Lemken : “toujours un intérêt pour les outils de culture intensive”
En 2009, Lemken France a vu son chiffre d’affaires progresser, l’entreprise profitant du développement de la couverture de son réseau terrain. En 2010, la baisse devrait être de l’ordre de 17 %. Les nouveautés lancées à Agritechnica arrivent progressivement dans le réseau et devraient permettre de limiter la casse en 2010.

En 2010, la chaîne de production de l’usine d’Alpen devrait être moins prolixe qu’en 2008 ou 2009 : l’entreprise table sur un repli du chiffre d’affaires de 16 %. Toutefois, les investissements se poursuivent avec le lancement d’une nouvelle ligne de peinture.
[Visite d’usine et démonstrations, Alpen (Allemagne)]
Après sept années de croissance ininterrompue avec une moyenne de +16 % par an, Lemken a marqué une petite inflexion en 2009. Petite, car 2009 reste tout de même la deuxième meilleure année de tous les temps et le chiffre d’affaires du groupe est de 214 millions d’euros pour 11 000 machines vendues. En 2008, il était de 257 millions d’euros. Côté export, si le marché russe a subi les contrecoups de la crise financière et d’un déficit de financement, l’activité en Biélorussie s’est bien tenue et ce pays constitue au passage le deuxième marché export derrière... la France. En 2009, le chiffre d’affaires hexagonal a progressé de 20 % ! Il est proche de 40 millions d’euros : “Il faut y voir les conséquences du développement de notre réseau. Si, historiquement, nous étions bien implantés sur le nord de la France, la Champagne ou la Marne, nous nous développons sur l’ouest de la France notamment, d’où ces bons résultats”, souligne Joël Foucher, qui est à la tête de JF-Stoll Lemken, une entité qui commercialise en France les outils Lemken, JF-Stoll (chargeurs frontaux et mélangeuses), Bredal (épandeurs d’engrais et de chaux), Bogballe (épandeurs d’engrais) ou encore Ferraboli (fenaison). En 2010, Lemken France table sur une baisse d’activité proche de 17 %. “En France, Lemken s’en sort mieux, c’est plus difficile pour le créneau de la fenaison, des presses ou encore des mélangeuses”, note Joël Foucher. La société mère mise sur un repli de son chiffre d’affaires de 16 %.
“Intérêt pour les outils de culture intensive”
“Globalement, on peut constater un bon intérêt de nos clients pour les outils de culture intensive, à savoir la charrue, les combinés associant une herse rotative et un semoir. Le principe de l’optimisation du rendement est donc apparemment encore prioritaire”, constate Franz- Georg von Busse, directeur général de Lemken. Le groupe allemand réalise 30 % de son activité grâce aux charrues, qui ont fait la renommée du groupe. Les cultivateurs représentent 30 % du chiffre d’affaires. Pour les entrepreneurs de travaux, Lemken propose toute une gamme de combinés de semis conçus pour améliorer les rendements à l’hectare avec des capacités de trémie de 4 500 litres pour réduire au maximum les arrêts de remplissage. C’est le cas notamment du Compact Solitair 9. Mais, Franz-Georg von Busse prévient : “Lemken n’est pas synonyme de prix modiques, mais de machines ambitieuses au niveau technique”.
Pour poursuivre son développement, Lemken a lancé à Agritechnica en 2009 toute une gamme de nouveautés, qui commencent à se montrer dans les concessions. C’est le cas notamment du Kristall, qui va remplacer le Smaragh et s’est positionné sur le créneau de la pulvérisation avec notamment les pulvérisateurs portés de la gamme Sirius. L’arrivée sur ce segment a d’ailleurs été marquée par une innovation technique récompensée par une médaille à Hanovre : l’attelage Quick- Connect qui permet d’être rapidement opérationnel. D’autre part, ce pulvé peut être équipé de rampe entièrement hydraulique : la rampe Variextend, elle aussi primée à Agritechnica. On reste donc dans le haut de gamme. En France, il faudra encore attendre pour observer sur les chantiers de pulvérisation le pulvé traîné : son design en forme de bloc ne correspond pas aux attentes du marché français.
Lemken, comme l’ensemble des entreprises allemandes, mise toujours beaucoup sur l’export. En Russie tout d’abord, où son centre de vente situé près de Kaluga (130 km au sud-ouest de Moscou) peut rapidement se transformer en centre d’assemblage de machines. Les pays asiatiques ne sont pas oubliés, avec l’ouverture d’un bureau de vente à Pékin et la mise en place d’un réseau de concessionnaires, ni l’Inde, avec l’ouverture d’une usine de charrues pour les tracteurs de 70 ch.
E.L.D.



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