monosem : quatre nouveaux semoirs monograines au Sima
Monosem, PME familiale leader du semis de précision en France, propose au Sima quatre nouveaux semoirs monograines. L’objectif est d’élargir les capacités et la largeur de travail pour plus de débit de chantier. Deux nouveaux concepts importés des USA vont aussi être proposés.
Chez Monosem, on cultive précieusement la discrétion : on ne publie pas ses comptes, on n’évoque pas sa part de marché en France, on revendique du bout des lèvres d’occuper la place de leader sur les semoirs de précision. Les seuls chiffres que la PME accepte d’évoquer uniquement, c’est le nombre d’employés, 200 sur le site de Largeasse dans les Deux-Sèvres et 300 au total. Pour la campagne de 2010, et ce pour la première fois depuis 15 ans, le chiffre d’affaires a été en recul : - 20 %. « On sent un regain d’activité », souligne-t-on chez Monosem.
Il n’empêche que cette PME est présente à l’export depuis les années 80, celui-ci représente d’ailleurs 65 % des ventes, l’entreprise commercialise ses semoirs dans plus de 80 pays. Une usine d’assemblage et un bureau d’études existent aux USA à Kansas City. En début d’année, Monosem a revendu Manip : « Le semis de précision est un métier à part entière, avec des attentes spécifiques en matière de services. On préfère rester des spécialistes sur notre créneau », souligne le P.-D.G. de Monosem. Pour autant, le nombre d’inspecteurs commerciaux ne va pas évoluer. Il est vrai que certains de nos intervenants semblent s’intéresser au semis de précision, comme Amazone ou Väderstad.
Pour continuer à voir la vie en bleu, Monosem va proposer au prochain Sima quatre nouveaux semoirs. L’objectif est de gagner en débit de chantier, même si, contrairement à certains concurrents, Monosem ne communique pas sur les vitesses de travail. Autre objectif : simplifier l’utilisation et réduire le nombre de réglages.
Monobloc II : 6 ou 7 éléments semeurs
Ce nouveau semoir peut recevoir 6 ou 7 éléments semeurs NG Plus 4 (enterrage à l’américaine : deux disques plus une roue de jauge) : six rangs pour les semis de maïs avec un interrangs de 70 à 80 cm et 7 pour le tournesol avec un interrangs de 40 à 70 cm. Sur route, en fonction du châssis, simple ou double télescopique, la largeur est comprise entre 3 et 3,50 mètres. La trémie de 700 litres est modulable grâce à une rehausse de 350 litres. Le microgranulateur est entraîné par un variateur à cames. En option, on retrouve le mode coupure de rangs.
TFC version flottante : pour s’adapter à la pente

La version flottante permet de garantir la profondeur de travail, quelle que soit la pente de la parcelle.
Après avoir lancé le TFC version rigide, Monosem propose une version flottante de ce semoir 8 rangs. « La version rigide est parfaite en zone de plaine pour l’Europe du Nord par exemple, la Hollande ou l’Allemagne. Pour la France où le parcellaire est plus vallonné, on propose une version flottante qui permet de mieux suivre le terrain. L’objectif est de garantir une même profondeur de semis », souligne Xavier Couval en charge du marketing chez Monosem. Les éléments semeurs du milieu sont fixes, alors qu’aux extrémités ils sont arrimés sur une partie flottante. Sur les éléments centraux, l’engrais descend par gravité, aux extrémités il est pulsé. Ici, la trémie est de 1 500 litres. Les éléments semeurs des extrémités se replient par le haut, au final la largeur sur route est de 3 m.
Le fertiliseur est équipé d’un entraînement par variateur (FertiDrive) très rapide et facile à régler. Il dispose de deux trappes latérales de vidange rapide de la trémie. L’accès aux réglages de la densité, du fertiliseur et du microgranulateur a été facilité grâce à leur regroupement sur le côté du semoir. La boîte de vitesse latérale avec pignons interchangeables offre un plus grand choix de réglages de la densité de semis.
Ce semoir 8 rangs existe aussi en version traînée avec des éléments semeurs NX (parallélogramme et châssis surdimensionnés) qui nécessite une puissance de traction inférieure : « On a besoin d’un tracteur de 100 ch. pour cette version », note Xavier Couval. Reste que le débit de chantier est supérieur pour la version portée. Le tarif de la version portée débute à 32 000 euros, avec les options on atteint 46 000 euros. Pour le semoir porté, le prix catalogue est fixé à 48 600 euros en entrée de gamme et 61 000 euros pour une version « tout équipé ».
Semer en douze rangs avec le CRT

Deux concepts made in USA
Monosem profite du Sima pour présenter deux nouveaux concepts nés aux USA dans son bureau d’étude du Kansas. Premier d’entre eux, le Twin-Row Syn Row, pour augmenter la densité de semis. «La culture est semée sur deux lignes distantes d’une vingtaine de centimètres au lieu d’une ligne avec des interrangs de 75 ou 80 cm. Les graines sont déposées en quinconce. Pour augmenter les rendements, on augmente la densité de semis », explique Xavier Couval. Cette technique se destine à la culture en conditions optimales: sol profond avec une bonne maîtrise de l’irrigation. Le gain pourrait être de 8 à 16 % en matière de rendement. Enfin, dans un souci d’augmenter la vitesse de semis, Monosem propose le Monoshox : deux ressorts de pression sont ajoutés sur le parallélogramme qui supporte l’élément semeur NG 4+ pour qu’il reste en contact avec le sol, quels que soient les obstacles.
Erwan le Duc








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