Kuhn : un semoir pour chaque itinéraire technique
Au fil des ans et des rachats d’entreprise, avec notamment Huard précurseur dans les semis directs, Kuhn s’est doté d’une large gamme de semoirs. Aujourd’hui, l’entreprise alsacienne récolte le fruit de son travail : elle propose un semoir adapté à tous les segments du marché du travail conventionnel au semi direct sur couvert végétal.
[Démonstration, Troyes (10)]
Le 29 avril dernier, le Seedliner Tour Kuhn posait ses valises à Troyes en Champagne. Ce Seedliner Tour a fait plusieurs étapes en France et à l’étranger : Espagne, Italie, Hongrie et Royaume- Uni. Il poursuivra son chemin en Europe du Nord avec des étapes en Allemagne, Hollande, Belgique ou encore en Pologne. Le 29 avril dernier, il s’agissait de l’ultime étape française pour une caravane de six semi-remorques ! Six semi-remorques pour montrer aux concessionnaires l’étendue de la gamme de semis de la société alsacienne. Au fil de son histoire, avec notamment le rachat d’Huard en 1988 (pionnier des semis simplifiés avec le SD 3000), de Nodet en 1996 (semoir en ligne et monograine) ou de Metasa en 2005 (semis direct de précision), le groupe Kuhn s’est doté d’une gamme de semoirs étendue. Celle- ci comporte 18 modèles différents, dont 10 nouveautés. La gamme Kuhn a été déclinée pour répondre aux exigences du semis sur sol travaillé en profondeur, du semis sur sol travaillé superficiellement, du semis direct sur chaume et du semis direct sur couvert végétal. Pour les entrepreneurs de travaux, la gamme des semoirs pneumatiques traînés permet des rendements de chantier intéressants grâce à des vitesses d’avancement élevées et des trémies à grosses capacités. Un effort a aussi été apporté pour concevoir des matériels polyvalents, qui permettent de donner satisfaction à une clientèle d’agriculteurs adeptes à la fois de techniques conventionnelles et de techniques simplifiées.
La technologie des différents semoirs vise à respecter la densité et effectuer une répartition homogène, faire face aux débris végétaux, respecter la profondeur de semis, établir un bon contact entre la graine et le sol, et enfin faciliter le développement racinaire : un retour aux fondamentaux donc. Le Seedliner Tour n’a pas seulement été une réunion pour évoquer la mécanique ; l’agronomie n’a pas été oubliée avec ce constat de Kuhn : “Le semis direct est la réponse au défi actuel de l’agriculture : produire à un moindre coût en respectant le sol. Cette technique consiste à implanter une culture en un seul passage avec un travail minimum du sol et réduire les charges de mécanisation”.
Kuhn et les TCS
Le groupe Kuhn a d’ailleurs édité un guide des techniques culturales simplifiées avec la participation d’Arvalis et de Frédéric Thomas, rédacteur en chef du magazine TCS. “L’optimisation de ces techniques permet de s’adapter aux nouvelles exigences en diminuant divers postes du coût de production : mécanisation et main-d’oeuvre notamment”, explique Kuhn. Pour l’entreprise, les superficies en non-labour ont été multipliées par quatre en dix ans, et 25 % des surfaces sont cultivées selon ces techniques.
“Nous ne nous substituons pas au monde agricole dans ses décisions, nous voulons juste montrer que nous sommes à même d’accompagner nos clients dans des techniques simplifiées ou des techniques conventionnelles”, souligne Sylvie Lang, responsable du marketing. “Nous avons des entrepreneurs qui plébiscitent les semoirs pneumatiques TCS Speedliner pour le débit de chantier jusqu’à 100 ha par jour”, poursuit-elle. Malgré le débit élevé, la qualité d’implantation est au rendez-vous grâce au Seedflex.




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