalexine et à la kanamycine et peut altérer l’effi cacité d’un traitement avec d’autres céphalosporines ou aminoglycosides en raison de résistances croisées potentielles. Chez la personne qui administre le médicament aux animaux : Les pénicillines et les céphalosporines peuvent être responsables d’hypersensibilité (allergie) après injection, inhalation, ingestion ou contact avec la peau. L’hypersensibilité aux pénicillines peut entraîner une sensibilité croisée aux céphalosporines et vice versa. Les réactions allergiques à ces substances peuvent parfois être graves. 1) Ne manipulez pas ce produit si vous vous savez sensibilisé, ou si on vous a déconseillé de travailler avec ce type de préparations. 2) Respectez toutes les précautions recommandées. Manipulez ce produit avec le plus grand soin pour éviter l’exposition par contact accidentel avec la peau. Il est recommandé de porter des gants lors de la manipulation ou de l’administration du produit. Lavez la peau exposée après usage. 3) Si, après exposition, vous développez des symptômes, de type éruption cutanée, consultez un médecin et montrez lui cette notice. Gonfl ement de la face, des lèvres et des yeux ou diffi cultés respiratoires sont des symptômes plus graves, qui nécessitent une intervention médicale urgente. GRAVIDITE OU LACTATION : Les études menées chez les animaux de laboratoire n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène. Les études terrain chez la vache laitière n’ont mis en évidence aucun effet tératogène, foetotoxique ou maternotoxique. Le produit peut être utilisé chez les vaches gravides. Le produit est destiné à être utilisé durant la lactation. INTERACTIONS : En cas de résistance à la céfalexine, une résistance croisée avec d’autres céphalosporines est très probable. Lors de résistance à la kanamycine, il existe une résistance croisée entre la kanamycine, la néomycine et la paromomycine. Une résistance à sens unique est connue avec la streptomycine. SURDOSAGE : Sans objet. ADMINISTRATION ET POSOLOGIE : À usage intramammaire. Traiter le(s) quartier(s) infecté(s) deux fois de suite à 24 h d’intervalle. Administrer le contenu d’une seringue (contenant 200 mg de céfalexine sous forme de monohydrate et 100 000 UI de kanamycine sous forme de monosulfate) dans chaque quartier à chaque traitement. Chaque seringue est à usage unique. Avant injection, la mamelle doit être totalement traite, le trayon doit être soigneusement nettoyé et désinfecté et des précautions doivent être prises pour éviter toute contamination du bout de la seringue. TEMPS D’ATTENTE : Viande et abats : 10 jours ; lait : 5 jours. CONDITIONS DE CONSERVATION : Pas de précautions particulières de conservation. CONDITION DE DÉLIVRANCE : Liste I. Médicament vétérinaire soumis à prescription devant être conservée pendant au moins 5 ans. PRÉSENTATIONS : Boîte de 10 seringues intramammaires de 10 g (12 ml) et de 10 lingettes pour trayons. Boîte de 20 seringues intramammaires de 10 g (12 ml) et de 20 lingettes pour trayons. AMM n° FR/V/1592221 0/2008 du 04.08.2008. Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées. FABRICANT : Univet Ltd Tullyvin, Cootehill, Co. Cavan, Irlande. TITULAIRE DE L’A.M.M. : Boehringer Ingelheim France, 14, rue Jean Antoine de Baïf, F-75013 Paris. INFORMATION ET DISTRIBUTION VÉTÉRINAIRES : Boehringer Ingelheim France. Division Santé Animale. 12, rue André Huet, F-51100 Reims. Tél. : 03 26 50 47 50. Fax : 03 26 50 47 43. infoveto@rei.boehringer-ingelheim.com. Mise à jour du texte : 20.07.2009. Dolisovet® intramammaire, pommade intramammaire. Composition : Belladonna 1 DH, Calendula TM, Echinacea 1 DH, Dulcamara 1 CH. Excipients q.s.p. 1 seringue de 10 g. Forme pharmaceutique : pommade intramammaire. Informations cliniques : espèces cibles : vaches, brebis et chèvres. Indications d’utilisation : chez les vaches, les brebis et les chèvres : médicament homéopathique traditionnellement utilisé pour contribuer à la restauration du fonctionnement de la mamelle. Contre-indications : ne pas livrer le lait du ou des quartiers traités pendant la durée du traitement. Précautions particulières d’emploi : précautions particulières à prendre par la personne qui administre le médicament aux animaux : consulter un vétérinaire si les symptômes persistent. Utilisation en cas de gravidité, de lactation ou de ponte : l’innocuité de la spécialité chez la femelle pendant la gestation et la lactation n’a pas été étudiée. Cependant, les médicaments homéopathiques sont traditionnellement utilisés chez les femelles en gestation et en lactation. Posologie et voie d’administration : 1 seringue de 10 g par voie intramammaire, 2 fois par jour pendant 3 à 5 jours. Avant l’injection du médicament, vider totalement le quartier malade et désinfecter l’orifi ce du trayon. Temps d’attente : viandes et abats : zéro jour. Lait : cf. Rubrique « contre-indications ». Propriétés pharmacologiques : médicament homéopathique associant plusieurs souches dont les propriétés, dans l’indication proposée, sont reconnues par les matières médicales homéopathiques. Informations pharmaceutiques: liste des excipients : triéthanolamine, carbopol, eau pour préparations injectables. Précautions particulières de conservation : ne pas conserver à une température supérieure à 25°C. Nature et composition du conditionnement primaire : seringue intramammaire polyéthylène basse densité, piston polyéthylène basse densité. Précautions particulières à prendre lors de l’élimination de médicaments non utilisés ou de déchets dérivés de l’utilisation de ces médicaments : les conditionnements vides et tout reliquat de produit doivent être éliminés suivant les pratiques en vigueur régies par la réglementation sur les déchets. Responsable de la mise sur le marché : Boiron 20, rue de la Libération - 69110 - Sainte-Foy-lès-Lyon. Numéros et date d’autorisation de mise sur le marché : boîte de 4 seringues intramammaires de 10 g : AMM n° 679266 3 et boîte de 52 seringues intramammaires de 10 g AMM : n° 679268 6 du 1 mars 2006. Médicament vétérinaire non soumis à prescription. Sepfl ogyl®, pommade. Composition : extrait d’Arnica montana 2 g, extrait de Ruscus aculeatus 0,5 g. Forme pharmaceutique : pommade. Informations cliniques : espèces cibles : bovins, ovins, caprins, équins, porcins et chiens. Indications d’utilisation : oedèmes mammaires chez les bovins, ovins, caprins, équins, porcins et chiens.Précautions particulières d’emploi : l’application de la spécialité, en raison de sa saveur aromatique, peut rendre le lait impropre à la consommation. Posologie et voie d’administration : voie cutanée. Appliquer sur la mamelle 2 à 3 fois par jour. Temps d’attente : zéro jour. Informations pharmaceutiques: liste des excipients : parahydroxybenzoate de méthyle sodique, acide sorbique, camphre racémique, dipalmitostéarate d’éthylène gycol, huile de vaseline, acide stéarique, eau purifi e q.s.p. 100 g. Précautions particulières à prendre lors de l’élimination de médicaments non utilisés ou de déchets dérivés de l’utilisation de ces médicaments : les conditionnements vides et tout reliquat de produit doivent être éliminés suivant les pratiques en vigueur régies par la réglementation sur les déchets. Responsable de la mise sur le marche : Boiron - 20, rue de la Libération - 69110 - Sainte-Foy-lès-Lyon. Numéros et date d’autorisation de mise sur le marche : étui de 1 tube aluminium de 75 g : AMM n°683640 3 du 21 juillet 1992. Pot polyéthylène de 220 g : AMM N°683638 9 du 21 juillet 1992. Pot polyéthylène de 600 g : AMM N°683639 5 du 21 juillet 1992. Médicament vétérinaire non soumis à prescription. PVB® Phytolac solution buvable - solution injectable. Composition : Belladonna 5 CH, Apis mellifi ca 5 CH, Pulsatilla 5 CH, Staphylococcinum 5 CH, Streptococcinum 5 CH, Conium maculatum 5 CH, Phytolacca decandra 5 CH, Pyrogenium 7 CH, Hepar sulfur 7 CH. Excipient solution buvable : éthanol à 15 % V/V q.s.p. 1 ml. Formes pharmaceutiques : solution buvable - solution injectable. Informations cliniques : Espèces cibles : vaches, brebis, chèvres. Indications d’utilisation : chez les vaches, brebis, chèvres : médicament homéopathique traditionnellement utilisé dans les états fébriles et congestifs en lien avec une infl ammation de la mamelle. Contre-indications : ne pas utiliser lorsque l’animal présente un abcès mammaire clos. Ne pas livrer le lait du ou des quartiers traités pendant la durée du traitement. Précautions particulières d’emploi : précautions particulières d’emploi chez l’animal : forme injectable : appliquer les principes habituels d’asepsie lors d’injection hypodermique. Précautions particulières à prendre par la personne qui administre les médicaments aux animaux : consulter un vétérinaire si les symptômes persistent. Utilisation en cas de gravidité, de lactation ou de ponte : l’innocuité de la spécialité chez la femelle pendant la gestation et la lactation n’a pas été étudiée. Cependant, ce médicament homéopathique est traditionnellement utilisé pendant la gestation et la lactation. Posologie et voie d’administration : solution buvable : 5 ml, par animal, par voie orale, matin midi et soir, pendant 3 jours. Administrer directement dans la bouche de l’animal ou diluer dans l’eau de boisson ou mélanger à l’aliment – solution injectable : 5 ml par animal, par voie sous cutanée ou intramusculaire matin, midi et soir, pendant 3 jours. Temps d’attente : viandes et abats : zéro jour. Lait : cf. rubrique « contre-indications ». Propriétés pharmacologiques : médicament homéopathique associant plusieurs souches dont les propriétés, dans l’indication proposée, sont reconnues par les matières médicales homéopathiques. Informations pharmaceutiques : Liste des excipients : solution buvable : éthanol à 15 % (V/V) – solution injectable : chlorure de sodium, eau pour préparations injectables. Précautions particulières de conservation : ne pas conserver à une température supérieure à 25°C. Nature et composition du conditionnement primaire : solution buvable : fl acon verre type III, bouchon polyéthylène – solution injectable : ampoule verre type I. Précautions particulières à prendre lors de l’élimination de médicaments non utilisés ou de déchets dérivés de l’utilisation de ces médicaments : les conditionnements vides et tout reliquat de produit doivent être éliminés suivant les pratiques en vigueur régies par la réglementation sur les déchets. Responsable de la mise sur le marché : Boiron - 20, rue de la Libération - 69110 - Sainte-Foy-lès-Lyon. Numéros et date d’autorisation de mise sur le marché : solution buvable : boîte de 1 fl acon : AMM n° 679818 6 du 19 janvier 2007. Flacon de 1 L : AMM n° 679819 2 du 19 janvier 2007. – solution injectable : boîte de 10 ampoules en verre type I de 5 ml : AMM n° 679816 3 du 19 janvier 2007. Médicaments vétérinaires non soumis à prescription. CEFOVET® Composition qualitative et quantitative Céfazoline 0.3 g. Excipient QSP 6 g. Forme pharmaceutique Suspension intramammaire. Espèces cibles Bovins. Indications d’utilisation, en spécifi ant les espèces cibles Affections à germes sensibles à la céfazoline. Chez les vaches en lactation, traitement des mammites cliniques à streptocoques majeurs (Streptococcus uberis, Streptococcus dysgalactiae, Streptococcus agalactiae), à Staphylococcus aureus et à Escherichia coli. Contre-indications Ne pas administrer à un animal ayant des antécédents d’hypersensibilité à la céfazoline ou aux autres ß-lactamines. Mise en garde particulières à chaque espèces cibles Aucunes. Précautions particulières d’emploi Précautions particulières d’emploi chez l’animal Respecter les conditions habituelles d’asepsie. Effets indésirables Non connus. Utilisation en cas de gravidité et de lactation (ou de ponte) Gravidité Les études chez les animaux de laboratoire (souris, rat, lapin) n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène ou embryotoxique de la céfazoline. L’utilisation de ce médicament pendant la période de gestation ne semble pas poser de problème particulier. Lactation Cf. rubrique ‘Temps d’attente’. Interactions médicamenteuses et autres formes d’interactions Non connues. Posologie 300 mg de céfazoline par quartier, soit le contenu d’un applicateur dans chaque quartier infecté, par voie intramammaire, deux fois à 12 heures d’intervalle. Surdosage Sans objet. Temps d’attente Viande et abats : 1 jour. Lait : 3 jours (le lait des 4 quartiers doit être éliminé quel que soit le nombre de quartiers traités). Incompatibilités Non connues. Durée de conservation 2 ans. Précautions particulières de conservation Ne pas conserver à une température supérieure à 25°C. Nature et composition du conditionnement primaire Applicateur polyéthylène basse densité. Piston polyéthylène basse densité. Embout sécable en polyéthylène basse densité. Capuchon polyéthylène basse densité. Sachet polyéthylène-aluminium-polyéthylène-papier Précautions particulières à prendre lors de l’élimination de produit non utilisé ou de déchets Les applicateurs vides et tout reliquat de produit doivent être éliminés suivant les pratiques en vigueur régies par la réglementation sur les déchets. Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché MERIAL - 29 avenue Tony Garnier - F-69007 LYON. Numéro(s) de l’autorisation de mise sur le marché Boîte de 2 applicateurs avec embout sécable et de 2 sachets de 1 serviette nettoyante A.M.M. 675 956.5 du 05/03/97. Boîte de 10 applicateurs avec embout sécable et de 10 sachets de 1 serviette nettoyante A.M.M. 676 420.1 du 05/03/97. Boîte de 20 applicateurs avec embout sécable et de 20 sachets de 1 serviette nettoyante A.M.M. 676 421.8 du 05/03/97. Classement du médicament en matière de délivrance Liste I. A ne délivrer que sur ordonnance devant être conservée pendant au moins 5 ans. SUANOVIL® 20 Composition qualitative et quantitative Spiramycine 60 millions U.I. Alcool benzylique 4.16 g. Excipient QSP 100 ml. Forme pharmaceutique Solution injectable. Indications d’utilisation Chez les bovins, ovins, caprins Traitement et prévention des pneumopathies, entéropathies, mammites, métrites, omphalites et omphalophlébites, arthrites, panaris interdigité. Chez les porcs Pneumopathies, toux de porcherie, gastro-entérites infectieuses, streptococcies, rouget, arthrites, traitement et prévention des mammites. Prévention des infections néonatales du porcelet, rhinite atrophique. Posologie Voie I.M. profonde. Bovins adultes : 30 000 U.I. par kg, soit 5 ml/100 kg de poids vif à renouveler éventuellement à 24 heures d’intervalle. Veaux, ovins, caprins, porcins : 75 000 U.I. par kg, soit 5 ml/40 kg de poids vif à renouveler éventuellement à 24 heures d’intervalle. Contre-indications Aucunes. Précautions particulières d’emploi chez l’animal Ne pas dépasser la dose prescrite chez les caprins. Effets indésirables Aucuns. Durée de conservation 2 ans. Précautions particulières de conservation Conserver à l’abri de la chaleur. Précautions particulières à prendre lors de l’élimination de produit non utilisé ou de déchets Les conditionnements vides et tout reliquat de produit doivent être éliminés suivant les pratiques en vigueur régies par la réglementation sur les déchets. Temps d’attente Viandes et abats : 21 jours. Lait : 7 jours (14 traites). Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché MERIAL -29 avenue Tony Garnier - F-69007 LYON. Présentations Etui de 1 fl acon de 50 ml A.M.M. 671 017.4 du 31/07/80. Etui de 1 fl acon de 100 ml A.M.M. 671 018.0 du 31/07/80. Etui de 1 fl acon de 250 ml A.M.M. 682 114.6 du 31/07/80. Boite de 10 fl acons de 50 ml A.M.M. 683 929.3 du 31/07/80. Classement du médicament en matière de délivrance Liste I. A ne délivrer que sur ordonnance devant être conservée pendant au moins 5 ans. SPECIORLAC® Composition qualitative et quantitative Pour une seringue. Spiramycine un million deux cent mille UI. Néomycine (sous forme de sulfate) cent mille UI. Excipient QSP 5 g. Forme pharmaceutique Pommade intramammaire. Indications d’utilisation Chez les bovins : affections mammaires à germes sensibles à la spiramycine et à la néomycine pendant la période de tarissement. Traitement des mammites subcliniques. Prévention des nouvelles infections. Posologie Un tube seringue dans chaque quartier. Voie intramammaire. Mode d’administration Pratiquer une traite complète. Nettoyer et désinfecter l’extrémité de chaque trayon. Injecter dans chaque quartier la totalité de l’applicateur SPECIORLAC. Faciliter la diffusion rapide du produit par quelques massages de la mamelle. Laisser la pommade en place jusqu’à la lactation suivante. Surdosage Aucun effet connu. Contre-indications Ne pas administrer aux vaches laitières en état de lactation. Précautions particulières d’emploi Précautions particulières d’emploi chez l’animal Ne pas faire avaler. Précautions particulières à prendre par la personne qui administre le médicament aux animaux Aucunes. Effets indésirables Aucuns connus. Durée de conservation 18 mois. Précautions particulières de conservation A l’abri de la chaleur. Précautions particulières à prendre lors de l’élimination de produit non utilisé ou de déchets Les conditionnements vides et tout reliquat de produit doivent être éliminés suivant les pratiques en vigueur régies par la réglementation sur les déchets. Temps d’attente Viande et abats : nul. Lait : nul. En cas de vêlage prématuré, ne pas livrer le lait pendant les 14 premiers jours. Utilisation en cas de gravidité et de lactation (ou de ponte) Utilisation non revendiquée. Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché MERIAL - 29 avenue Tony Garnier - F-69007 LYON. Présentations Boîte de 4 seringues de 5 g A.M.M. 686 707.1 du 02/02/90. Boîte de 10 étuis de 4 seringues de 5 g A.M.M. 699 757.2 du 02/02/90. Mallette de 12 étuis de 4 seringues de 5 g A.M.M. 671 045.8 du 02/02/90. Carton de 100 seringues de 5 g A.M.M. 671 046.4 du 02/02/90. Classement du médicament en matière de délivrance Liste I. A ne délivrer que sur ordonnance devant être conservée pendant au moins 5 ans. Direction France - 13b avenue Albert Einstein - 69100 VILLEURBANNE Téléphone 04 72 72 63 22 - Fax 04 72 72 32 10 Mentions légales STARTVAC® STARTVAC , Émulsion injectable pour bovins. Composition : Escherichia coli J5 inactivée > 50 DEL60 (dose effi cace chez le lapin pour 60 % des animaux (sérologie)) ; Souche inactivée SP 140 de Staphylococcus aureus (PC8), exprimant un Complexe antigénique associé à la production de slime (CAAS) > 50 DEL80 (dose effi cace chez le lapin pour 80 % des animaux (sérologie)) ; Excipient et adjuvant : qsp une dose de 2 mL. Indications : Vaccination à l’échelle du troupeau des vaches et génisses saines, chez les bovins laitiers présentant des problèmes récurrents de mammite, dans le but de réduire l’incidence des mammites subcliniques, ainsi que l’incidence et la sévérité des signes cliniques des mammites cliniques causées par Staphylococcus aureus, les coliformes et les staphylocoques coagulase-négatifs. Le schéma vaccinal complet induit une immunité approximativement à partir du 13e jour suivant la première injection et approximativement jusqu’au 78e jour suivant la troisième injection (équivalent à 130 jours post mise bas). Contre-indications : Aucune. Effets secondaires : Des réactions transitoires locales d’intensité légère à modérée peuvent être observées après administration d’une dose de vaccin. Il s’agira principalement d’un gonfl ement (jusqu’à 5 cm2 en moyenne) se résorbant en 1 à 2 semaines au plus. Dans certains cas, on observera une douleur au point d’injection cédant spontanément au bout d’un maximum de 4 jours. Une augmentation transitoire moyenne de la température corporelle d’environ 1°C, pouvant atteindre jusqu’à 2°C chez certaines vaches, peut être observée au cours des premières 24 heures suivant l’injection. Posologie: Usage intramusculaire. Les injections seront administrées de préférence en alternance, de chaque côté de l’encolure. Le vaccin devra atteindre une température comprise entre +15 et + 25°C avant administration. Agiter avant emploi. Administrer une dose (2 ml) par injection intramusculaire profonde dans l’encolure, en respectant le calendrier suivant : Première injection à 45 jours avant la date présumée de mise bas, Deuxième injection 35 jours après (soit 10 jours avant la date présumée de mise bas), Troisième injection 62 jours après la deuxième injection (équivalent à 52 jours post mise bas). Un programme complet de vaccination devra être répété pour chaque gestation. Temps d’attente: Zéro jour. Catégorie: Médicament vétérinaire, vaccin, délivrance sur prescription vétérinaire. Présentations: Boite de 20 fl acons monodoses : AMM N° EU/2/08/092/3 du 11/02/2009, boite de 1 fl acon de 5 doses : AMM N° EU/2/08/092/4 du 11/02/2009. Fabricant: Laboratorios Hipra, S.A, Avda. la Selva, 135, 17170- AMER (Girona) ESPAGNE. Exploitant: Hipra France SAS, 11-03 Av. Jacques Cartier, 44800 Saint Herblain. Pour une information complète, consultez la notice.

Typex magazine n°92 - Avril/Mai 2010

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