« 37 % des meilleurs taureaux sont français »

Hervé Guyomard a expliqué que parmi les priorités de l’Inra dans le domaine de la génétique figurent la relation entre génotype et environnement, et la maîtrise de la variabilité des caractères et de leur expression.
Au cours de l’assemblée générale de l’UNCEIA , Hervé Guyomard, agro-économiste, directeur scientifique de la branche « Agriculture » à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), a participé à une table ronde aux côtés, en particulier, de Philippe de Guénin, directeur régional de l’ Agriculture et de la Forêt (Draf) des Pays-de-la-Loire. Ce dernier a estimé que le rythme de la diminution du nombre de producteurs de lait, établi à 6 000 par an depuis les années 80 en France, « va sans doute s’accélérer ». Il a indiqué, évoquant l’activité génétique, que celle-ci représente moins de 50 % de la valeur facturée à l’éleveur par les centres d’insémination. « Le coût étant surtout constitué par le service, qui est appelé à se développer. » Philippe de Guénin a posé la question du devenir du contrôle laitier – « Faut-il le revoir ? » – alors que l’on assiste à la montée en puissance de la génomique. Il a, pour terminer, indiqué que si la France produit, selon lui, 37 % des meilleurs taureaux du monde, elle n’insémine pas 37 % des vaches ! « Notre part de marché ne dépasse pas 12 %. » Pour sa part, Hervé Guyomard a expliqué que parmi les priorités de l’Inra dans le domaine de la génétique figurent la relation entre génotype et environnement, et la maîtrise de la variabilité des caractères et de leur expression. « On attend aujourd‘hui beaucoup de l’agriculture », a-t-il observé. Raison pour laquelle l’Inra va, entre autres, se pencher sur l’étude de nouveaux systèmes de production agricole, sur les « services agro-systémiques », les nouveaux comportements alimentaires, les changements climatiques. «Les structures agricoles devront se positionner par rapport au développement durable. L’activité de l’exploitation agricole sera, demain, plus diversifiée. Il faudra concevoir des systèmes de production en phase avec les problématiques de l’environnement et de la santé humaine. C’est une chance que devront saisir les petites exploitations. »


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