Élevage Dréau: Caraïbe, le point de départ

Geneviève et Paul Dréau n’ont pas levé le pied et ils continuent à aller de l’avant, la préretraite, on ne connaît pas à Lothey.
Le Sia 2010 sera, sans doute, l’ultime sortie nationale pour l’élevage de l’EARL Rozabry*. Pendant 40 ans, Geneviève et Paul Dréau ont sélectionné avec passion des vaches aussi à l’aise sur les concours que dans les étables. L’heure de la retraite a sonné pour un couple d’éleveurs qui a tout connu de la sélection phénotypique à la génomique. Rencontre.
Lorsque l’on jette un coup d’oeil aux Top listes de l’association française de l’élevage Prim’Holstein, on retrouve l’EARL Rozabry. Avec un index à 86,4, l’élevage est en 19e place de la note globale et en 77e place en lait brut, avec une moyenne à 11 064 kg de lait. Côté concours, l’élevage continue à inscrire au nom des palmarès départementaux et nationaux. Sur le ring de la porte de Versailles, deux vaches de l’élevage ont défilé : Berenice (NDLR : vache détenue en copropriété avec le Gaec Cabon et le Gaec de Kerguelvez Saluden, une fille de Goldwyn sur Negundo et Aziza, une fille de Shottle sur Lucente. Berenice a d’ailleurs brillé au concours national de Saint-Brieuc en remportant le titre de meilleure mamelle espoir. Bref, Geneviève et Paul n’ont pas levé le pied et ils continuent à aller de l’avant, la préretraite, on ne connaît pas à Lothey.
40 ans de sélection
Les Dréau ont derrière eux presque 40 ans de sélection, ils ont tout connu depuis la sélection sur des critères phénotypiques « À une époque, il fallait sélectionner les Frisonnes aux pieds blancs » à l’arrivée de la génomique. « C’est la fin d’une époque où les sélectionneurs n’auront plus les mêmes libertés. Au final, il y aura moins de place pour l’humain dans les échanges commerciaux», constate Paul. « Maintenant, c’est le monde qui avance et il est évident que cette technologie présente un intérêt sur la production laitière et sur les fonctionnels », poursuit-il.
Toujours modestes et discrets, les Dréau auront réussi à produire au fil des ans des mères à taureaux capables d’obtenir des distinctions dans les concours.
L’histoire de l’élevage a commencé avec l’importation de deux animaux en provenance du Canada: Ebony et Malisa. La première décèdera d’un retournement de caillette, la deuxième sera collectée par Starbuck : «La transplantation embryonnaire était à ses débuts, la technologie n’était pas vraiment au point ». Il en sortira six produits. Avec ces deux animaux, les Dréau mettent un pied dans la sélection, la passion ne les quittera plus. La première vache marquante de l’élevage se nomme Caraïbe, une fille de Ned Boy, devenue la vitrine de l’élevage Dréau. Née en 1987, cette vache a été pointée TB 88 (ancienne table). Lors de sa meilleure lactation, elle a produit plus de 14 000 kg de lait en 305 jours à 4,24 de TP 3,04 de TB. « Caraïbe était une vache complète avec un bon niveau de production. Elle est issue d’un programme de receveuses mis en place par l’Urcéo où pour 6 receveuses engagées, on bénéficiait d’une génisse ». Caraïbe va ensuite donner de nombreux produits sur l’élevage,...
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Face à elle pour le titre de championne adulte, il y avait du lourd : Ricki et New Look et Pleymette. C’est Ricki qui avait terminé sur la plus haute marche du podium. Tenerife, sa fille, est pointée EX 90. En 2008, au départemental de Quimper, elles avaient obtenu le titre de meilleur couple mère et fille.
*L'EARL Rozabry se situe à Lothey (Finistère) sur les bords de l'Aulne à quelques encablures de Châteaulin. L'Elevage exploite 35 ha, le quota est de 274 000 litres. Côté pointage, 4 vaches ont été classifiées EX, 23 TB et 2 B+. L'Isu est de 131, l'Inel de +26, le TP de +0,2. L'index lait est à 686 et l'index cellules à -0,1.
Typex magazine n°91-février/mars 2010 par Erwan Le Duc
Retrouvez l'intégralité de l'article "Elevage Dréau: Un créateur de mères à taureaux" dans Typex magazine février-mars n°91
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