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Interview de Bennett Cassell – De prochains caractères à évaluer ?

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Bennett Cassell est enseignant et vulgarisateur des modes de management de la vache laitière à Virginia Tech University. Il est aussi responsable d’une partie des expérimentations conduites sur le troupeau de l’université et chargé de comparer les protocoles et les résultats d’essais conduits en fermes ou dans les autres troupeaux d’universités. (Photo Virginia Tech University)

Le développement d’une vache plus efficace passe aussi par l’évaluation génétique de davantage de caractères. Les deux décennies passées l’ont montré. Si certaines pistes viennent spontanément à l’esprit, leur application n’est pas évidente et il faut probablement modérer son enthousiasme. D’abord parce que leur mesure implique des contraintes, ensuite parce qu’il faut que ce caractère ait une véritable valeur économique. C’est ce que nous apprend Bennett Cassell.Obstacles économiques, manque d’outils centralisés d’enregistrement routinier des problèmes, absence de réactivité, il est critique à l’égard des collectes d’informations conduites aux USA.

Quels sont les préalables à l’évaluation génétique de nouveaux caractères (gène associé à une performance, valeur économique d’un caractère…) ?

Les exigences pour une mise en oeuvre couronnée de succès d’évaluations génétiques utiles sont de quatre ordres. D’abord, il faut une variabilité génétique suffi sante des caractères au sein d’une population afi n que l’on puisse mettre en place une démarche de sélection. Ensuite, les modifi cations apportées aux caractères doivent avoir une valeur économique suffisante pour encourager les producteurs à mettre cette sélection en pratique. Troisièmement, l’on doit avoir connaissance des réponses corrélées à telle ou telle démarche de sélection pour pouvoir éviter ou réduire au minimum les effets défavorables et optimiser les effets positifs. Enfin, il faut que la source d’informations soit bonne et disponible, que cela concerne les performances, les phénotypes, les renseignements liés à l’ascendance. La source de données doit impliquer un grand nombre d’animaux pour que la pression de sélection puisse être intensive et alimenter les phénotypes en continu.

Guillaume Bélibaste

Découvrez la suite de cette interview dans Typex Magazine N° 90 Déc/janvier 2010

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