Les moteurs John Deere misent sur l’EGR
Le 8 octobre dernier sur l’usine de Saran, John Deere a célébré ses cinquante années de présence en France. Ce site est spécialisé dans la fabrication de moteurs Diesel d’une puissance comprise entre 49 et 235 ch. L’occasion d’affirmer son choix dans la technologie EGR au détriment de la SCR pour respecter les normes Phase III B/Interim Tier 4.

Saran a une capacité de production de 100 000 moteurs par an. Les lignes de production sont prêtes pour produire des moteurs respectant les normes Phase III B/Interim Tier 4. Ces réglementations imposent une réduction d’au moins 90 % des particules (PM) et jusqu’à 50 % des oxydes d’azote (NOx) par rapport aux exigences des normes précédentes. Pour être opérationnels, ces moteurs doivent être alimentés par un carburant appauvri en soufre.
L’histoire de John Deere en France a débuté comme un poisson d’avril ! Pourquoi ? Tout simplement parce que la création de la compagnie française John Deere a été officialisée le 1er avril 1960. Deux ans plus tard, la première pierre de l’usine de Saran était posée. Si au départ celle-ci était une unité d’assemblage de tracteurs, elle est devenue au fil des ans un site de production de moteurs Diesel : en 2010, plus de 66 000 moteurs ont été fabriqués. On compte plus de 450 modèles de moteur Diesel différents. Leur puissance est comprise entre 36 et 205 kW (49 à 275 ch). Ces moteurs se destinent à des matériels John Deere, mais trouvent également de nombreuses applications extérieures au groupe (48 % du chiffre d’affaires) : applications agricoles, forestières, matériels de manutention, d’irrigation, engins de travaux publics, compresseurs d’air, groupes électrogènes, moteurs marins…
Bonne nouvelle, l’avenir proche de l’usine est assuré : “En matière d’agro-équipements, le marché français reste le premier en Europe”, souligne Samuel R. Allen, président du groupe. De plus, “les Français travaillent dur et la productivité de ce site est très élevée”, poursuit un cadre de l’entreprise. Signe plus concret pour être confiant dans la poursuite de l’aventure John Deere à Saran : au total, 54 millions d’euros ont été investis ces deux dernières années, notamment avec l’installation de 46 nouveaux équipements industriels. L’entreprise a aussi inauguré à Saran un centre de recherche et développement pour le respect des normes environnementales Phase III B/Interim Tier 4. 12 millions d’euros additionnels ont été investi dans ce centre. Saran a conçu les premiers prototypes de moteurs Phase III B/Interim Tier 4 début 2009 et a commencé la production en série dès le second semestre 2010, avant l’entrée en vigueur des normes en janvier 2011. Chez John Deere, on mise sur la technologie de re-circulation des gaz d’échappement refroidis (EGR). Pas de SCR en vue. “L’EGR a montré toute son efficacité depuis la phase III A. Depuis, nous pensons que la technologie SCR, qui implique l’utilisation d’urée, est complexe pour nos clients. La logistique est difficile à mettre en oeuvre : il faut stocker deux carburants. De plus, autre difficulté : l’urée gèle. Comment réussir à stocker le produit lorsque la température descend de 10° en dessous de 0° ? D’autre part, l’urée présente un coût qui n’est pas compensé par la baisse de consommation des moteurs”, explique Samuel R. Allen.
Par Erwan Le Duc


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Dans le cas où l'EGR se montre efficace, cette solution est la meilleure.
Par contre les anciens moteurs type 4230 ect.. peuvent-ils fonctionner au nouveau carburant sans inconvénients? Notre flote comporte 4 tracteurs 4230-1130-6600-6920.Merci de me répondre.
Cordialement