Au devant du Gaec derrière la Tour

Personne ne se rend pas par hasard au Gaec Derrière La Tour. Le visiteur a nécessairement été guidé par l'intérêt porté à quelques noms qui se sont fait connaître sur les podiums des expositions françaises et européennes. Et marcher aux côtés de Philippe Burteaux, un des deux associés, rappelle à la mémoire les palmarès de quatre vaches. Chacune d'elle a connu une année d'éclat dans sa carrière : 2005 pour Ultra du Tombuy, 2006 pour Barana de Bois Seigneur, 2011 pour Vénus TGV, et par extension 2013 pour Oh Carisma.

Philippe Burteaux et sa mère Marie-Thérèse. Si l'éleveur ne se cache pas de vouloir conserver une bonne part de son travail génétique sur Ultra, quelques investissements vivent intensément dans le cadre de partenariats tout aussi amicaux que régionaux. Oh Carisma en est le reflet.

Philippe Burteaux et sa mère Marie-Thérèse. Si l'éleveur ne se cache pas de vouloir conserver une bonne part de son travail génétique sur Ultra, quelques investissements vivent intensément dans le cadre de partenariats tout aussi amicaux que régionaux. Oh Carisma en est le reflet.

Un cheptel de 45 vaches dont 7 pointées EX

Il y a cinq ans, la note globale du cheptel culminait à 84 points. Le troupeau a gagné un demi point par an, pour parvenir à 86,7 points aujourd'hui. À l'examen des bilans morphologiques successifs, les primipares parviennent désormais à 85 pts. Le poste pattes progresse d'un point chaque année jusqu'à atteindre les actuels 85,4 pts. « Ce sont davantage les corrections sur les faiblesses qui font évoluer, plutôt que le fait que la progression de vaches pointées Très bonne (TB) à la note Excellente (EX) », considère l'éleveur. Pourtant, la tendance à passer le seuil EX ne paraît pas anodine. Début 2012, nous pouvions retrouver 4 vaches EX, 40 TB et 5 BP. Début 2013, elles sont désormais 7 EX dont Vénus et Ultra et 36 TB. Conserver un tel tempo ne peut que revêtir certaines exigences, même dans le cadre d'un recours à 60 à 70 % de taureaux génomiques. « J'ai plaisir à constater les résultats de taureaux confirmés tels que Sid, Fever, Lauthority, Palermo, et je continue à bâtir des vaches qui plaisent. En conséquence, les familles maternelles des taureaux restent d'abord prises en considération pour procéder au choix de l'accouplement.Je ne tiens pas compte de certains postes tels que les cellules chez une vache très propre et, de façon plus générale, je ne fais aucun cas de la facilité de vêlage. Quant aux jeunes taureaux, je leur impose une marge de sécurité, ils doivent afficher 3 à 4 points de morphologie et faire partie du haut de gamme sur quelques autres postes aussi, au même titre qu'un taureau classique. »

Cet article est un extrait de Typex Magazine

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