Prix de la dynamique agricole : 8 lauréats sur 162 dossiers
À l’occasion de la cérémonie du 17e prix national de la Dynamique Agricole et de la Pêche du 21 janvier 2010, la Banque Populaire récompensera huit agriculteurs ou pêcheurs. Ce prix distinguera les professionnels les plus performants et innovants de l’année 2009.
Réunissant l’ensemble des acteurs du monde agricole et de la pêche, cet évènement, à l’initiative des Banques Populaires est placé sous le haut patronage de Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, l’Agriculture et de la Pêche. Le prix national de la Dynamique Agricole et de la Pêche récompense au travers de quatre catégories le secteur agricole : création d’entreprise ; valorisation, innovation et savoir faire technique ; agriculture durable et initiative collective. Une cinquième catégorie est spécifiquement dédiée au secteur de la pêche et de la culture maritime. 162 dossiers ont été transmis par les Banques Populaires régionales. Les 8 lauréats sont élus parmi 28 candidats présélectionnés par un pré-jury national composé de représentants de la profession agricole (organisations professionnelles agricoles -OPA-, ministère, presse…). La 17e édition du prix national de la Dynamique Agricole et de la Pêche est cette année encore marquée par une grande richesse d’innovation et savoir-faire.
1 / Création d’entreprise agricole
Cette catégorie récompense les meilleurs parcours d’installation ou de création d’activité.
Claude et Samuel Ragot, producteurs laitiers dans la Sarthe
Outre les investissements permettant dès 2004 de faire fonctionner leur exploitation à Saint-Georges-le-Gaultier, Claude et Samuel Ragot ont fait le choix de diversifier leur activité en se lançant dans la fabrication de glaces en 2007. Ainsi l’an dernier, ils ont produit plus de 100 litres de glace l’été et 500 bûches glacées pour Noël. Leur objectif : séduire les restaurateurs de la région ainsi que la grande distribution.
Stéphanie Raveneau, éleveur de chevaux, dans le Calvados
Stéphanie Raveneau, ingénieur agricole de formation, dirige depuis 2005 une exploitation de 56 hectares à Bonneville-la-Louvet dédiée à l’élevage de chevaux et de bovins. Agréée depuis 2006 par les haras nationaux en tant que centre d’insémination, Stéphanie Raveneau a ouvert en août 2009 un complexe original de remise en forme et de rééducation pour chevaux. Basé sur un équipement haut de gamme, ce centre comporte un spa, un solarium, et même un marcheur aquatique unique en France.
2 / Valorisation, innovation et savoir-faire technique
Cette catégorie prime les exploitants agricoles qui apportent à leurs produits une valeur ajoutée grâce à une innovation technique améliorant les conditions de production, la performance, la traçabilité et la qualité des produits et de l’environnement.
Jérôme et Florence Coche horticulteurs dans les Alpes-Maritimes
La particularité de l‘exploitation de Jérôme et Florence Coche, située sur la commune de Tourettes-sur-Loup, est d’assurer à la fois la production et la transformation des plantes et fleurs cultivées (violette, menthe, rose et verveine) en confiserie. Leurs clients regroupent des épiceries fines ainsi que des grossistes français et européens. Environ 10 % de leur production est destinée à l’exportation.
3 / Pêche et cultures maritimes
Ce prix, décerné par le Crédit Maritime, récompense les exploitations de pêche artisanale ou de cultures maritimes les plus dynamiques, capables d’assurer la pérennité de leur activité, de présenter un projet innovant et de mettre en valeur les aspects de développement durable et techniques.
Joël Hardouin, ostréiculteur en Vendée
Electricien de formation, Joël Hardouin, a inventé en 1999 une calibreuse électronique linéaire entièrement automatisée pour l’ostréiculture. Installé à Beauvoir-sur-Mer, la renommée de Joël Hardouin s’étend sur tout le littoral français et jusqu’en Hollande. En perpétuelle recherche d’innovation, il a su s’adapter à la crise que traverse ce secteur en développant une petite calibreuse qui lui a permis de faire progresser son chiffre d’affaires de 4 % en 2009. Aujourd’hui, Joël Hardouin a pour ambition de développer ses activités d’exportations notamment vers l’Irlande.
4 / Agriculture durable
Cette catégorie valorise l’agriculture productive et rentable, tout en préservant l’environnement.
Jean-Marc Pirlot et Daniel Verdier, aquaculteurs dans l’Ariège
Jean-Marc Pirlot et Daniel Verdier sont gérants de la ferme aquacole du Plantaurel située à Montbel, en Ariège, au pied des Pyrénées. Depuis 2002, cette ferme produit des truites arc-en-ciel et du caviar biologique. La ferme est leader en France dans l’élevage de truite, et elle est la seule à produire dans l’hexagone du caviar biologique.
Jean-Marc et Fabienne Larqué, agriculteurs bios, dans les Pyrénées-Atlantiques
Jean-Marc et Fabienne Larqué dirigent une exploitation de 17 hectares en zone urbanisée à Casabonne près de Pau. Convaincus par une agriculture rentable et respectueuse de l’environnement, ils se convertissent à une agriculture raisonnée entre 2000 et 2007 puis biologique dès 2008. Jean-Marc et Fabienne Larqué cultivent une cinquantaine d’espèces destinées à la vente directe sur les marchés ou via les paniers AMAP (association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne).
Initiative collective
Cette catégorie récompense les initiatives collectives des agriculteurs qui contribuent à la création de coopératives agricoles. Ces coopératives permettent un meilleur accès au marché, à la préservation des revenus de la ferme, à l’emploi dans les régions, et à la diffusion des méthodes durables de production.
Thierry Rouffet, producteur de blé dans la Creuse
Thierry Rouffet est président du GIE des producteurs de blé du plateau d’Evaux dans la Creuse. Afin de rester compétitif, ce GIE a fait le choix de cultiver un blé de haute qualité, très apprécié des meuniers: le blé Camp Rémy. Cette variété rustique a un rendement de production moindre, elle est en revanche résistante aux maladies et réduit l’utilisation des fongicides. Le GIE a dernièrement déposé une marque de baguette, « la Limousette », qu’on trouve essentiellement pour l’instant en Corrèze.
L’association des producteurs de lentilles blondes de Saint-Flour, dans le Cantal
Un maire, un curé et un petit groupe d’agriculteurs ont décidé de remettre au goût du jour la culture la lentille blonde, produite jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale sur les terres volcaniques de Saint-Flour. En 2000, les premières graines ont été semées. C’est en 2001 qu’est fondée une association de producteurs de lentilles blondes, Cette association qui compte désormais 30 agriculteurs s’est réorganisée en 2007 avec la création d’une SARL. Aujourd’hui, la lentille blonde est présente sur les marchés locaux, en grande surface en France, ainsi qu’aux Etats-Unis… Grâce à son Label Rouge, et bientôt peut-être un IGP (Indication Géographique Protégée), la lentille blonde de Saint-Flour devrait voir son statut de produit de terroir de grande qualité être confirmé.





